Stoïcisme

Le stoïcisme est une école philosophique de la Grèce antique, fondée par Zénon de Kition en 301 av. J. -C. C'est ensuite un courant philosophique hellénistique qui a traversé les siècles, subi des transformations, puis exercé diverses influences,...



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Stoïcisme - Courant philosophique

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Le stoïcisme est une école philosophique de la Grèce antique, fondée par Zénon de Kition (Citium en latin) en 301 av. J. -C. C'est ensuite un courant philosophique hellénistique qui a traversé les siècles, subi des transformations (surtout avec Chrysippe en Grèce ainsi qu'à Rome avec Cicéron, Sénèque, Épictète, Marc Aurèle), puis exercé diverses influences, allant de la période classique en Europe (en particulier au XVIIe siècle, chez René Descartes) jusqu'à nos jours.

Cette doctrine exhorte à la pratique d'exercices de méditation conduisant à vivre en accord avec la nature et la raison pour atteindre la sagesse et le bonheur envisagés comme ataraxie. C'est une absence de passions, qui prend la forme d'une absence de souffrance.

Cet article propose un exposé des traits généraux de la doctrine, sans compter les nuances notables d'un stoïcien à l'autre.

Avant Propos

Il ne nous reste que des fragments des premiers Stoïciens (Zénon de Kition (344 - 262), Cléanthe), et les seules œuvres complètes que nous possédons sont celles de Sénèque, Épictète et Marc-Aurèle. Cicéron nous a transmis des débats de l'époque hellénistique qui nous renseignent sur l'ancien stoïcisme. Les adversaires des stoïciens (Plutarque, Sextus Empiricus) nous ont aussi laissé des témoignages sur cette pensée. Ce que nous pouvons en savoir en logique, en physique et en éthique nous montre des esprits puissants et originaux qui ont marqué l'histoire occidentale jusqu'à actuellement.

Le stoïcisme forme l'une des principales philosophies de la période hellénistique, avec l'épicurisme et le scepticisme. Ce courant rationaliste se rattachant surtout à Héraclite (idée d'un logos universel), au cynisme (Zénon de Kition fut élève de Cratès), reprend certains aspects de la pensée d'Aristote.

Étymologie

Le nom de Stoïcisme vient du grec Stoa poikilê ou les adeptes du portique. En effet Zénon de Kition enseignait ses leçons sous un portique de l'Agora à Athènes où les Stoïciens se réunissaient et enseignaient. De là vient que le stoïcisme est aussi appelé l'école du Portique. Ce mot sert à désigner actuellement, dans l'usage courant, l'aspect moral de cette philosophie : on entend en effet par stoïcisme une attitude caractérisée par l'indifférence à la douleur et le courage face aux difficultés de l'existence.

Sagesse et philosophie

Sommaire de la section

La philosophie stoïcienne est un tout cohérent : c'est une philosophie de la totalité qui se veut consciemment systématique, ce qui fait partie des traits caractéristiques des dispositifs de pensées antiques[1]. Cette doctrine procède à des divisions du discours philosophique, divisions qui servent à l'exposé de la doctrine, ainsi qu'à son enseignement. Il apparaît par conséquent naturel de suivre ces divisions dans cet article.

Comme les autres philosophes hellénistiques, les Stoïciens considèrent que la fin de la philosophie est éthique : pour eux, il faut «vivre en accord avec la nature».

Définitions de la sagesse et de la philosophie

La sagesse (sophia) est la connaissance scientifique des choses divines et humaines[2].

Selon la distinction de Sénèque [3], cette sagesse est le bien de l'esprit humain, parvenu à sa perfection, tandis que la philosophie est l'amour de la sagesse et l'aspiration vers elle par la pratique et la théorie : «La philosophie tend à l'endroit où l'autre est parvenue». Elle est ainsi la pratique (askesis ) de l'art (techne) de l'utile qui est l'unité et le degré le plus élevé de la vertu.

La philosophie se divise en trois parties, suivant en cela la division des vertus à leur niveau générique : la vertu physique, la vertu éthique et la vertu logique.

Divisions de la philosophie

Le discours philosophique a trois parties : la physique qui est une recherche sur le monde et les objets qu'il contient ; l'éthique, qui concerne l'action ; la logique (ou dialectique), qui concerne le discours. Chacune de ces parties se divise à son tour en plusieurs parties (ces divisions seront exposées dans les sections correspondantes). Cette division générale, selon Diogène Laërce[4], fut découverte par Zénon de Kition dans son traité Du discours, et fut reprise par Chrysippe de Soles[5], Diogène de Babylone et Poseidonios[6]. Il semble que Cléanthe se soit écarté de cette division : il en donne six, la dialectique, la rhétorique, l'éthique, la politique, la physique, la théologie.

