Maître Eckhart

Eckhart von Hochheim, dit Maître Eckhart, est un spirituel, théologien et philosophe dominicain, le premier des mystiques rhénans.



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Philosophe du XIIIe siècle - Philosophe du XIVe siècle - Théologien allemand - Dominicain allemand - Mystique chrétien - Mystique rhénane - Pseudonyme - Naissance en 1260 - Décès en 1327 - Spiritualité chrétienne

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Eckhart
Philosophe allemand
Moyen Âge tardif
Naissance : 1260 (Hochheim)
Décès : 1327
École/tradition : Scolastique et mystique rhénane
Principaux intérêts : Métaphysique et théologie
Idées remarquables : filiation divine, suressentialité
Œuvres principales : Le livre de la consolation divine
Influencé par : Aristote, Stoïcisme, Platon, Sénèque, Augustin, Proclus, Pseudo-Denys, Boèce, Avicenne, Averroès, Maïmonide, Alain de Lille, Thomas d'Aquin, Marguerite Porète
A influencé : Suso, Tauler, Nicolas de Cues, Böhme, Angelus Silesius, Hegel, Schopenhauer, Heidegger

Eckhart von Hochheim, dit Maître Eckhart, (1260 - 1327) est un spirituel, théologien et philosophe dominicain, le premier des mystiques rhénans. Il étudia la théologie à Erfurt, puis Cologne et Paris. Il enseigna à Paris, prêcha à Cologne et Strasbourg, et administra la province dominicaine de Teutonie depuis Erfurt.

Chronologie biographique

Enseignements

Le prieuré d'Erfurt

L'enseignement spirituel de Maître Eckhart est centré sur une invitation au détachement reconnu comme moyen (et non terme) indispensable de l'union à Dieu, ainsi qu'à la réception de Dieu dans le cœur du disciple, fruit de la «divinisation» reçue d'et par l'union à Dieu[1]. Ce détachement est ontologique, à la fois suppression ou annihilation de ce que nous ne sommes pas ("Entbildung" dans les écrits en moyen-haut allemand) et constitution d'un dépassement métaphysique de soi ('Ueberbildung")  : par conséquent un renoncement à tout ce qui rend l'être crée indisponible à l'action de la Grâce ; le dernier degré de ce détachement consistant même à s'affranchir de l'effort pour se rapprocher de Dieu. Il s'agit en effet moins de se décharger du poids de réalités contingentes extérieures que de cultiver et entretenir une intériorité conçue comme fragment de l'union à ce monde, autrement que le Christ, qui en sa chair humaine fut attaché au monde, mais par sa génération au moyen de l'Immaculée Conception, exempt de toute corruption. Ainsi disposé, l'esprit libre, le cœur humble, toute attente ou aspiration personnelle éteinte, l'intériorité insensible à toute turpitude, Dieu ne peut faire autrement que de s'y loger, comblant cette vacuité par la félicité ; «l'homme devenant par Grâce ce que Dieu est en nature.» (Maxime le Confesseur). C'est ce qu'on nomme la divinisation, ou en grec la théosis, thème mal connu, jugé quelquefois hétérodoxe, tandis que remontant, hormis Maxime le Confesseur, à Augustin, et se prolongeant en de très grands spirituels tels que Nicolas de Cues. Cet apparent empiètement sur la puissance divine et la suspension du mouvement spontané de la piété ont été les prétextes principaux des accusations d'hérésie, confortées par des énoncés dégagés de leur contexte de prédication, le tout augmenté par le goût de formules paradoxales[2].

