Mouvement rastafari

Le mouvement rastafari est un mouvement religieux dont le nom provient de l'amharique Ras Tafari de ras, tête, et Tafari, «Celui qui sera Craint».



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Rastafari - Courant philosophique - Sous-culture - Culture éthiopienne

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«Rasta» redirige ici. Pour la coiffure voir Dreadlocks.

Le mouvement rastafari (ou "rasta") est un mouvement religieux dont le nom provient de l'amharique Ras Tafari de ras, tête (mais ici «leader, seigneur»), et Tafari, «Celui qui sera Craint». Tafari est le prénom de naissance donné à Hailé Sélassié Ier, (de Haile, «puissance» et Selassie, «trinité», en amharique) empereur d'Éthiopie de 1930 à 1974. Il est ainsi reconnu comme un personnage sacré du fait de son ascendance qui remonterait aux rois bibliques Salomon et David selon la tradition éthiopienne, mais également par la signification de son nom de naissance, comme de celui choisi par les prêtres de l'église orthodoxe éthiopienne pour son sacrement. Le choix et la signification des noms ont en effet une importance essentielle dans la culture africaine.

Le mouvement rastafari est assimilé par certains à une religion, par d'autres à une philosophie, ou alors à une idéologie ou un syncrétisme pour ses emprunts à la Bible. Les rastas, eux, le conçoivent comme un mode de vie, une façon de concevoir le monde et tout ce qui le forme depuis sa création. Les croyants de ce mouvement sont des rastafariens, fréquemment nommés par le diminutif «rastas».

L'usage du terme rastafarisme, quoique correct n'est pas accepté par les rastas car ils sont contre la classification de personnes et prônent l'unification des peuples. L'usage de la majuscule sur le terme "Rastafari" est préférable pour eux.

Pour d'autres, le rastafarisme tirerait sa véritable origine du shivaïsme[1]. Le shivaïsme fait partie de l'hindouisme. Shiva, divinité essentielle dans l'Hindouisme, garde de longs cheveux en dreads. Il est toujours plongé en méditation.

Racines du mouvement

La religion chrétienne est extrêmement présente en Jamaïque (plus de 80% de la population), surtout avec les églises anglicane, méthodiste, baptiste, catholique romaine, l'Église de Dieu et , depuis les années 1970, l'Église éthiopienne orthodoxe.

L'évangile (gospel) est chanté avec ferveur le dimanche dans toute l'île. Face à l'émancipation de la mentalité esclavagiste, puis du colonialisme, se sont créés, au début du XXe siècle, différents mouvements «éthiopianistes» où l'interprétation occidentale de la Bible est quelquefois remise en cause.

Les traditions des cultes africains interdits par les maîtres ayant survécu sous forme d'Obeah (sorte de vaudou local illégal et redouté), du Kumina, et mélangées à la Bible, de la Pocomania ou Pukumina.

Fondements du mouvement moderne

Quand le Jamaïcain Marcus Garvey émigre à Harlem, où il devient un des premiers meneurs importants de la cause noire, il fait fréquemment allusion à l'Éthiopie dans ses discours. Il rédige ainsi dans son principal ouvrage Philosophy & Opinions :

«Laissons le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob exister pour la race qui croit au Dieu d'Isaac et de Jacob. Nous, les Noirs, croyons au Dieu d'Éthiopie, le Dieu éternel, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, le Dieu de l'ensemble des âges.
C'est le Dieu auquel nous croyons, et nous l'adorerons à travers les lunettes de l'Éthiopie. »

Marcus Garvey est pour énormément le premier prophète noir du mouvement rastafarien. Il annonce la fin des souffrances du peuple noir et son retour aux racines : l'Afrique.

En 1924, le révérend James Morris Webb prononce un discours cité par le quotidien conservateur Daily Gleaner : «Regardez vers l'Afrique, où un roi noir sera couronné, qui mènera le peuple noir à sa délivrance».

La presse coloniale dénonce alors cette doctrine éthiopianiste «vulgaire» qu'ils attribuent à Garvey. Mais le 2 novembre 1930, en Éthiopie, Tafari Makonnen, le Ras Tafari, est coiffé de la couronne sacrée du negusä nägäst (roi des rois) sous le nom de Haïlé Sélassié Ier («Puissance de la Trinité»). Il est le chef d'une des premières nations officiellement chrétiennes de l'histoire, l'Abyssinie. Selon le livre sacré Gloire des Rois (Kebra Nagast), retraçant l'histoire de son antique dynastie, Sélassié serait le descendant direct du Roi Salomon et de la Reine Makeda de Saba.