Ces parties sont nommés des espèces, des genres (ou des genres de théorèmes[7]) ou des lieux suivant les philosophes[8]. Les Stoïciens utilisent, pour décrire cette partition de la philosophie, plusieurs comparaisons qui reflètent des désaccords au sein de l'école :

L'image de l'être vivant paraît suggérer que la logique n'est pas un instrument ou une partie accessoire, uniquement censée protéger la majeure partie : physique et/ou éthique. Elle n'est pas subordonnée à l'éthique ou à la physique comme une partie l'est à son tout (comme la coquille sert le jaune, ou comme le mur sert le fruit, en les protégeant tous deux). Elle est une partie première de la philosophie[11], et non une partie de partie.

Si nous suivons Poseidonios et le témoignage d'Ammonios sur ce point, alors les trois parties sont à la fois différentes, et solidaires, indissociables. Or, les textes ne sont pas clairs sur la question de savoir de quoi ces parties sont les parties : sont-ce les parties de "la philosophie"[12], ou bien sont-ces les parties du "discours philosophique" uniquement -étant donné qu'à côté du discours philosophique, il y a la vie philosophique-[13] ? Si on s'en tient à ce que rapporte Sénèque[14], de même que le cosmos est un, la philosophie est une, et indivise en elle-même. Elle apparaît telle au sage. Mais pour le philosophe (l'apprenti-sage), qui ne peut pas encore en avoir une vue synoptique, il est bon de distinguer des parties. En ce cas, ces parties (logique, physique, éthique) seraient moins des parties de la philosophie, que des parties de l'apprentissage philosophique.

Pour certains Stoïciens, il n'y a pas d'hiérarchie entre ces genres et ils les enseignaient ensemble car ils sont mélangés ; mais d'autres débutent par la logique (Zénon de Kition, Chrysippe), par l'éthique (Diogène de Ptolémaïs) ou par la physique (Panaïtios de Rhodes (Panétius), Poseidonios d'Apamée) (Posidonius).

Les sciences, instruments du sage

Le sage cherche et connaît les causes des choses naturelles ; la science sera par conséquent pour lui un auxiliaire. Mais, comme tout auxiliaire, elle ne fait pas partie de ce dont elle est un instrument et une aide (Sénèque, Lettres, 88, 25 - 28). La science n'est par conséquent pas, pour le stoïcien, une partie de la sagesse. Que devra alors connaître le sage ? Si on suit Sénèque, il connaîtra par exemple le dispositif des corps célestes, leur pouvoir et leur nature ; mais le sage stoïcien s'occupe des principes généraux, non de l'accumulation des connaissances ou des questions de fait spécifiques. En toutes choses, la philosophie ne demande par conséquent rien à personne, mais donne les principes premiers aux autres sciences (aux mathématiques, par exemple)  : les sciences spécialisées lui sont des moyens. La philosophie construit ainsi seule toute son œuvre.

La philosophie, comme science, change aussi de l'habileté, des aptitudes que les stoïciens nomment «occupations» (epitedeumata)  : musique, belles-lettres, équitation, etc., et qu'ils caractérisent ainsi : «une méthode qui, par le moyen d'un art ou d'une partie d'un art, conduit au domaine de la vertu» (cf. Stobée, II, 67). Ces occupations ont une valeur instrumentale pour le sage, dont seul il possède l'habitus vertueux.

Unité du dispositif stoïcien

Selon le traité du destin de Cicéron, la notion de fatum (destin) est commune aux trois parties de la philosophie, en ce sens qu'elle implique à la fois la physique (le destin est le principe de l'ordre cosmique), l'éthique (accord du destin avec la responsabilité morale) et la logique (problème des énoncés portant sur les futurs contingents). Le fatalisme est par conséquent une notion principale du stoïcisme :

«Conduisez-moi, Zeus et toi Destinée, vers où vous l'avez disposé pour moi. Car je suivrai sans faillir. Mais si je devenais méchant et si je ne le voulais pas, je ne suivrais pas moins.» (Cléanthe, cité par Épictète, Manuel, fin).

L'ontologie stoïcienne

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Divisions de l'être

Le genre suprême de la métaphysique stoïcienne est nommé, selon Sénèque (Lettres, 58, 13 - 15) «quelque chose» ; mais, selon Sextus Empiricus (Contre les professeurs, VIII, 32), le genre suprême serait l'«existant». Néanmoins, malgré cette divergence, on admet le plus souvent que les Stoïciens divisent les choses généralement en existant et subsistant. (Galien, De la méthode médicale, X)

Est dit «quelque chose» tout ce qui dans la nature existe ou n'existe pas. Le quelque chose a pour contraire les «non-quelques-choses», i. e., selon les Stoïciens, les universaux. L'ensemble des existants sont des corps. Au genre des non existants appartiennent les incorporels et les choses qui sont dans l'esprit, constituées faussement par la pensée, comme les centaures et les géants, et en général tout ce qui fait impression sur la faculté directrice sans avoir de substance (Sénèque, Lettres, 58, 13 - 15). Ces incorporels sont dits «subsistant» - car, par exemple, une fiction dans l'esprit n'a de réalité que dans la pensée. Ce dernier cas semble néanmoins montrer l'existence d'une division supplémentaire du quelque chose : ce qui n'est ni corporel ni incorporel. Les corporels seuls sont dits existant.