Ainsi, contre la tendance générale à l'abandon du monde, Eckhart proclame et justifie théologiquement la possibilité de réintégrer l'identité métaphysique avec Dieu tout en restant dans le monde. C'est une formulation chrétienne d'une union effective à Dieu. Il est préférable d'aller du vocabulaire latin au vocabulaire allemand pour comprendre Eckhart sans risque. Ainsi en va-t-il pour le mot déité, présent dans nombre de traductions françaises. Or, le texte latin d'Eckahrt utilise toujours le couple «deus-divinitas», à une seule exception où ce couple devient «trinitas-deitas», et en allemand «Gott-Gottheit». Une traduction se voulant savante a introduit le terme déité dans la traduction française, équivalent à deitas en latin, au lieu de conserver le texte eckhartien divinité, instillant l'idée qu'Eckahrt reprendrait une partie de la théologie de Gilbert de la Porrée au premier quart du XIIe siècle. Selon l'adage «Tout ce qui est en Dieu est Dieu», alors, demanda Gilbert de la Porrée, par quoi, Dieu est-il Dieu, puisque ce par quoi on est quelque chose, n'est pas celui qu'on est ? Ainsi il introduisit la distinction entre Dieu, divinité et déité. Eckhart ne le suit pas dans sa radicalité, même s'il connaît ses conceptions ontologiques, en particulier à travers les reprises aménagées par (Alain de Lille) dans ses Règles de Théologie. Il emploie à dessein un autre vocabulaire pour se mettre à distance des excès porrétains, essentiellement dans sa théologie de la création[3]. Le terme déité ainsi employé participe à placer Eckhart dans une sphère non-dualiste, tandis qu'il prêche la trinité. Cet exemple philologique montre qu'encore aujourd'hui, le christianisme affiché d'Eckhart et sa volonté d'orthodoxie n'est pas comprise, même de lettrés censés être spécialistes de cette période[4].

L'expérience mystique est vue comme le retour à la Divinité manifestée dans le Christ vivant en le cœur du croyant. L'union avec Dieu est comparée à une goutte d'eau retournant à l'océan. La vocation prédestinée de l'homme est d'être en Dieu. Si le Père génère le Fils dans l'éternité, Dieu génère le Fils dans le fond sans fond, l'abditus mentis d'Augustin, ou Grund en moyen-haut allemand, de l'âme. Toute cette théologie est particulièrement classique. et porte le nom d'inhabitation trinitaire[5]. Ce n'est pas cette thèse qui a suscité la haine contre Eckhart[6].

Ce qui finalement a monté des adversaires contre Eckhart est un ensemble complexe :

La difficulté de ses thèses a conduit à de nombreuses interprétations erronées de son message. Eckhart avait pour projet d'écrire une œuvre originale. À l'époque des Sommes Théologiques, il envisageait un ouvrage tripartite, combinant les commentaires bibliques et la spéculation, organisé autour de mille questions. Cet Opus Tripartitum n'a pas été achevé, et les chercheurs tentent aujourd'hui d'en retrouver des éléments dans les œuvres qui nous sont parvenues[11].

Le portail de maître Eckhart au prieuré d'Erfurt.

Il fut accusé d'hérésie en 1326, et en 1329 les thèses extrêmes extraites de ses œuvres furent condamnées. Cependant, de l'avis de Josef Ratzinger lui-même quand il n'était pas encore pape, le procès n'a pas eu lieu, Eckhart n'est pas au sens strict du terme condamné. Il n'a par conséquent même pas à être réhabilité. Le professeur Joseph Ratzinger, futur pape sous le nom de Benoît XVI, après examen, n'a pas trouvé d'hérésie, mais des maladresses de langage dans ses œuvres. La théosis, ou divinisation, l'inhabitation trinitaire, le primat de la grâce, la structure paradoxale du dogme chrétien qui est une suite d'apories maintenues (Christ Dieu et homme, mort et vivant, Dieu un et trois; l'homme saint et pécheur, le salut déjà là et pas encore, etc.. )  : tout cela appartient à la tradition chrétienne, portée par les plus grands maîtres. C'est même l'une de ses caractéristiques, Le "Problème "Eckhart" ne serait par conséquent plus qu'un problème de compréhension, une fois positionné combien Eckhart refuse la principe scotiste (de Jean Duns Scot) d'univocité de l'Être [12] : ce principe pose comme préalable l'incapacité de transporter en Dieu par ressemblances des principes ontologiques formulés au sujet de ce qui n'est pas Dieu.

