Phonologie

La phonologie, ou phonématique, est une branche de la linguistique qui étudie l'organisation des sons d'une langue pour former un énoncé.



Catégories :

Phonologie - Structuralisme - Courant philosophique

Recherche sur Google Images :


Source image : authorstream.com
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Définitions :

  • consiste en l'étude de l'organisation et de la structuration des sons d'une langue en termes de processus suivant certaines règles... (source : dysphasie)
  • (fo-no-lo-jie), sf Terme de grammaire. Science de la phonétique, ou partie de la grammaire comparée qui traite des sons, des lettres et de leur... (source : golfes-dombre.nuxit)
  • Etude des sons d'une langue tels qu'ils sont classés et perçus ; étude de la représentation mentale des sons une fois la variation éliminée. (source : tel.archives-ouvertes)
LinguistiqueDialog ballons icon.svg
Disciplines :
Théories :

La phonologie, ou phonématique, est une branche de la linguistique qui étudie l'organisation des sons d'une langue pour former un énoncé. Il ne faut pas confondre phonologie et phonétique qui, elle , s'intéresse aux sons eux-mêmes, indépendamment de leur fonctionnement les uns avec les autres. La phonétique s'intéresse aux sons comme unités physiologiques, la phonologie aux sons comme parties d'une structure.

Exposé de la méthode phonologique

Distinguer le son du phonème

Article détaillé : Commutation (linguistique) .

Un francophone peut prononcer le mot «rat» avec un /r/ roulé, grasseyé ou normal (dit «parisien»)  ; la phonologie n'y verra cependant qu'un seul phonème /r/ car il n'est pas envisageable, en français, d'opposer trois mots qui débuteraient chacun par une de ces sortes de /r/ et seraient suivi de /a/ : cette distinction n'intéresse que la phonétique. En sorte, [ra] (avec /r/ roulé), [ʀa] (avec /r/ grasseyé comme les prononçait Édith Piaf) et [ʁa] (avec un /r/ normal), se diminuent tous trois suite à phonèmes /ra/ et ces suites de phonèmes désignent tous le même mot. On dira tandis que les sons [r], [ʀ] et [ʁ] sont des variantes libres du phonème /r/, c'est-à-dire diverses possibilités de réalisation qui ne contrastent pas en français (tandis que [r] et [ʀ] s'opposent dans la prononciation de l'arabe et forment deux phonèmes différents).

La phonologie n'ayant pas besoin de viser à une aussi grande précision que la phonétique, elle n'utilise pas tout autant de symboles que cette dernière et suit fréquemment des notations qui sont propres à l'étude de chaque langue. Ainsi, dans l'exemple précédent, si [ʀ], [ʁ] et [r] (notation phonétique) désignent des sons différents, /r/ (notation phonologique) servira à dénoter n'importe lequel des allophones tant que ceux-ci ne s'opposent pas dans la langue.

De plus, si on peut décrire phonétiquement les sons comme ils se présentent, à la suite, il faut, en phonologie, respecter la règle un signe = un phonème. A titre d'exemple, dans le mot anglais choose, ce qu'un francophone analyserait spontanément comme une succession de deux sons [t] + [ʃ] («ch»), correspond en fait à un seul son : une affriquée. Ce son, représenté par un seul symbole /t͡ʃ/, a aussi statut de phonème parce qu'il permet d'opposer des paires minimales contenant /t/ ou /ʃ/ (tat et chat). Dans la phrase anglaise, on peut idéalement trouver une succession /t/ + /ʃ/. Ici, /t͡ʃ/ s'oppose à /tʃ/ et suffit à modifier le sens de la phrase ; comparer en anglais :

/wai't͡ʃu :z/ why choose?
/wait'ʃu :z/ white shœs

Notons cependant qu'un tel exemple ne forme pas une paire minimale, car d'autres phonèmes (intonation, hauteur) les différencient.

Mais la succession de phonèmes non affriqués est quelquefois indispensable aussi en français (note : au contraire de l'anglais, le ton n'est pas noté en phonologie française et réalisé phonétiquement au gré de l'interlocuteur suivant l'intention, il en est de même pour la longueur phonétique des voyelles françaises)  :

/sɛtʃãkəʒɛm/ sept chants que j'aime, au minimum réalisé [sɛt ʃãk (ə) ʒɛm]

pour distinguer de :

/sɛt͡ʃã (ŋ) kəʒɛm/ c'est Chang que j'aime, au minimum réalisé [sɛ t͡ʃãk (ə) ʒɛm]

La première version nécessite de marquer une pause entre les deux phonèmes phonologiques /t/ et /ʃ/ pour éviter l'affrication, tandis que dans les autres cas les pauses entre mots ne sont fréquemment non marquées ni phonétiquement ni phonologiquement et l'affrication phonétique est réalisée automatiquement dans le discours courant rapide. Cette affrication qui crée un seul phonème en phonétique ne change pas la phonologie des mots. Un tel cas où la distinction phonologique est indispensable ne se produit que pour les emprunts de mots étrangers commençant par des affriquées après un mot finissant par une voyelle, et l'usage français est d'allonger la voyelle, ou de marquer la pause, ou marquer le ton en prononçant l'affriquée du mot emprunté. On note ici qu'une nasale finale /ŋ/ est fréquemment omise phonétiquement dans la prononciation rapide française avant une consonne plosive d'origine, même si elle s'est vu consacrée implicitement phonologiquement par l'auditeur.

La paire minimale

Article détaillé : Paire minimale.

Traits différentifs, traits pertinents et unités discrètes

En phonétique on nomme trait différentif un son autorise l'auditeur de distinguer deux phonèmes de prononciation proche; en phonologie, on nomme trait pertinent un trait différentif qui, dans l'organisation d'une langue spécifique, sert effectivement à distinguer deux phonèmes; enfin une unité discrète est la séquence sonore minimale qu'un auditeur-locuteur peut identifier comme phonème dans une séquence sonore.

Les corrélations

Quand le même différentif permet d'opposer une série de phonèmes, on parle de de corrélation phonologique. Et le trait différentif en question se nomme la marque de corrélation. Ex : Le trait de sonorité est une marque de corrélation, car il permet d'opposer des phonèmes sourds à des phonèmes sonores de la façon suivante :

                     /-sonorité/= /p/ , /t/, /k/, /f/ ,/s/ ,/?/
                     /+sonorité/= /b/ , /d/, /g/, /v/ ,/z/ ,/?/

La distribution

Le problème des phonèmes composés

Notation de dispositif phonologique

Par convention, une transcription phonologique se place entre barres obliques : /ra/ est la transcription phonologique du mot français rat. Chaque symbole utilisé doit ne renvoyer qu'à un seul phonème et chaque phonème ne doit être codé que par un seul symbole. Les symboles utilisés sont fréquemment ceux de l'API mais on trouve de nombreuses méthodes de transcription, selon les langues, les auteurs, les époques.

En français il existe ainsi la notation Alfonic initiée par André Martinet. La norme Ortograf initiée par Mario Périard est apparue plus il y a peu de temps. Ces notations sont beaucoup inspirées des archigraphèmes tels que révélés par Nina Catach.

Voir la

Liste de termes propres à la phonologie

pathologies du dispositif phonologique

Les troubles phonologiques sont des troubles qui atteignent la constitution du dispositif phonologique, et donc la construction du dispositif phonologique des mots. Il s'agit de troubles centraux, qui touchent l'intégrité des représentations d'un niveau linguistique dans le dispositif cognitif.

Bibliographie

Recherche sur Amazone (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Phonologie.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 09/03/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu