Neidan

Neidan ??, cinabre interne ou alchimie interne, sert à désigner une forme de méditation ascétique pratiquée par les taoïstes, surtout l'école Quanzhen, pouvant être introduite par des exercices de type respiratoire et qigong.



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  • Les écrits attribués à Zhang Sanfeng se retrouvent dans le canon taoïste, un ensemble de textes qui forme le ... celle-ci rattachée à l'un des grands courants du taoïsme reconnu comme l'école de Neidan ou l'école de l'alchimie interne.... (source : taichitaoiste)
Développement de l'embryon cosmique, un des processus de l'alchimie interne taoïste

Neidan[shu] ??[?], (technique du ) cinabre interne ou alchimie interne, sert à désigner une forme de méditation ascétique pratiquée par les taoïstes, surtout l'école Quanzhen, pouvant être introduite par des exercices de type respiratoire et qigong. Son but est d'agir sur les trois composantes principales de la personne (trois joyaux, sanbao ??) que sont l'essence (jing ?), le souffle (qi ?) et l'esprit (shen ?) pour faire involuer le processus naturel de différenciation dont l'aboutissement est la corruption et la mort, unir le yin et le yang et retourner à l'unité essentielle du dao.

Origine et évolution

Le taoïsme qui se forme sous l'empire Han reprend à son compte l'idéal de l'immortel, être transcendant les limites du temps et de l'espace. L'immortalité s'atteint grâce à des exercices corporels, un régime adapté et en particulier l'absorption de l'«élixir d'or» jindan (??) produit par l'alchimie externe. Dès le IVe siècle, apparait une méditation visant à faciliter la mutation corporelle en visualisant les divinités des cinq viscères (wuzhang shen ???), pratiquée en particulier dans le courant Shangqing. À partir des IX-Xe siècles, apparaissent de nouvelles techniques de méditation qui proposent de produire l'élixir d'or ou «élixir de retour [à l'unité essentielle]» huandan (??) à l'intérieur même du corps à partir des trois composantes principales : essence, souffle et esprit.

Le terme neidan, «cinabre interne», apparait pour la première fois dans Techniques respiratoires du maître de l'épée mystique (???•???) de Xu Xun (??) des Jin orientaux. Le terme est repris par le moine bouddhiste Huiyuan. Sous les Sui, le maître taoïste du mont Luofu Su Yuanlang (???), alias Qingxiazi (???), est le premier à poser que l'exercice spirituel est aussi important pour devenir immortel que l'ascèse physique et l'absorption d'élixir. Ce principe, xingming shuangxiu (????), sera repris par le courant neidan.

Ce dernier se détache clairement de la totalité taoïste entre la fin des Song et les Yuan avec Zhang Boduan, sacré par la tradition chef des «alchimistes du Sud» (nanzong ??) et Wang Chongyang, fondateur de Quanzhen, quelquefois nommé «courant alchimique du Nord» (beizong ??). Tous deux se prétendent héritier d'alchimistes semi-légendaires de la période des Tang et des Cinq Dynasties : Zhang Guo, Zhongli Quan, Lü Dongbin, Liu Haichan. On peut toujours citer Cui Xifan (???), Sima Chengzhen (????), Shi Jianwu (???) et Chen Tuan (??). D'autre part, Zhang Boduan s'appuie sur le [Zhouyi] cantonqi attribué à Wei Boyang (???) des Han orientaux, le Yinfujing (???), le Huangtingjing (???) utilisé par le courant Shangqing et évidemment le Daodejing.

Les écoles d'alchimie interne se développent dans un contexte de tendance accrue au syncrétisme des trois enseignements (taoïsme, bouddhisme et confucianisme) et s'en réclament ouvertement, Quanzhen surtout. Quoique la croyance à la mutation corporelle servant à dépasser les limites habituelles de longévité etc... subsiste, l'emphase est mise de plus en plus sur les transformations spirituelles et l'importance d'une conduite morale et vertueuse, selon le principe de xingming shuangxiu (????) évoqué plus haut. Au XVIIe siècle, Wang Changyue de la branche Longmen (??) de Quanzhen ira jusqu'à déconseiller les pratiques visant à écarter les maladies ainsi qu'à prolonger l'existence terrestre ; celui qui prolonge indéfiniment sa vie corporelle devient selon lui un démon et non un immortel.

L'alchimie interne est restée jusqu'au XXIe siècleun élément important du taoïsme dont le représentant principal est l'école Quanzhen. Mais les petits courants indépendants existèrent toujours. Sous les Yuan on peut citer Chen Zhixu (???), Zhang Sanfeng à qui est rattaché le courant des Immortels cachés (???) et Li Daochun (???), courant dit du Centre (??). Sous les Ming on trouve Chen Qianxu (???), courant dit Oriental (??) et sous les Qing Li Hanxu (???), courant dit Occidental (??). Entre les Ming et les Qing, Wu Shouyang (???) et Liu Huayang (???) créent la branche Wuliu (???) de Quanzhen. De nombreux petits groupes n'ont pas laissé de traces historiques notables.

Principe

Les détails des notions et opérations d'alchimie fluctuent selon les branches ; elles impliquent toutes un travail sur les composantes de la personne (en général essence jing, souffle qi et esprit shen) pour réaliser une involution (ni ?) vers l'état essentiel, en sens contraire de l'évolution spontanée (shun ?) qui entraine la différenciation et la mort de l'individu. Selon l'école Quanzhen, on peut distinguer dans l'essence, le souffle et l'esprit une partie originelle ou antérieure (xiantian ??) présente à l'apparition et une partie postérieure produite après l'apparition (houtian ??). Ainsi, l'essence originelle est l'essence qui existait avant la création des êtres et l'essence postérieure se compose des fluides produits lors de l'acte sexuel. Le souffle originel est produit par le feu interne du corps, le souffle postérieur est celui de l'univers absorbé lors de la respiration et nécessite un travail sur l'esprit pour être absorbé de manière bénéfique. L'esprit originel est la sagesse principale et l'esprit postérieur l'intelligence de discernement qui permet l'apprentissage. Les trois composantes doivent régresser à leur état originel par l'ascèse et la méditation. Il existe de nombreux exercices ascétiques [1], l'ultime étape étant celle du grand élixir de retour (dahuandan ???).

Quelques textes

Sources

Bibliographie

Liens externes

Voir aussi

alchimie taoïste

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