Des représentants prestigieux des pays occidentaux assistent au sacre particulièrement médiatisé de Sélassié, qui est perçu par une communauté d'agriculteurs éthiopianistes de Sligoville (Jamaïque), le Pinacle, dirigé par Leonard Percival Howell (véritable fondateur du mouvement Rastafari), comme étant l'accomplissement de la prophétie attribuée à Garvey.

En effet, le «Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs» (1° Timothée 6 :15) de la Bible ressemble énormément aux titres respectant les traditions millénaires de Sa Majesté Impériale Haïlé Sélassié Ier : «Empereur d'Éthiopie, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda, élu de Dieu, Lumière de l'Univers». Puisant à la fois dans le marxisme, le christianisme, la culture africaine et plus tard l'hindouisme, Howell considère Sélassié (ou «Jah», de Jéhovah) comme le messie et propose par conséquent une interprétation afrocentriste de la Bible.

Cultivant le chanvre, reconnu comme un sacrement (fumé dans les chalices) et le diffusant dans l'île, il est arrêté pour sédition en 1933, puis il est interné à l'asile à plusieurs reprises, tandis que le Pinacle est détruit maintes fois par la police. Différents mouvements éthiopianistes de libération, comme le mouvement Bobo de Prince Emmanuel, se développent parallèlement en Jamaïque. Ils prennent néenmoins progressivement un nom générique, Rastafari, et visent, en partie, à restituer à l'homme noir le rôle important qu'il a joué dans la civilisation, à commencer par la Bible, où les ancêtres Juifs de Sélassié seraient naturellement, comme lui, Noirs : Moïse, Jésus, etc.

Progressivement, et selon le vœu de Jésus et des Naziréens (Nombres 6-5), énormément de Rastafariens ne se coupent ni la barbe ni les cheveux, (lien) une coiffure fréquemment comparée à la crinière du Lion de Juda sacré. Des «locks» (nœuds, boucles) ou «dread (épouvante) locks» se forment ensuite naturellement dans leurs cheveux crépus.

Ce signe de reconnaissance deviendra une mode internationale à partir de 1976. Proches de la terre, le plus souvent les Rastas ne boivent pas d'alcool, le vin étant proscrit (Nombres 6-3), ne touchent pas aux morts (énormément de Rastas ne font même jamais allusion à la mort, mais au contraire «chantent la vie»), sauf ceux de leur proche famille (Lévitique 21-1), et le corps humain est reconnu comme l'église (Corinthiens 3-16, 17), rejetant ainsi le principe même des temples ou des églises.

Désireux de se maintenir en bonne santé, ils suivent habituellement un régime spécial qu'ils nomment "I-tal" (vital) (Génèse 1 :29 et 9 :4), qui se compose de riz, de fruits, de racines, de graines et de légumes. Ce régime exclut toute nourriture non biologique.

Quant au nom "Rasta", il provient de celui, divin, de Sélassié : le Ras (tête, correspond étymologiquement et protocolairement à son titre de duc) Tafari (son prénom). Leurs couleurs sont celles de l'Éthiopie impériale (rouge, or et vert, couleurs de l'Afrique frappées du Lion de Juda).

Dès lors, les Rastas, incompris, blasphématoires, fumeurs de chanvre (la ganja, «l'herbe de la sagesse» qui aurait poussé sur la tombe de Salomon) deviennent des parias maltraités. En 1954, le Pinacle est rasé, et ils s'installent à Kingston, à Back-o-Wall. Le nom de ce ghetto provient de sa situation géographique : il est attenant au mur d'un cimetière, et nombre de Jamaïcains craignent de s'y installer par peur des «duppy» (fantômes).

Haïlé Sélassié

Suite à la prophétie annonçant le couronnement d'un roi en Afrique, l'avènement au pouvoir du monarque Haïlé Sélassié, sous le titre biblique de «Roi des rois, Seigneur des seigneurs, Lion conquérant de la tribu de Juda, Lumière du Monde» est apparu pour les rastas comme la révélation d'un envoyé de Jah, qui les mènerait à la libération de leurs souffrances. Ainsi, il est couramment affirmé qu'Haïlé Sélassié, à l'image de Jésus, est Jah incarné, Homme et Dieu.