Les «quelques choses» sont par conséquent soit des corps (existant), soit des incorporels (subsistants).

Les Stoïciens distinguent quatre espèces de corporels : le substrat, le qualifié (de façon commune ou de façon spécifique), le disposé, le disposé assez (Simplicius de Cilicie, Sur les Catégories d'Aristote, 66).

Ils distinguent quatre espèces d'incorporels : le dicible, le vide, le lieu et le temps.

Les existants sont des entités individuelles corporelles qui appartiennent à la fois aux quatre genres du corporel, mais tout «quelque chose» est une entité individuelle : être quelque chose, c'est par conséquent être une chose spécifique, corporelle ou incorporelle. Ainsi «quelque chose» est ou subsistant ou existant ; l'existant se prédique uniquement des corps, mais «quelque chose» est prédiqué aussi des incorporels.

Puisque l'existence est chez les Stoïciens corporelle, et que ce qui agit sur un corps est un corps, l'action est la propriété des corps seuls : la vertu et le savoir sont ainsi des réalités corporelles. Cette ontologie pose quelques problèmes pour expliquer l'action causale d'un incorporel sur un corps.

On retrouve quelques éléments de cette métaphysique au XIXe siècle chez Alexius Meinong et Bertrand Russell.

Les quatre genres

Substrat

Dans son sens essentiel, le substrat non qualifié est équivalent à la matière ; mais, comme dans la philosophie d'Aristote, il y a un sens dérivé, selon lequel une chose qualifiée peut avoir le statut d'un substrat ou de la matière comparé à autre chose.

Choses qualifiées

Le qualifié est une substance ayant certaines qualités : la prudence est une qualité, l'individu prudent est le qualifié.

Choses disposées d'une certaine manière

Ces choses sont disposées d'une certaine manière...

Choses disposées d'une certaine manière en relation avec quelque chose

Ce genre contient les choses qui sont caractérisées par une relation extrinsèque. Disposition d'alleurs incertaine.

Les incorporels

Le premier incorporel concerne la sémantique et la logique (voir cette section plus bas)  ; les trois autres la physique.

Le dicible (ou exprimable)

Article détaillé : lekton.

En grec, lekta. Les stoïciens distinguent les émissions vocales, la parole (lexis) et le langage (logos). Les émissions vocales sont l'ensemble des bruits constitués par la bouche ; la parole est une émission vocale articulée en phonèmes ; le langage est une émission vocale signifiante par laquelle est exprimée un état de chose. Ce sont ces états de choses qui sont dits dicibles. (Diogène Laërce, VII, 57). Ce dicible est défini :

«[... ] ce qui subsiste en conformité avec une impression rationnelle [.. ]» (Sextus Empiricus, Contre les professeurs, VIII, 70).

Il y a deux sortes de dicibles : les dicibles complets, et les dicibles incomplets (Diogène Laërce, VII, 63). Les dicibles complets sont les propositions et les syllogismes dont l'expression linguistique est achevé ; ce sont ces dicibles qui sont aux fondements de la logique stoïcienne. Les dicibles incomplets sont inachevés (par exemple : il rédige).

L'impression rationnelle est une impression dont le contenu est exprimable par le langage. Les dicibles appréhendés par la pensée suite à une impression sont uniquement saisis par ceux qui comprennent le langage au moyen duquel ils sont exprimés, tandis que n'importe qui peut entendre l'émission vocale, même sans saisir ce qui y est exprimé. Il y a par conséquent une différence d'être entre le signifié et le signifiant. Ce signifié qui est dévoilé dans le langage par la pensée est par conséquent incorporel, tandis que l'émission vocale et ce qui porte le nom sont corporels. Étant donné que le dicible est un état de chose pensé, il définit la sphère du vrai et faux : l'état de chose signifié et dicible est vrai ou faux.

Sénèque donne l'exemple suivant (Lettres, 117, 13)  : la vision sensible me révèle que Caton est en train de marcher ; par des mouvements de la pensée, je peux énoncer que Caton est en train de marcher. Ainsi, tandis que la vision sensible me révèle quelque chose de corporel, mon esprit donne son assentiment à une proposition (en latin Effatum, traduction du grec axiôma). Sénèque souligne alors la différence principale qui existe entre nommer ce corps et parler à son sujet.

Le vide

Le vide, selon les Stoïciens, est ce qui peut être occupé par un existant mais n'est pas occupé (Sextus Empiricus, Contre les professeurs, X, 3 - 4). Selon Chrysippe (Stobée, I, 161, 8 - 26), le vide est illimité. En effet, le rien n'est pas une limite, et il n'a pas de limite ; il est par conséquent un subsistant (i. e. un incorporel) illimité, qui reçoit une limite uniquement s'il vient à être occupé.

