Mythologies

Mythologies est un recueil de 53 textes rédigés par Roland Barthes entre 1954 et 1956 au fil des mois et au gré de l'actualité, publié aux éditions du Seuil en 1957.



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Structuralisme - Courant philosophique - Sociologie de la culture

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  • Dès lors, y at-il des mythes non-bourgeois, ce que Barthes appelle «mythes... pour le lecteur d'aujourd'hui, ouvre Mythologies est un texte de février 1970... (source : books.google)
  • Mythologies est le livre qui a fait connaître Roland Barthes (1915-1980) hors du ... indice de la curiosité que l'homme de lettres n'a pas encore cessé de ... la définition que Barthes donnait au mythe - «Mais peut-être Barthes nous... (source : archivesdefrance.culture.gouv)
  • Le projet de Barthes dans Mythologies est par conséquent de dévoiler les images et les ..... Dans la société dépeinte dans Les fées ont soif, l'autre, c'est l'homme.... (source : thirdspace)

Mythologies est un recueil de 53 textes rédigés par Roland Barthes entre 1954 et 1956 au fil des mois et au gré de l'actualité, publié aux éditions du Seuil en 1957. Dans l'avant-propos Barthes précise "Le matériel de cette réflexion a pu être particulièrement varié (un article de presse, une photographie d'hebdomadaire, un film, un spectacle, une exposition), et le sujet particulièrement arbitraire : il s'agissait bien entendu de mon actualité. ".

Résumé

Le catalogue des mythes contient un certain nombre de sujets qui peuvent être groupés soit par thème soit par la forme du message qui véhicule le mythe lui-même.

Les Mythes par genre

Classement par nombre d'occurrences (certains mythes sont comptés plusieurs fois par la nature meme de leur mythe)  :

Divers : La croisière du Sang bleu, Paris n'a pas été inondé, Puissance et désinvolture, Celle qui voit Clair, "Continent perdu"

Le mythe chez Roland Barthes

En septembre 1956, Roland Barthes écrit un texte dont le titre est "Le mythe, actuellement" et qui forme le deuxième volet de Mythologies dans lequel il analyse le phénomène même du mythe. En ouverture Roland Barthes y définit le mythe (en accord avec l'étymologie)  : "le mythe est une parole" et il précise ensuite "le mythe est un dispositif de communication, c'est un message".

Ce texte autorise Barthes d'exposer sa vision du mythe et ainsi de mettre en perspective sa vision mythologique de l'actualité en exposant aux yeux de tous sa grille d'analyse. Le texte se décompose en 11 parties :

  • Le mythe est une parole
  • Le mythe comme dispositif sémiologique
  • La forme et le concept
  • La signification
  • Lecture et déchiffrement du mythe
  • Le mythe comme langage volé
  • La bourgeoisie comme société anonyme
  • Le mythe est une parole dépolitisée
  • Le mythe, à gauche
  • Le mythe, à droite
  • Obligation et limites de la mythologie

Le mythe pour Barthes est un outil de l'idéologie, il réalise les croyances, dont la doxa est le dispositif, dans le discours : le mythe est un signe. Son signifié est un idéologème, son signifiant peut être n'importe quoi : «Chaque objet du monde peut passer d'une existence fermée, muette, à un état oral, ouvert à l'appropriation de la société.» (Barthes 1957 : 216)

Dans le mythe, écrit Barthes, la chaîne sémiologique «signifiant/signifié = signe» est doublée. Le mythe se forme à partir d'une chaîne pré-existante : le signe de la première CHAÎNE devient le signifiant du second. Barthes donne l'exemple d'une phrase figurant comme exemple dans une grammaire : c'est un signe composé de signifiant et signifié, mais qui devient dans son contexte de grammaire un nouveau signifiant dont le signifié est «je suis ici comme exemple d'une règle grammaticale» (Barthes 1957 : 222-223). Nouvel emprunt - toujours non crédité - à Valéry, qui avait précisé dans ce même Tel quel que «Quia nominor leo» signifiait en fait «Je suis une règle de grammaire». Mais ne dit-on pas que l'imitation est la forme la plus sincère de flatterie ?

Un exemple purement idéologique dans ce recueil est la photo d'un soldat noir regardant le drapeau national, où le signe dans son ensemble devient le signifiant du mythe de l'adhésion des populations colonisées à l'Empire français.

En dernière analyse, la doxa propagée par le mythe, pour Barthes, est l'image que la bourgeoisie se fait du monde et qu'elle impose au monde. La stratégie bourgeoise est de remplir le monde entier de sa culture et de sa morale, en faisant oublier son propre statut de classe historique : «Le statut de la bourgeoisie est spécifique, historique : l'homme qu'elle représente sera universel, éternel ; (... ) Enfin, l'idée première du monde perfectible, mobile, produira l'image renversée d'une humanité immuable, définie par une identité illimitément recommencée.» (Barthes 1957 : 250-251)

Liste des mythes

Pour apporter une liste qui ne soit pas un catalogue à la Prévert et afin d'entrevoir la pensée de Roland Barthes, vous trouverez pour chaque mythe la première et la dernière phrase du texte suivi, si envisageable, d'une mise en perspective de chaque mythe.

Arrow green.svg Le reportage sur Fiévet Bichon a paru dans le Paris Match N°305 du 29 janvier 1955. L'article s'ouvre de la sorte : "Bichon, le plus jeune explorateur du monde, a actuellement deux ans. C'est précisément le temps qu'a duré sa première expédition. Ce petit blanc est né chez les Noirs, du Nigeria. Ses parents Maurice et Jeanette Fièvet, tous deux professeurs, avaient décidé d'explorer, la palette à la main, les régions les plus primitives de l'Afrique noire" [1] Son histoire a été reprise 5 ans plus tard en deux épisodes dans les numéros 589 et 590 datés du 23 et 30 juillet 1960.

Arrow green.svg Est joint à la fin du texte un lexique des mythologies individuelles des coureurs, y figurent : Jean Bobet, Louison Bobet, Brankart, Coletto, Coppi, Darrigade, De Groot, Gaul, Geminiani, Hassenforder, Koblet, Kubler, Lauredi, Molineris, Antonin Rolland

Arrow green.svg La grande famille des hommes est une exposition qui a eu lieu à Paris. C'était une exposition réalisée pour le MoMa de Ney York et dont le commissaire d'exposition était Edward Steichen et dont le titre Anglais était The Family of Man.

Continuateurs

Le sémioticien belge Jean-Marie Klinkenberg a publié de Petites mythologies belges (2003).

Notes

  1. Paris Match N°305 daté 29 janvier 1955, page 34
  2. (en) Mythologies 1957
  3. C'est une coquille de la version du point que je copie

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 09/03/2010.
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