Cette croyance est particulièrement importante dans la philosophie rasta, quoique fréquemment difficilement acceptée, y compris parmi les gens proches du mouvement. Ainsi l'artiste-producteur Yabby You, quoique particulièrement mystique, a-t-il toujours refusé cette divinité. La légende raconte qu'il tire son surnom de Jesus Dread du fait qu'il demandait aux chanteurs œuvrant pour lui de mentionner Jésus au lieu de Selassié dans leur paroles…

Haïlé Sélassié lui-même n'a jamais reconnu le culte rasta envers sa personne, quoiqu'il ait montré sa reconnaissance envers les rasta en effectuant des donations de terre en Éthiopie, puis en effectuant un voyage mémorable en Jamaïque en 1966. Cette terre s'appelle Shashamane : Haile Sélassié offre cette terre dans les années 50 à l'ensemble des membres de la diaspora noire qui désireront rentrer en Afrique par le biais de l'Ethiopian World Federation (EWF) dont il est le fondateur. Ce fut un acte pour remercier les Noirs américains et caribéens présents lors de son couronnement à Addis-Abeba et qui essayèrent de sensibiliser l'opinion au sort de l'Éthiopie après l'invasion des troupes italiennes dans le pays. Ce terrain serait ainsi devenu pour certains Rastas le symbole du rapatriement en Afrique.

Ainsi, aux dignitaires rastas rencontrés lors de sa visite en Jamaïque, répondant au désir de ceux-ci de retourner en Afrique, a-t-il fait la proposition suivante : «Ne rentrez en Afrique que quand vous aurez libéré l'ensemble des Jamaïcains oppressés dans leur pays.»

Enfin, la vie et la mort d'Haïlé Sélassié possèdent une dimension symbolique forte, surtout dans sa mort et les péripéties qui ont suivi. Pour les rastas, Hailé Sélassié n'a pas disparu (Jah Live de Bob Marley). Voir sa page pour plus de détails sur la mort de Sélassié et ses différentes sépultures.

Haïlé Sélassié Ier, le 1er octobre 1963 à Washington.

Visite d'Haïlé Sélassié

Haïlé Sélassié fait une visite officielle en Jamaïque en avril 1966.

A son arrivée, des milliers de Rastas lui réservent, à sa surprise, un impressionnant accueil. Le mouvement prendra ensuite toujours plus d'ampleur, quoique Sélassié, bienveillant avec les Rastas, ne prétende lui-même jamais être le dieu vivant.

Cette visite a eu une forte répercussion sur l'importance et la popularité du mouvement Rasta. En effet, les autorités n'ont pas été en mesure de sécuriser la foule lors de l'arrivée de l'avion officiel sur le sol Jamaïcain. Celle-ci était tellement importante et excitée à l'idée de voir enfin le Roi des Rois, qu'il a fallu chercher un médiateur pour la canaliser. Ce dernier sera incarné par Mortimer Planno, particulièrement connu à l'époque pour ses enseignements Rasta, qui toucheront énormément Bob Marley entre autres. Ainsi, Mortimer Planno sera dorénavant présent à chaque sortie publique d'Haïlé Sélassié durant ce voyage.

Il va sans dire qu'une telle chose n'était totalement pas prévue par le protocole, et a consisté en une manifestation importante de la présence des Rastas.

D'autre part, cette visite a été pour énormément de Jamaïcains l'occasion de se confronter aux différentes croyances véhiculées par le mouvement, et de s'en faire sa propre idée. Ainsi, lors de cette visite, Rita Marley, en observant la main d'Haïlé Sélassié, est persuadée d'y avoir vu les stigmates du Christ. Bob Marley devint rasta cette même année 1966. De retour en Éthiopie Haïlé Sélassié Ier s'adresse à ses confidents en ces termes : «Il y a un gros problème en Jamaïque…» En effet le roi d'Éthiopie n'a jamais reconnu le culte rasta envers sa personne. Ce qui est interprété par de nombreux rastas (et avec cet humour qui leur est propre) comme la manifestation d'une dignité toute divine. À l'occasion de ce voyage Selassié s'assit autour d'une table avec 32 rastas représentant chacun une communauté. La discussion est centrée sur le thème du retour en Afrique. Sélassié leur offrira à cette occasion une terre éthiopienne, shashamany, jusqu'alors réservé aux Falashas (juifs éthiopiens). Mais seuls quelques rastas (essentiellement de la communauté des Twelwes Tribes Of Israël) reviendront aux pays de leurs ancêtres.

Propagation du mouvement après la fin des années 1960

Back-o-Wall est rasé le 12 juillet 1966 avec violence. De plus en plus de musiciens de rocksteady puis de reggæ, jusque-là le plus souvent proches de la soul américaine et des églises, transmettent le message rebelle rasta avec leurs chansons.