Le lieu

Bien que le monde en lui-même soit dans un vide infini, il est sans vide et forme un "tout continu" caractérisé par la "conspiration et la syntonie des choses célestes avec les choses terrestres" (Diogène Laërce, VII, 140). Dans ces limites, le lieu est un incorporel, sans être un vide, se définissant comme un intervalle toujours occupé par un corps ou par un autre, un lieu est un théâtre toujours rempli où des corps se succèdent ou se compénètrent (cf. Jean BRUN, le Stoïcisme, 3e édition, 1963, p. 58). Ce que nous appelons actuellement "espace" se définit par conséquent chez les Stoïciens, non en lui-même, mais à partir des corps qui l'occupent, en réalité le révèlent par leur seule présence, comme ce qui les tient et les change à la fois. L'espace stoïcien se dit assez comparé aux corps qui le forment, tant en ce qu'ils sont en eux-mêmes que dans la distance qu'ils génèrent dans leur proximité.

Le temps

Pour les stoïciens (Simplicius de Cilicie, Sur les Catégories d'Aristote, 350, 15 - 16), le temps est une dimension ou un intervalle (en grec diastèma) soit du mouvement (selon Zénon), soit du mouvement du monde (selon Chrysippe). Le temps est «cette dimension du mouvement selon laquelle on parle de la mesure de la vitesse et de la lenteur.» (définition de Chrysippe, in Stobée, I, 106).

Toutes les choses se meuvent et sont dans le temps qui est illimité dans les deux directions du passé et du futur. Mais le temps a deux sens : en un sens large, seul le présent est là, existe réellement pour ainsi dire, quoiqu'il soit incorporel. Le passé et le futur sont alors des êtres subsistants, car ils ne sont pas là, ils ne sont pas présents. En un sens strict, aucun temps n'est totalement présent, car tout temps est sécable à l'infini.

Tableau récapitulatif

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Quelque chose (en grec ti)
Corps Incorporels
Substrat Qualifié Disposé Disposé assez Dicible Vide Lieu Temps

La logique

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Certains stoïciens (Diogène Laërce, VII, 41) divisent la logique en deux parties : la dialectique et la rhétorique ; d'autres y ajoutent ce qui concerne les définitions et les critères.

La rhétorique

La rhétorique est la science du bien parler dans les discours. Elle se divise en trois parties : parlementaire, judiciaire et panégyrique, ou en invention, énonciation, plan et mise en scène. Ils divisent le discours rhétorique en préambule, narration, réplique aux adversaires, épilogue.

La dialectique

Diogène Laërce (VII, 41 - 44) donne deux définitions stoïciennes de la dialectique :

Elle se divise en deux lieux : les signifiés et les émissions vocales ; le lieu des signifiés se divise à son tour en impressions et dicibles dérivées des impressions (cette partie est exposée à partir de la section suivante). Le lieu des émissions vocales concerne l'articulation selon les lettres, distingue les parties du discours, traite des solécismes, des barbarismes, etc.

Les dicibles

La notion de dicible est le fondement de la logique stoïcienne ; c'est un incorporel et , comme tel, il a été traité dans la section Le dicible de cet article.

Les propositions

Chrysippe, dans ses Définitions dialectiques (cité par Diogène Laërce, VII, 65), définit la proposition comme «ce qui est vrai ou faux, ou un état de choses complet qui, pour tout autant qu'il est lui-même concerné, peut être asserté.»

Ainsi, pour que quelque chose soit vrai ou faux, il doit être un dicible, un dicible complet, un dicible complet qui est une proposition. (Sextus Empiricus, Contre les professeurs, VIII, 74). Une proposition est ou vrai ou fausse ; une proposition qui n'est pas vraie est par conséquent fausse (Cicéron, Du destin, 38). La contradictoire d'une proposition est une proposition qui l'excède d'une négation : «Il fait jour» «Non Il fait jour» (formalisable en : p ∼p).

Une proposition vraie est ce qui est , et une proposition fausse est ce qui n'est pas (Sextus Empiricus, Contre les professeurs, VIII, 84)  :

«Quelqu'un dit «il fait jour» semble proposer qu'il fait jour. Par conséquent, s'il fait jour, la proposition avancée se révèle vraie, et sinon, elle se révèle fausse.» (Diogène Laërce, VII, 65).

La distinction la plus générale entre les propositions est celle qui sépare propositions simples et propositions non simples (Sextus Empiricus, Contre les professeurs, VIII, 93 - 98).

Les propositions simples

«Sont simples les propositions qui ne sont pas composées à partir d'une proposition unique énoncée deux fois ; par exemple, «il fait jour», «il fait nuit», «Socrate parle» [... ]» (Sextus Empiricus, Contre les professeurs, VIII, 93 - 98).