Selon Benoît Beyer de Ryke [13], la condamnation de Maître Eckart aurait pour origine avant tout le fait qu'il ait cherché à faire passer ses théories non pas dans ses traités théologiques en latin - dont la lecture était réservée à un petit nombre de lettrés - mais dans ses sermons publics adressés en langue vernaculaire, par conséquent comprise de tous, à des dominicains ainsi qu'à des béguines et en particulier à de simples laïcs.

On ignore la date exacte de son décès : il partit de Cologne à destination d'Avignon pour défendre ses thèses. Par la suite, sa trace est complètement perdue, ce qui ajoute toujours au mystère l'entourant, dans la mesure où il n'a pas laissé d'autobiographie, et a restreint au strict minimum les confidences sur sa vie.

L'inspiration de Maître Eckhart

Maître Eckhart applique un principe habituel au Moyen-Age : la "discretio", il ne dit rien à son sujet. Les autobiographies existent, mais sont rares : Suso fait exception à la règle. Sa condamnation semble avoir empéché toute biographie posthume qui nous aurait renseigné sur son parcours intellectuel précis. Énormément retiennent néenmoins à son sujet l'influence d'Augustin, et de Pseudo-Denys l'Aréopagite, essentiellement dans toute la thématique dite "théologie négative", où ce qui est dit de Dieu est toujours au moins imparfait, au pire faux, quoiqu'il soit cependant indispensable d'apporter une parole à l'être crée, tandis que, selon Eckhart, ce que sert à désigner la parole ne soit pas atteignable par les mots. L'unique argument du nombre de citations d'Augustin montre qu'il demeure sa première source.

On trouve dans «Le Miroir des simples âmes anéanties», une thématique proche de celle que développera Maître Eckhart. Son auteur, Marguerite Porète, fut brûlée à Paris le 1er juin 1310, peu de temps avant le premier séjour qu'il y fit. Or, l'inquisiteur chargé d'instruire son procès résidait dans le même couvent qu'Eckhart. Il y a de discrètes mais fermes allusions à l'ouvrage de Marguerite Porète, Le miroir des âmes simples anéanties, ainsi qu'à d'autres béguines, disséminées dans l'œuvre d'Eckhart.

Eckhart cite souvent de nombreux auteurs dont :

Il a recours à des éléments de poésie, profanes ou religieuses, à des séquences liturgiques. En outre, il montre une excellence connaissance des sources habituelles de la scolastique (les Règles de Théologie d'Alain de Lille), et même du droit (décret de Gratien). Si Platon est cité, Aristote l'est plus toujours. Eckhart selon la question se déclare explicitement tributaire de l'une ou l'autre tradition philosophique.

Il est dans la continuité, et non dans la répétition, des penseurs dominicains du XIIIe siècle. Il prolonge le travail de pensée du dogme chrétien engagé par son ordre dès l'apparition de la scolastique. Sur de nombreux points, il renvoie à Thomas d'Aquin. Comme ce dernier, il est particulièrement fidèle à la devise de son ordre : "Contemplata aliis tradere", communiquer aux autres ce qui est contemplé. Mais il sait aussi préférer ou inventer des solutions originales à l'endroit où les réponses thomasiennes ne le satisfont pas. À la différence de Dietrich de Freiberg, un de ses prédécesseurs immédiats, à la fois dans le monde germanique et dans l'ordre dominicain, il se préserve des thèses d'Avicenne. De même, il n'utilise pas tout autant Proclus qu'Albert le Grand.

La postérité de Maître Eckhart

Maître Eckhart fut le fondateur du courant spirituel qu'on nomme la Mystique rhénane. Deux grands prédicateurs dominicains furent ses disciples immédiats :