Le style des trois tambours nyahbinghi joué lors des cérémonies rastas (grounations) se répand (Bob Marley en tirera une chanson, Selassie Is The Chapel). À partir de 1970, un courant rasta majoritaire traverse le reggæ. Bob Marley fait découvrir au monde cette culture qui met en valeur l'histoire d'Afrique, méconnue malgré son extraordinaire richesse. Les Rastas débutent alors à obtenir le respect dans leur pays malgré une répression utilisant la prohibition de la détention de chanvre, punie de bagne malgré une pratique répandue dans toute la population de l'île.

D'autre part, l'industrie musicale s'ouvre enfin au message Rasta dans la production de chansons Conscious aux paroles ouvertes au message des Rastas. Ainsi, jusqu'alors méprisé par les producteurs et distributeurs de l'île, le message Rasta débute, après qu'un certain nombre de rastas, dont certains expulsés de Back-o-Wall se sont installés dans les ghettos de Kingston, comme Trenchtown, et après la visite d'Haïlé Sélassié, à se faire sentir auprès de la population déshéritée de l'île.

Tandis qu'jusque là, les producteurs, à l'instar de Duke Reid, les refusaient catégoriquement, certains, comme Clement Seymour Dodd, dit Coxsone, ouvrent leur production aux compositions comportant un message spirituel et engagé, contrairement aux chansons d'amour qui prévalaient durant l'époque du rocksteady. Son studio, Studio One se met alors à produire des groupes et artistes aux paroles inspirées du message Rasta, comme The Gladiators, The Abyssinians, ou encore Dennis Brown et bien d'autres toujours. Le fait que Coxsone ait été un des seuls à tolérer la consommation de chanvre dans son studio n'est sans doute pas étranger à la présence à Studio One de ces groupes initiateurs du reggæ roots.

Évolutions récentes

Si les Rastas perdent de l'influence chez les jeunes Jamaïcains après la disparition de Marley en 1981, ils restent particulièrement présents et font un retour massif, unanime, dans le reggæ à partir de 1994 avec Garnett Silk, Buju Banton, Tony Rebel, Mutabaruka, Sizzla, etc. De nombreuses et différentes tendances rasta cohabitent en Jamaïque et sont quelquefois contradictoires. Les Bobo Ashanti, les Emmanuelites, les Ites, surtout, mais aussi des courants chrétiens plus respectant les traditions.

Les positions des individus se réclamant rastas vont du racisme le plus primaire issu de la lutte contre l'esclavage et le colonialisme, ou d'un ethnocentrisme noiriste militant, garveyiste à outrance, quelquefois teinté de racisme, jusqu'à une philosophie universaliste profonde, où la recherche de sa propre identité, de son acceptation, de la tolérance et de la nature humaine rejoint les philosophies et ascèses orientales.

L'organisation des Douze Tribus d'Israël tente de fédérer les Rastafari, mais sans réel succès. En 1997, un parti d'obédience Rasta cherche même à se présenter aux élections.

Pacifiques mais fiers, affichant le plus souvent une certaine arrogance, les Rastas dénoncent la société païenne (les personnes sans conscience de l'aspect sprirituel de la vie et de la nature généralement), Babylone, et répandent leur culture dans le monde entier.

La foi rasta permet avant tout à énormément de Jamaïcains pauvres de retrouver une dignité et un sens à leur vie complexe, en restant détachés de l'identité coloniale et ancrés dans leurs racines africaines. L'idée universelle de base étant d'«être soi-même» et de «se connaître».

La culture et les préceptes Rasta tendent à se cristalliser en une nouvelle religion organisée, qui serait ainsi principale née au vingtième siècle. Pour de nombreux Rastas, cette tendance est une dérive.

Croyances et culture rasta

La culture rasta est un tout constitué par l'agrégation d'un certain nombre de croyances, de coutumes et de traditions. Il est ainsi vain de proposer une caractérisation exhaustive et universelle de la culture rasta. Celle-ci est au contraire basée sur la différence et se revendique comme une unité dans la diversité.

Un rasta avec des dreadlocks

Cependant, il existe des points de repères caractérisant les croyances rasta, essentiellement le port des dread locks, la consommation de ganja, et les habitudes alimentaires, quoique ces caractéristiques ne soient pas adoptées par tous. Contrairement aux idées reçues, le Reggæ n'est pas en soi une marque caractéristique des croyances rasta, mais bien un vecteur servant le message, selon le concept ancestral particulièrement courant dans ces cultures : la transmission orale. Le genre musical le plus proche des rastas est plutôt le Nyabinghi. Enfin, une grande partie de la culture rasta est directement inspirée de la Bible, comme le concept de Babylone.

L'influence biblique

Les rastas respectent la version de la bible acceptée par les anglicans (King James Bible) , mais remettent en question certains passages, considérant que celle-ci a été réécrite à l'avantage des blancs. Ils utilisent par conséquent la Holy Piby, version de la bible réécrite au début du XXe siècle par Robert Aathlyi Rogers, dont l'objectif est de prouver que le Christ mais aussi la totalité des enfants d'Israël sont noirs.