Les Stoïciens distinguent trois types de propositions simples : les définies, les indéfinies, les intermédiaires.

Les Stoïciens discernent des rapports de dépendance quant à la vérité entre ces types de propositions : par exemple, si une proposition définie est vraie, la proposition indéfinie qui peut en être dérivée est aussi vraie. Exemple : «Ce dernier marche» est vraie ; par conséquent «quelqu'un marche» est vraie.

Diogène Laërce donne les distinctions suivantes (VII, 69)  : les propositions simples peuvent être négatives, négatives assertoriquement, privatives, assertorique, démonstratives et indéfinies.

Les propositions non simples

TYPOLOGIE DES PROPOSITIONS NON-SIMPLES[15]
TYPE Connecteur logique Equivalent en logique contemporaine Exemple
Proposition conditionnelle SI p \rightarrow q "S'il fait jour, il fait clair"
Proposition subconditionnelle PUISQUE (p \rightarrow q) \wedge p "Puisqu'il fait jour, il fait clair"
Proposition conjonctive ET p \wedge q "Il fait jour et il fait clair"
Proposition disjonctive [16] OU (exclusif) (p \vee q) \wedge(p \wedge q) "Ou il fait jour, ou il fait nuit"

Raisonnement et démonstration

Selon Diogène Laërce (VII, 76 - 81) les Stoïciens nomment argument (en grec logos) ce qui est constitué par une ou plusieurs prémisses (en grec lèmma), une prémisse additionnelle et une conclusion. Exemple :

«S'il fait jour, il fait clair ; mais il fait jour ; par conséquent il fait clair» (formalisable en : ((p \rightarrow q) \wedge p) \rightarrow q).

Parmi les arguments, certains sont valides, d'autres invalides :

L'implication

Les stoïciens confèrent un très grand rôle à l'implication (proposition conditionnelle) découverte par Diodore Cronos et son disciple Philon. En effet, pour eux, c'est la forme logique de toute définition. Pour eux, affirmer :

"L'homme est un animal rationnel mortel"

... c'est affirmer :

"Si quelque chose est un homme, alors cette chose est rationnelle et mortelle"

En d'autres termes, toute définition est une implication, c'est-à-dire une proposition conditionnelle. (cf. Sextus Empiricus, Contre les Professeurs, XI, 8-11)

La théorie de la connaissance

Les impressions

La vérité et la certitude sont dans les perceptions les plus communes qu'il s'agit de systématiser. Ainsi la connaissance part-elle de la représentation, ou image (phantasia), impression d'un objet réel dans l'âme (comme le cachet dans la cire pour Zénon). C'est là un premier jugement sur les choses auquel peut être ou non donné volontairement un assentiment par l'âme : si celle-ci est dans le vrai, elle a alors une compréhension, ou vision (katalepsis ) de l'objet qui est immédiate : une certitude des choses comme telles.

La sensation est par conséquent différente de l'image dans la mesure où elle est un acte de l'esprit. Pour que la vision soit vraie, l'image doit être fidèle. L'image fidèle, comme critère de la vérité, est nommée représentation compréhensive. Elle est passive, mais capable de produire l'assentiment vrai et la perception.

Les critères de la vérité

La science sera alors la vision solide et stable, inébranlable par la raison : solidité due à l'appui des certitudes entre elles, à leurs accords rationnels. Ainsi la vision sûre et totale est la science systématique et rationnelle, dispositif de perceptions rassemblées par l'expérience visant à une fin spécifique utile à la vie. En dehors de ces réalités sensibles, il n'y a pas d'autres connaissances.

Pourtant, à côté des choses sensibles, il y a ce qu'on peut en dire. Ainsi la dialectique porte-t-elle sur les énoncés qui sont vrais ou faux, relatifs aux choses. Ces énoncés se disent sous la forme d'un sujet et d'un attribut exprimé par un verbe : Socrate se promène. C'est un jugement simple qui exprime un rapport entre des faits, ce dernier s'exprimant par un jugement complexe : s'il fait clair, il fait jour. Il s'agit par conséquent d'une liaison de fait entre un antécédent et un conséquent.

Les critiques

La physique

Les principes de la physique stoïcienne

Selon Diogène Laërce (VII, 132), les Stoïciens divisent la physique généralement en trois domaines : le monde, les éléments, la recherche des causes. Mais l'étude de la nature est aussi divisée selon des lieux spécifiques : les corps ; les principes ; les éléments ; les dieux ; enfin les limites, le lieu et le vide.

Le monde et la nature

Le monde est complètement dominé par la raison et a en conséquence à chaque instant la plénitude de sa perfection. Par là on voit que l'activité de la raison est corporelle : seul existe ce qui a la capacité d'agir ou de pâtir (i. e. les corps). Or, la raison agit, par conséquent elle est un corps. Ce qui subit la domination de la raison sera aussi un corps, la matière. Voilà les deux principes de la physique : l'un est la cause unique, l'autre reçoit cette causalité sans faire de résistance. Ces deux corps s'unissent par conséquent et forment le mélange total qui explique l'action d'un souffle matériel (pneuma) traversant la matière pour l'animer.

