Subjectivité

Dans son sens ordinaire, «subjectif» sert à désigner le caractère de ce qui est personnel, opinioné, en opposition à «objectif» qui tient de la neutralité.



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Définitions :

  • subjectif - Qui a rapport au sujet. Se dit de ce qui se passe dans notre esprit, de ce qui est en nous et s'oppose à objectif; Qui relève du jugement, du ... (source : fr.wiktionary)
  • qui est le propre d'un sujet*, de sa vie personnelle avec son vécu antérieur. Chaque sujet a ainsi sa vie intérieure, faite d'affects... (source : nzdl.sadl.uleth)
  • «Etre objectif, c'est voir ou connaître les choses comme elles sont ou comme elles nous apparaissent, indépendamment, si c'est envisageable de notre subjectivité, ou en tout cas de ce que notre subjectivité peut avoir de spécifique ou de partial.... (source : cafe-philo)

Dans son sens ordinaire, «subjectif» sert à désigner le caractère de ce qui est personnel, opinioné, en opposition à «objectif» qui tient de la neutralité. La subjectivité est un concept vulgaire et une question philosophique.

Approche générale

Définition

La subjectivité est le propre du sujet.

Si le mot sonne légèrement comme «affectif», c'est bien, pour reprendre l'expression de Jocelyn Benoist, parce que la subjectivité est «ce motif omniprésent qui se manifeste partout où est la relation sociale, dans la variation illimitée de ses jeux» :

«dans la culture de l'affection et des pensées, dont l'expérience forme la teneur du retour à soi, il ne faut voir que le ressac du monde, le retour à soi étant retour du monde à soi, non pas dans la clôture de ses jeux, mais dans le passage toujours de nouveau envisageable d'un de ses jeux à un autre. La "solitude" où je "me" trouve me reconduit vers les autres, vers l'expérience d'autres formes de la relation sociale, en dehors des codes établis. Le moi se noue et se dénoue, d'un code à un autre. L'échelle de ces variations est la subjectivité.»

Parcours philosophique

«Subjectif» sert à désigner tout autant le rapport à une nature «humanisée», tant que la nature et l'artifice tendent à se confondre. Le rapport à autrui n'est plus une question de sympathie, comme chez Scheler, mais d'éthique. Benjamin, Adorno, Kracauer interrogent le rapport à la nature dans son historicité : elle n'est plus une incarnation spirituelle, mais une réalité saturée d'histoire, marquée par les transformations concrètes de la technique. Deleuze et Foucault questionnent l'affect dans ce qu'il a d'irréductiblement étranger à l'intention – dans sa folie : l'affect n'est plus relatif à des valeurs, mais renvoie à l'expérience de l'impossible.

Des subjectivités en crise

On ne peut prendre la subjectivité comme donnée, configurée par les structures universelles de la psyché, mais, au contraire, il faut supposer des génèrements différenciés de subjectivations, laissant ouverte la question de savoir quel type de rapports la (/les) subjectivité (s) et l (es) identité (s) entretiennent dans un contexte mondialisé [1].

La «subjectivité» tend ici à avoir une valence directement politique, qui intéresserait quelque chose comme une anthropologie élargie, comprenant celle, spécifique, ouverte au début du XXe siècle par des philosophes comme Weber ou Simmel, centrée sur les particularités subjectives inscrites dans la culture, l'histoire, et qui posa la question non pas de «qu'est-ce que l'homme ?», mais «qui sommes nous actuellement, qu'est-ce qu'être moderne ?», par conséquent bien au-delà de la problématique réductrice des idéologies [2].

Approche épistémologique

Bibliographie

Philosophie générale

Politique et clinique


Voir aussi

Notes

  1. Voir Félix Guattari, Philippe Zarifian ou Rada Ivekovic par exemple. Et sur Félix Guattari, l'article de François Fourquet, «La subjectivité mondiale», Le Portique, n°20, 2007.
  2. Selon Félix Guattari, par exemple, «les phénomènes de lutte sociale, tels qu'ils se dégagent de l'histoire du monde ouvrier (et par conséquent pas uniquement à travers l'analyse des théoriciens marxistes) sont des processus qui s'inscrivent dans la généalogie des repérages subjectifs. Ils forment par conséquent, d'un seul tenant, des rapports de force objectifs et des entreprises de production de subjectivité. On ne peut pas comprendre l'histoire du mouvement ouvrier si on refuse de voir qu'à certaines époques des institutions du mouvement ouvrier ont produit de nouveaux types de subjectivité et , pour forcer les choses, je dirai même des "races humaines" différentes. L'histoire nous propose aussi de véritables "guerres de subjectivité", dont on ne peut saisir la portée si on ne fait pas entrer en ligne de compte les mutations dont il est ici question» (Pratique de l'institutionnel et politique, éd. Matrice) à savoir celles relevant de l'interaction entre les équipements collectifs (y compris les média) et les esprits et les imaginaires

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