Les fondements de la culture rasta se trouvent dans la Bible. En effet, rasta est une spiritualité revendiquant son attache aux fondements de la Bible, Ancien et Nouveau Testaments. Les rastas se reconnaissent dans la Bible et s'en inspirent constamment. Ainsi, la coutume veut que la première occupation d'un rasta au lever soit la lecture d'un chapitre de la Bible, selon l'adage : «A chapter a day keeps the devil away», soit : un chapitre par jour tient le diable éloigné.

Certains passages de la Bible sont particulièrement importants dans les croyances rasta. Ainsi, le deuxième exode à Babylone, et la première destruction du temple de Jérusalem est pour les rastas l'incarnation de leur exil d'Afrique, esclaves des Babyloniens modernes que furent les colons britanniques. Ainsi s'explique le concept de Babylone, qui est la métaphore de l'exploitation des Juifs par les Babyloniens. Puis, par extension, le concept va s'étendre à l'ensemble des aspects qu'ils rejettent dans la société importée par les colons, comme le matérialisme, l'argent, le capitalisme, la police… Ici aussi, les limites du concept sont assez floues et peuvent fluctuer d'un rasta à un autre…

Toujours en s'inspirant de la Bible (Jérémie 51), les rastas pensent fréquemment que la civilisation occidentale a perdu les valeurs principales (la nature, le respect, l'amour de l'autre…) au profit d'une société basée sur l'argent, la réussite personnelle et de plus en plus éloignée de la nature. Ainsi, de la même façon que Dieu avait détruit la cité de Babylone qui avait péché par excès d'orgueil, les rastas prophétisent la chute du dispositif («shitstem») de Babylone.

Les textes de la Bible sont le fondement des croyances rasta, comme celui de Rivers of Babylon, psaume 137.

Cependant ils pensent que la Bible ne représente que la moitié de leur histoire : «Half the story has never been told». L'autre moitié résiderait dans le cœur de chacun.

Le vœu de Nazarite, et le port des dreadlocks

Un particulièrement bon exemple de l'influence Biblique est le vœu de Nazarite. Les Rasta, pour expliquer leur mode de vie, se réfèrent fréquemment au vœu de Nazarite, comme présenté dans la Bible (Nombres 6 :1-21). Ce vœu, à caractère temporaire, sanctifie la personne le suivant pour une certaine période pendant laquelle cette personne devra suivre certaines règles de vie. Ces règles sont pour la majorité celles auxquelles se réfèrent les Rasta dans leur mode de vie. Elles sont , pour les plus caractéristiques :

Enfin, ce vœu est censé revêtir un caractère temporaire, et le texte des Nombres précise ensuite lorsque et comment le vœu doit s'achever. Surtout, un Nazarite ne devra pas croiser un homme mort, sous peine de devoir rompre son vœu. On retrouve cette idée dans un certain nombre de chansons, illustrée par cette phrase : «rasta don't go to no funeral», soit «le rasta n'assiste à aucune funéraille». En général, la mort forme un tabou pour les rastas, et ils n'abordent ce thème que d'une façon particulièrement spirituelle et assez complexe à appréhender pour le non-initié.

L'application stricte de ce vœu au mode de vie Rasta n'est pas sans porter à discussion. Avant tout, ce texte et les modalités d'applications du vœu de Nazarite, comme pour énormément de textes de l'Ancien Testament, pose la question du décalage temporaire et culturel. En effet il n'y a qu'à consulter les démarches à effectuer pour rompre le vœu pour comprendre qu'il ne saurait s'appliquer semblablement aujourd'hui. Par la suite, ce vœu est bien censé être temporaire (sept ans), tandis que le mode de vie Rasta lui devrait pouvoir se pratiquer toute sa vie durant.

Ainsi, un autre point caractéristique des Nazarites est le port des dreads, port qui est source largement de polémiques. Le débat de savoir si les dreads sont nécessaires à un Rasta est toujours important aujourd'hui. Ainsi, certains Rastas pensent qu'un Rasta sans dreads n'en est pas un, d'autres, comme les membres des Twelve Tribes of Israël ou les Morgan Heritage (surtout avec le titre Don't haffi dread to be rasta) pensent au contraire que Rasta est avant tout une philosophie de vie et qu'il est particulièrement envisageable d'être un Rasta sans porter de dreads, alors que énormément de dreadlocks ne sont pas nécessairement le signe d'un Rasta.