Les éléments

Le cycle cosmique et l'Éternel Retour

La totalité du monde a un cycle : le feu, ou force active (Zeus), absorbe et réduit en lui-même l'ensemble des choses. Tout redébute ensuite comme une copie conforme, après la fin du monde dans une conflagration (apocatastase ou palingénésie) où toutes choses sont rentrées dans la substance divine. Cette conflagration est une purification du monde : l'Âme du monde absorbe toute la matière en restituant un état parfait par un changement conforme à la nature.

Du feu primitif, naissent les quatre éléments et le monde naît sous l'action d'un souffle divin. Par la suite, par la fragmentation du souffle, naissent les êtres individuels qui forment le dispositif du monde. C'est ce souffle qui fait l'unité du monde, en le parcourant et en désormais ses parties. Ce souffle est une force, une pensée et une raison qui contient tout et fait que sous l'effet de sa tension l'être existe. Ce souffle crée une sympathie entre l'ensemble des parties du monde. Quant à la Terre, elle est au centre, pressée de tout côté par l'air.

Tout redébute précisément pareil et sans fin. C'est l'Éternel Retour. [1] :"Les stoïciens prétendent que quand après une certaine période de temps les planètes reviennent toutes précisément soit en longueur soit en hauteur au même point du ciel où elles étaient au commencement du monde, il en résulte l'embrasement et la destruction de l'univers, et qu'en suite tout redébute de nouveau. Or, comme le cours des astres est précisément le même qu'jusque là, l'ensemble des choses qui ont eu lieu dans la période précédente se passent toujours de la même manière. Ainsi, on il y aura de nouveau un Socrate, un Platon, et chacun des hommes avec les mêmes amis et les mêmes concitoyens et ils conseilleront les mêmes choses, s'entretiendront avec les mêmes personnes et traiteront les mêmes questions. Et la Cité tout entière et le bourg et la campagne se renouvelleront pareillement... Il n'y aura rien d'étranger comparé à ce qui s'était produit jusque là, mais toutes choses seront précisément pareilles, même jusqu'aux détails les plus infimes... Et cette restauration ne se produira pas une fois, mais plusieurs fois ; ou plutôt toutes choses seront restaurées éternellement"[17].

La causalité et le destin

Article détaillé : Destin chez les stoïciens.

Tout ce qui arrive est conforme à la nature universelle, puisque tout agit suivant une cause totale, qui lie l'ensemble des causes entre elles.


La théologie divise stoïciens et épicuriens. Le (s) Dieu (x) existe (nt) chez les Epicuriens : ils sont matériels et confinés dans des arrières mondes alors que le Stoïcisme est un panthéisme : l'ordre de la nature (i. e celui d'une suite de causalités, un ordre de l'obligation) est identifié à l'action de ce que Marc Aurèle nomme Dieu, substance immanente au monde (Dieu est un corps).

C'est le fatum, le destin. Cela s'exprime par la métaphore du Chien et du Chariot. Un chien qui tire un chariot est libre d'épouser la trajectoire du chariot ou bien de s'y opposer vainement. Il n'y a pas ici fatalisme mais liberté d'acquiescement ou non à l'ordre du monde. Le choix des représentations associées aux évènements dépend de nous, malgré le fait que l'ordre dans lequel ils se déroulent est le fait de Dieu, de la volonté de la nature.

Ce qui dépend de nous, c'est l'atteinte de l'ataraxie, de l'absence de troubles et passions, une tranquillité de l'âme, une paix intérieure, que les stoiciens assimilent au bonheur véritable, résidant dans l'idéale maîtrise de nos représentations (i. e conformes à l'ordre naturel et divin) que le sage stoïcien prend au moyen de sa vertu première : la tempérance.

Ainsi la théologie et l'éthique stoïciennes nomment l'Homme à une prise de distance, ainsi qu'à une certaine lucidité qui a quelquefois donné lieu à des mésinterprétations, certains arguant que l'éthique stoïcienne conduirait à une certaine inactivité comme l'a fait Hegel dans sa Phénoménologie de l'Esprit : ce dernier associe les stoïciens au concept de la belle-âme (le stoïcien est pour Hegel une conscience capable de nier la représentation sans pour tout autant l'extérioriser, et par conséquent isolée dans le solipsisme).

Pourtant Sénèque, dans De La Constance du Sage, met en garde contre ceux qui échappent au reproche d'inconstance (i. e d'intempérance) par leur inactivité : si nous rompons avec tout lien social, alors notre conduite aura pour résultat un désœuvrement absolu qui s'ensuivra d'actions irréfléchies identiques à l'agitation stérile d'un enfant ; le renoncement est un signe de faiblesse et de lâcheté, c'est une fuite de soi-même.

