Nominalisme

Le nominalisme est une doctrine de pensée qui a vu le jour au sein de la scolastique médiévale. Son fondateur est Roscelin.



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Définitions :

  • Doctrine qui s'est développée au Moyen Âge, selon laquelle les idées n'ont aucune réalité objective et n'ont d'existence que... (source : fr.wiktionary)
Courants du Moyen Âge
Hermétisme
Alchimie
Péripatétisme
Augustinisme
Avicennisme
École de Chartres
Thomisme
Averroïsme
Scotisme
Nominalisme
Béguines
Mystique rhénane
Devotio moderna
École de Salamanque


Le nominalisme est une doctrine de pensée qui a vu le jour au sein de la scolastique médiévale. Son fondateur est Roscelin. On utilise aussi le mot «terminisme» pour désigner le nominalisme de Guillaume d'Ockham.

La nature des universaux

Le problème qui lui donne naissance est celui de la nature des universaux dans les syllogismes d'Aristote (par exemple, dans : tous les hommes sont mortels, quelle est la nature de homme ?). Pierre Abélard tente une synthèse qui donne une importance essentielle au sujet comparé à l'objet. Les nominalistes rejettent la conception idéaliste platonicienne (nommée aussi réalisme dans la thèse : universalia sunt realia ante rem) selon laquelle ils ont une existence immanente a priori, et lui oppose que ces universaux sont définis principalement par leurs noms («nomina»). C'est à dire, les nominalistes n'accordent aucune universalité aux concepts mentaux en dehors de l'esprit qui les observe.

En ce sens, les dispositifs philosophiques d'Épicure, de Guillaume d'Occam, de George Berkeley, de David Hume, de John Stuart Mill peuvent être qualifiés de nominalistes du fait qu'ils n'attribuent pas d'universalité à des catégories transcendantes, mais simplement à ce qui est construit par l'observateur, comme le fait aussi l'analyse linguistique contemporaine. Pour eux, le spécifique existe, et le général n'est qu'invention humaine établie pour notre commodité de réflexion.

Paul Valéry fera remarquer énormément plus tard, dans le même esprit, que la nature ne connaît pas l'expression et cætera, et que celle-ci est propre à l'esprit humain, qui répugne à la répétition. La classification automatique et le data mining enseigneront dans les années 1990 aux machines à construire l'équivalent de leurs propres universaux.

Le tenant principal du «réalisme» contre le nominalisme est Guillaume de Champeaux.

Bertrand Russell observe qu'aujourd'hui nous permuterions volontiers ces deux appellations, puisque les «réalistes» s'avèrent manier in fine en particulier des mots, alors que les «nominalistes» ne veulent les utiliser qu'en se référant au réel.

Le nominalisme trouve aussi de nombreux relais dans la philosophie analytique contemporaine. Nelson Goodman s'est ainsi efforcé d'élaborer un langage nominaliste ne recourant qu'à des entités individuelles.

Formes du nominalisme

Dans sa forme maximaliste, quasiment équivalente au solipsisme, le nominalisme pose que n'existe rien que ce qu'un individu sert à désigner (pense). La totalité des pensées d'un individu forme un tout cohérent, qu'il lui est impossible de réellement tester.

Dans une forme plus modérée, il reconnaît une existence indépendante à au moins certains objets, mais considère que cette existence est dépourvue d'effet pratique tant que le sujet n'arrive pas à en intégrer consciemment la pensée. Ainsi et par exemple n'existent pour l'homme que les animaux qu'il a appelés lors de la création, et tant que le concept et le mot de microbe lui étaient étrangers, il restait confronté à bien des mystères, mystères cependant résolus non par le fait d'avoir appelé ces "mystères" en "microbes" mais bien après avoir démontré l'imputabilité d'un phénomène à une catégorie tangible du vivant, qui a pu être appelée.

Le nominalisme scientifique s'interroge sur la valeur des connaissances scientifiques : s'agit-il de vérités (découvertes) ou de conventions arbitraires (construites). Ce qui donnerait à la connaissance scientifique la même valeur que le langage (voir Le cru et le cuit).

Représentants de l'école nominaliste

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