Enfin, il faut rappeler que le port des dreads est une mode qui s'est instaurée dans les ghettos de Kingston, par une génération de rastas apparue après la destruction du Pinacle. Le port des dreads n'était pas originellement la marque des adeptes de rasta, qui étaient alors les barbus car ils se laissaient pousser la barbe. Ainsi la réponse à l'obligation du port des dreads doit être trouvée par chacun ; mais de nombreux rastas pensent que cette coiffure ne codifie plus l'appartenance à leur mouvement.

Concepts et pensées

Il n'existe aucune doctrine rasta rédigée, ni même de synthèse générale. Les concepts de la spiritualité rasta sont plutôt variés et de tradition orale. Le Kebra Negast qui retrace l'histoire de la dynastie salomonide éthiopienne, jusqu'au Négus (Hailé Selassié), est un ouvrage particulièrement reconnu par les éthiopiens amhara, et de référence pour les rasta, qui se considèrent éthiopiens. La plupart des concepts de la philosophie rasta (paix et amour) ont directement inspiré les artistes reggæ dans les textes de leurs chansons. On peut proposer quelques exemples particulièrement importants.

Le vocabulaire Rasta

Le mouvement Rasta est un mouvement de rébellion et de libération des consciences. Ainsi, le vocabulaire et le parler font intimement partie des champs de bataille du mouvement. C'est ainsi que les Rasta ont développé un nombre important de jeux de mots plus ou moins évidents qui sont tout autant de façons de marquer et de frapper les esprits sur les concepts qu'ils soutiennent. Ceci tend à créer un patois propre à la culture rasta, permettant aux divers initiés de se reconnaître et de communiquer entre eux. On peut en proposer une liste non exhaustive :

I and I, ou l'unité dans la diversité

L'usage du pronom I et en particulier du pronom I and I pour désigner le locuteur est une habitude extrêmement répandue parmi les rastas. En effet, ceux-ci considèrent chaque personne comme étant l'élément d'un tout. Ainsi, dans la tradition, la moitié de la Bible n'a pas été écrite, et réside dans le cœur de l'Homme. De cette manière, si un rasta écoute son cœur, quoi qu'il connaisse de la Bible écrite, il saura reconnaître et écouter le message divin.

Les deux I représentent ainsi le soi commun pour le premier, et , pour le second, le soi divin, en connexion avec Jah. Énormément d'autres expressions rasta font ainsi référence à ce concept, comme «each and everyone», et le fameux «stick a bush», qui a inspiré un titre homonyme des Gladiators, littéralement : every hœ has its stick in the bush, soit chaque feuille a sa place sur le buisson, chaque feuille a sa diversité, mais est membre du même arbre, dans lequel coule la même sève.

Ce concept est essentiel pour expliquer l'unité rasta malgré les différentes croyances et idées.

Isms, Skisms

Bien que corollaire du concept précédent, il paraît important d'éclaircir cette notion tant elle est importante et parce qu'elle justifie la négation de l'emploi du terme rastafarisme, néenmoins correct en langue française.

De la même manière que les rastas considèrent l'unité à travers la diversité, ils rejettent tout le vocabulaire en -isme, comme capitalisme, communisme, christianisme, etc. En effet, ces mots sont vus comme la manière qu'a Babylone de regrouper les gens et d'établir des barrières entre eux, rendant toute communication vaine, et entraînant la méconnaissance et l'intolérance. «We don't want your Ism-Skisms» signifiant qu'on refuse les catégorisations, qui sont sources de schismes entre individus.

Autres mots du vocabulaire rasta

Les rastas vont ainsi inventer la plupart de mots qui reflètent leur façon de voir le monde :

voir aussi patois rasta

Retour en Afrique - «Rapatriement»

Pour les Rastas, leurs racines sont en Afrique, dont ils ont été arrachés pour être mis en esclavage dans la Babylone moderne. Ainsi, l'accomplissement des Écritures implique le retour à la terre promise, qui est pour eux l'Éthiopie.

Cette référence à l'Éthiopie comme terre promise et non à la Palestine s'explique par plusieurs références, bibliques comme respectant les traditions. Dans un premier temps, les Rastas se souviennent de la Reine de Saba, Makheda, reine éthiopienne ayant visité le roi Salomon, dont elle aurait eu un fils, Menelik, selon la tradition. De même, l'Arche de l'Alliance, contenant les tables de la Loi et le bâton d'Aaron, dont la Bible perd la trace après Salomon, se trouverait actuellement dans une chapelle de l'église orthodoxe Éthiopienne, apportée directement par Ménélik Ier. Salomon a confié l'arche d'alliance à son fils ainé, selon la tradition hébraïque, pour qu'il la préserve des convoitises. Menelik est reparti de Jerusalem, accompagnés de plusieurs prêtres de haut rang, dont les Falashas, Juifs noirs d'Éthiopie sont les descendants.