L'éthique

Sommaire de la section

L'éthique stoïcienne est en accord avec cette physique.

Nous connaissons plusieurs divisions de l'éthique stoïcienne :

«[Ils] divisent la partie éthique de la philosophie en plusieurs lieux : de l'impulsion, des biens et des maux, des passions, de la vertu, de la fin, de la valeur première et des actions, des fonctions propres, de ce qu'il faut conseiller et ce qu'il faut déconseiller.» (Diogène Laërce, VII, 84).

Diogène indique que cette division n'appartient pas au stoïcisme le plus ancien (Zénon de Kition et Cléanthe qui en ont traité, selon lui, de manière plus simple), mais à Chrysippe, Apollodore, Posidonios, etc. Sénèque (Lettres, 89, 14) nous apprend une tripartition de l'éthique stoïcienne :

«[... ] vient en premier la valeur que tu attribues à chaque chose, en second l'impulsion, ordonnée et mesurée, que tu as vers les choses, en troisième la réalisation d'une convenance entre ton impulsion et ton acte, de façon qu'en toutes ces occasions tu sois en accord avec toi-même.»

Épictète indique trois sujets de l'éthique (Entretiens, III, 2), mais qui se rapportent aux exercices qu'on doit suivre pour devenir homme de bien :

Les fonctions propres

Article détaillé : Kathekon.

L'expression fonction propre traduit le grec kathèkon, qui veut dire «convenable», «devoir» (officium en latin). Ce mot a été utilisé pour la première fois en ce sens par Zénon, probablement dans un ouvrage appelé De la fonction propre (Diogène Laërce, VII 107). Selon Diogène, ce terme est dérivé de kata tinas hêkein, «convenir à certains» ; il définit la fonction propre comme une activité qui est appropriée aux constitutions conformes à la nature (Ibid. ). Cette notion est le fondement de l'éthique stoïcienne ; en effet :

«Archédème disait que la fin consiste à vivre en amenant les fonctions propres à leur perfection.» (Diogène Laërce, VII, 88).

Stobée (II, 85, 13 - 86) donne cette définition de la fonction propre :

«La conséquentialité dans la vie, quelque chose qui, une fois qu'il a été accompli, a une justification raisonnable.»

Les fonctions propres s'appliquent aux plantes, aux animaux comme aux hommes. Les Stoïciens distinguent deux types de fonctions propres, celles qui sont idéales, et celles qui sont intermédiaires.

Cicéron, dans Des termes extrêmes des biens et des maux (III), nous livre une analyse détaillée de cette notion par la bouche de Caton. Nous aimons les premiers objets qui sont appropriés par nature ; ainsi préférons-nous que les parties de notre corps soient bien disposées et entières plutôt qu'affaiblies et déformées. Nous savons par conséquent de manière spontanée distinguer ce qui est conforme à la nature de ce qui lui est contraire : le premier penchant de l'homme le porte vers les choses qui sont conformes à la nature. De là, cette distinction : ce qui a de la valeur est en accord avec la nature et , pour cette raison, est digne d'être choisi. Le contraire est dépourvu de valeur et doit être rejeté.

La première des fonctions propres est de nous conserver nous-mêmes. Ainsi notre corps se développe-t-il en appropriant ses propres facultés.

Le bien

Les premiers biens sont la santé, le bien-être et tout ce qui peut nous être utile . Mais ce ne sont pas des biens au sens absolu; au contraire, ce sont des adiaphora, ou biens moralement neutres. Le bien absolu se suffit à lui-même, il est le suprêmement utile. Il est découvert rationnellement par notre assentiment spontané à nos inclinations. Et c'est en considérant la nature universelle, en saisissant la volonté de la nature totale à se conserver qu'on comprend le bien comme raison universelle.

La vertu

Pour les Stoïciens, vertu et bien sont semblables. La vertu est désirable pour elle-même et est idéale : elle est par conséquent atteinte d'un coup, d'une manière complète, i. e. avec toutes ses parties. Ses parties sont , selon Zénon de Kition, des aspects d'une vertu principale, la prudence. Qui a une vertu, les a toutes.

Les passions

Mais les inclinations naturelles se pervertissent, sous l'influence du milieu social, et troublent l'âme : ce sont les passions. Pourtant, si l'âme est rationnelle, toute inclination n'est envisageable que si elle reçoit l'assentiment de la raison. Comment expliquer les passions ? La passion est une raison irrationnelle, un jugement qui nous dépossède de notre maîtrise : l'habitude et l'éducation nous persuadent par exemple que toute douleur est un mal. Mais ressentir la douleur physique et en éprouver de la peine (mal moral) sont deux choses différentes. Ainsi le stoïcisme montre que les passions sont de mauvaises raisons de croire. L'opposition radicale entre raison et passions qu'on lui attribue n'est par conséquent pas exacte : si les passions sont mauvaises, ce n'est pas comme elles sont différentes par nature de la raison, mais parce qu'elles sont plutôt des raisons égarées ; à l'inverse, la raison peut-être vue comme une passion droite.