Enfin, la prophétie annonçant le couronnement d'un roi en Afrique, accomplie par l'avènement au pouvoir de Haïlé Sélassié, acheva de confirmer l'Éthiopie comme la terre promise, Zion, le Sion (prononcé Zayan en anglais) chanté par les psaumes.

Il faut aussi noter que la version anglaise de la Bible utilise le terme «Æthiopia» pour désigner ce qui est actuellement le continent africain et non le mot Afrique qui désignait la province romaine d'Afrique en latin. L'origine du mot «Ethiopia» n'est pas connue avec certitude. Selon les sources, elle pourrait venir du en grec ancien Aithiops (Αἰθίοψ), signifiant «au visage brûlé», ou bien être dérivé de Ityopp'is un fils de Koush inconnu de la Bible, qui selon la légende fonda la ville d'Axoum. Voir l'article Éthiopie pour plus de détails.

Rastas et Hippies

Le mouvement rasta est fréquemment vu comme une variante locale de la grande vague hippie qui eut lieu dans le monde occidental au cours des années 1970. Le message rasta se retrouve alors vu comme une manifestation d'amour et de paix universelle, comme prôné par les hippies.

Bien que principalement un message de paix et d'amour, le message rasta ne peut totalement pas se résumer à eux seuls. En effet, le mouvement rasta est avant tout un mouvement d'émancipation des consciences, et , en particulier de dénonciation des dérives d'un dispositif. De même que le reggæ est une musique de rebelle, comme chanté par Bob Marley, le message rasta est avant tout un message de rupture et de rébellion spirituelle.

Si cette rébellion spirituelle est fréquemment assimilée à une forme d'action pacifique à l'image des mouvements de Gandhi ou de Martin Luther King, ce n'est pas vrai généralement. Peter Tosh, fréquemment qualifié du Malcom X rasta, ne disait-il pas que n'importe qui veut la paix tandis que lui désire la justice ? («Everyone is crying out for peace, none is crying out for justice» - Equal Rights, 1977).

Enfin, les rastas ont un fort attachement aux textes sacrés, à la méditation religieuse et recherchent en permanence à se rapprocher du lien ancestral qui les unit à l'Afrique ainsi qu'à leurs origines. Surtout, le traitement des femmes et des homosexuels est abordé d'une manière qui serait qualifiée de traditionaliste.

Il ne s'agit pas non plus de voir dans les rastas de dangereux rebelles prêts à prendre les armes pour détruire la société moderne en vertu de valeurs obscurantistes, car ce n'est totalement pas le cas. Les rastas sont en majorité de paisibles personnes. Simplement, et la musique le montre bien, le message rasta est plus proche d'un message de paix universel que d'un message de résistance, comme le reggæ est plus proche du punk que du rock progressif

Une autre différence notable entre le mouvement rasta et le mouvement hippie, se trouve dans l'origine sociologique de leurs adeptes : si les hippies sont le plus souvent des jeunes issus de la classe moyenne ou alors des classes les plus aisées, les rastafari sont quasi seulement originaires des ghettos et des classes défavorisées.

Ouverture de la culture rasta au reste du monde

Originellement confiné au sein des communautés rasta, le message s'est progressivement répandu dans le monde. La première étape déterminante a été l'ouverture aux jeunes des ghettos de Jamaïcains, constitués par l'exode rural, et remplis de jeunes essayant d'échapper à la délinquance, ne pas devenir des rude boys. La musique étant, à cette époque, particulièrement importante dans la culture populaire, le message s'est ensuite naturellement adapté aux compositions de l'époque. On est ainsi progressivement passé du rock steady, aux paroles axées sur les relations amoureuses puis à une musique plus spirituelle, le roots reggæ. On constate particulièrement bien ce changement avec des artistes comme Ken Boothe, Bob Marley ou encore Max Romeo.

Enfin, l'avènement du reggæ comme musique populaire internationalement a permis l'expansion du message dans le monde entier séduisant des gens de l'ensemble des continents. Ceci n'est pas sans poser des questions, surtout sur la pertinence du message reçu, et sur son adaptation aux autres populations. En effet, les racines africaines d'un rasta noir sont peut-être plus évidentes que celles d'un européen blanc… Qui plus est , une critique fréquemment formulée à l'encontre des jeunes gens européens blancs portant les dreadlocks est la dilution du message, ce dernier se teintant d'une couleur hippie plutôt éloigné du message d'origine. Ainsi, la question de la possibilité de s'affirmer rasta quand on est blanc et européen est toujours ouverte, tout individu ayant la possibilité de ressentir un besoin inconscient de revenir à un mode de vie et de penser plus authentiques. Rasta ne se limite pas à des limites ethniques, le mouvement se base sur une «livity», manière de vivre et de se comporter qui remonte à la création de toute chose dont celle de l'Homme. La pensée, la spiritualité Rasta se veut universelle.

Ainsi, il serait erroné de considérer que la philosophie rasta n'est pas reconnue en dehors de la Jamaique, et il est particulièrement envisageable de s'en inspirer de manière plus ou moindre. Par exemple Max Cavalera, ancien chanteur du groupe de metal Sepultura et actuel chanteur de Soulfly s'inspire beaucoup de la philosophie rasta dans ses paroles (I and I, Tribe, etc. ) tandis qu'il est blanc et qu'il pratique une musique, en dépit de quelques emprunts, particulièrement éloignée du reggæ.

Rastafari soufi

Le mouvement Baye Fall (Venant du Sénégal) est une branche de la confrérie des mourides (l'un des nombreux courants du soufisme) fondée par le cheikh Ibrahima Fall, lui même adepte du cheikh Ahmadou Bamba. Culte qui voue un pouvoir total et une croyance absolue en Dieu et au marabout (guide spirituel/représentant de Dieu sur terre "khalifatoul lahi fil ard").

Ce mouvement développe une croyance au soufisme qui se rapproche de la manière rastafari, le représentant de Dieu sur Terre n'est pas Haïlé Selassié mais le marabout du mouvement. On n'y retrouve pas les notions d'exil comme les jamaïcains et peu de conceptions sont identiques au mouvement rasta, cependant, le soufisme s'inspirant de l'islam et donc de la religion des rois David et Salomon, on peut y voir, à cause des coutumes qui se ressemblent, une sorte de rastafarisme se disant "musulman".

Forme de religion détachée de toute possessions matérielles, ou on fait les choses pour Dieu et non pas pour ou suivant les autres. Tout se partage, le don de soi est naturel, et la foi en l'humain est principale.

Mode de vie confondu complètement avec le mode de vie religieux, qui se rapproche du mode de vie rasta, mais avec une plus grande importance vouée au culte religieux. A la différence des musulmans, les Baye Fall n'ont pas d'obligations de prières, le travail au service du cheikh est élevé au titre de culte religieux et le cheikh qui est leur maître est désigné pour les conduire vers le Tout Puissant.

Le dreadlocks demeurent l'une des plus grandes particularités de ces religieux, plusieurs versions expliquent son origine : C'est une initiation du cheikh Ahmadou Bamba. Il avait pris l'habitude de conserver ses cheveux. Ses disciples ont décidé de perpétuer cette habitude.

Ces chevelures tirent leur origine des prétendus "saints" venus après les fondateurs du soufisme.

Les saints n'avaient pas de moyens pour se coiffer, leurs cheveux poussaient alors jusqu'à prendre la forme de dreadlocks.

A l'instar des vrais rastas, la coiffure Baye Fall est naturelle et entretenue de façon naturelle. Ce mouvement fait de plus en plus d'adeptes en Afrique de l'ouest (Mali, Côte d'Ivoire, Sénégal, ... ).

Voir aussi

Notes et références

  1. Precision car la référence de relation entre le shivaïsme et le rastafarisme semble scabreuse. Traduction de l'introduction de l'article spiritual use of cannabis :
    Le cannabis a une histoire antique liée a l'utilisation rituelle pour les transes incluant les drogues, et est trouvé dans des cultes pharmacologiques dans le monde entier. Les graines de haschisch découvertes par des archéologues à Pazyryk suggèrent tres tot des pratiques cérémoniales par le Scythians du Ve au IIe siècle av. J. -C, confirmant des rapports historiques qui ont précédé par Hérodote. En Inde, il a été engagé par des sadhus ambulant pendant des siècles et dans des temps modernes le mouvement rastafarien l'a embrassé. Quelques historiens et étymologistes ont prétendu que le cannabis a été engagé comme un sacrement religieux par des juifs antiques (les rastafariens aussi) et les soufis. La liaison entre le rastafarisme et le shivaïsme me semble, pour le moment, seulement liée aux points communs suivant, l'usage du cannabis et , peut-être, les dreadlocks (coiffure portée en Inde depuis la nuit des temps par les ascèses qui ne se lavaient ni ne coupaient leurs cheveux (et par conséquent avaient des dreads à la longue).

Bibliographie

Liens externes


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