Finalité de l'éthique

Article détaillé : kathekon.

La morale stoïcienne peut par conséquent se résumer ainsi :

Le sage

Article détaillé : sage.

À partir de là, les Stoïciens définissent un modèle parfait de conduite, incarné par le sage :

Il n'y a pas de nuance entre la perfection du sage et le caractère insensé de la vie de l'ensemble des hommes. On peut par conséquent dire que le stoïcisme recherche une transformation de l'homme dans sa totalité : un homme purement rationnel, non pas parce que ses passions seraient éteintes, mais parce qu'elles seraient elles-mêmes raison.

La politique

Dans la section sur les divisions de la philosophie, nous avons vu que Cléanthe faisait de la politique une division à part entière de la philosophie. Nous savons aussi que Zénon de Kition écrivit un ouvrage sur la République spécifiquement célèbre et admiré dans l'Antiquité. Plutarque nous en donne une idée par la description du but visé dans cet ouvrage perdu :

«La République, ouvrage particulièrement admiré de Zénon, tend à ce point principal unique, que nous ne devrions pas vivre répartis en cités ni en peuples, chacun défini par ses propres critères de la justice, mais que nous devrions considérer l'ensemble des hommes comme des compatriotes et des concitoyens, et qu'il y ait un mode de vie et un monde uniques, comme pour un troupeau nourri ensemble dans le même pâturage sous une loi commune. Zénon a rédigé cela comme s'il avait brossé le tableau d'un songe ou d'une image représentant une bonne législation et une république philosophiques.» (De la fortune d'Alexandre, 329 A - B).

Influence du stoïcisme

L'influence du stoïcisme sur les cultures grecque et romaine est énorme, rares furent les penseurs antiques à ne pas critiquer cette doctrine.

Cette influence continua même après la conversion de l'Occident au christianisme, certains monastères ayant ainsi érigé le manuel d'Épictète, quelque peu modifié, en règles intérieures.

Le stoïcisme se perpétua aussi à travers des philosophes français tels Descartes, qui déclara que «il vaut mieux changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde»[18] ; dans une optique chrétienne : Pascal et plus proche de nous, Émile Bréhier, dont la vie et les études sont fortement teintés de stoïcisme.

Principales périodes du stoïcisme

On peut distinguer dans le stoïcisme diverses écoles ou périodes

Notes et références

  1. Pré-socratiques physiciens, platoniciens, aristotéliciens, épicuriens, stoïciens, mais également les explications mythologiques du monde : tous ont un point de vue holiste, tentant de rendre compte de la totalité de ce qui est , à l'endroit où nous avons tendance actuellement à spécialiser les disciplines
  2. Selon une définition des stoïciens apportée par Ætius, I, Préface 2
  3. Sénèque, Lettres, 89, 4 - 5
  4. Diogène Laërce, Vie, doctrines et sentences des philosophes illustres, VII, 39
  5. Chrysippe de Soles, Du discours, I et Physique, I ; ces deux livres sont perdus
  6. cf. Sextus Empiricus, Contre les professeurs, VII, 19
  7. cf. Chrysippe, in Plutarque, Des contradictions des Stoïciens, 1035 a
  8. Diogène Laërce, ibid., VII, 39 - 41
  9. Sextus Empiricus, ibid., VII, 19
  10. Sénèque, Lettres à Lucilius, 89
  11. Ammonius, Sur les Analytiques premiers d'Aristote, 8 et 9
  12. Sextus Empiricus, ibid., VII, 19
  13. Diogène Laërce, ibid., VII, 39 - 41
  14. Sénèque, ibid., lettre 89
  15. Diogène Laërce, Vies et opinions des philosophes, VII, 71-74
  16. La disjonction est exclusive : ou bien, ou bien.
  17. Némésios d'Émèse, De la nature humaine, 38
  18. in Discours de la méthode, troisième maxime provisoire
  19. Cicéron, Tusculanes, V, 113.
  20. Freyburger-Galland, Freyburger, Tautil, Sectes religieuses en Grèce ainsi qu'à Rome, Les Belles Lettres, 1986, p. 211. Jérôme Carcopino, La basilique pythagoricienne... , p. 190.
  21. J. Whittaker, in Alcinoos, Enseignement des doctrines de Platon, Les Belles Lettres, 1990, p. X-XI.
  22. M. Spanneut, Le stoïcisme des Pères de l'Église, Paris, 2° éd. 1969.
  23. Julien-Eymard d'Angers, Recherches sur le stoïcisme aux XVIe et XVIIe s. , Olms, 1976. L. Zanta, La renaissance du stoïcisme au XVIe s. , Paris, 1914.

Bibliographie

Éditions

Sources

Études

Annexes

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