Au XXe siècle, le pangermanisme nazi crut envisageable de s'accaparer Eckhart, au moins comme l'un des fondateurs de la langue allemande et interdit à Raymond Klibansky [20] (1905-2005), parce qu'il était juif, d'étudier ses ouvrages. Cette tentative de récupérer Eckhart échoua ; comme le note Wolfang Wackernagel, spécialiste suisse de ce dernier, il n'y a pas de traces d'antisémitisme chez un auteur qui dit toute son admiration pour Maïmonide[21] C'est avec Heidegger que les références sont les plus explicites [22]. Dès son étude de Jean Duns Scot, Heidegger annonce l'obligation d'approfondir la pensée du Maître Thuringien. Selon Pierre Capelle, Heidegger a cherché dans Eckhart une phénoménologie de la religion, et la pensée de l'être (ontologie) et l'attente de Dieu. L'ontologie heideggerienne, et sa pensée de l'Un, s'enracinent dans plusieurs dispositifs médiévaux, dont celui d'Eckhart. Plus proche de nous, la parenté de la philosophie de Michel Henry est assez forte pour qu'une thèse et de nombreuses publications lui ait été consacrées, essentiellement dans le registre de l'ineffable et de l'engendrement.

D'autre part, les textes de Maître Eckhart ont inspiré au compositeur de musique contemporaine Pascal Dusapin la pièce pour chœur mixte Granum sinapis (1997).

Œuvres de Maître Eckhart

la mention "fr" indique que l'ouvrage, traduit, est disponible en librairie. Les principaux traducteurs sont , pour l'œuvre allemande, Jeanne Ancelet-Eustache et Alain de Libera ; pour l'œuvre latine F. Brunner (et A. de Libera) mais aussi Pierre Gire.

L'œuvre latine toujours inédite est en cours de traduction sous la direction de Mme Vannier (Univ. Metz). Sous sa direction, en accord avec les autres chercheurs européens et nord-américains faisant autorité, la traduction et l'introduction aux œuvres manquantes est beaucoup entamée. Les sermons latins sont désormais édités et présentés en français par Jean Devriendt.

D'autres traductions, partielles le plus fréquemment, sont quelquefois produites, parfois à partir de traductions anciennes, libres de droit, mais fautives. La difficulté des textes est telle qu'il est préférable de chercher la garantie offerte par les Groupes de Recherches reconnus par l'Université.

Sermons traduits et présentés par Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière, philosophes, germanistes, et auteurs d'un remarquable Maître Eckhart ou l'empreinte du désert (Albin Michel)  :

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

  1. J. Devriendt, «L'apparition de Dieu dans l'âme dans les Sermons latins d'Eckhart», in : L'apparition de Dieu dans l'âme chez Eckhart et Nicolas de Cues, Paris, Cerf, coll. «Patrimoines», 2006, p. 39-54.
  2. La synthèse des connaissances actuelles sur cette question est donnée dans Benoît Beyer de Ryke, Maître Eckhart, une mystique du détachement, Bruxelles, Ousia, 2000
  3. Marie-Anne Vannier, «S. Augustin et Eckhart. Sur le problème de la création», Mélanges. J. Oroz Reta, Augustinus, 39, 1994, p. 551-561
  4. Sur ces questions, voir les dernières publications dirigées par Mme Vannier aux ad. du cerf concernant la pensée d'Eckhart sur l'Église, la trinité et la prédication
  5. Marie-Anne Vannier, «L'Être, l'Un et la Trinité chez Eckhart», in : Mystique : la passion de l'Un de l'Antiquité à nos jours, Bruxelles, Publications de l'Université de Bruxelles, 2005, p. 133-139.
  6. cf. Kurt Ruh, Initiation À Maître Eckhart - Théologien, Prédicateur, Mystique, Cerf, 1997
  7. Georgette Epiney-Burgard, Émilie Zum Brunn, Femmes troubadours de Dieu, Brepols, 1988, Paris,
  8. Maurice De Gandillac, Genèse de la modernité. Chap. XII. L'abîme et l'étincelle (aspects de l'eckhartisme), Cerf, 1992, Paris
  9. Gerard Huber, «Negative Theologie und Paradoxes Ethos bei Meister Eckhart» dans Recueil d'études offert à Fernand Brunner. Métaphysique, Histoire de la philosophie, à La Baconnière, «Langages», Neufchâtel, 1981, p. 135 et ss. Cyprian Smith, The way of paradox : spiritual life as taught by Meister Eckhart, Longmann and Todd, 1987, Londres
  10. Édition des documents Loris Sturlese, «Die dokumente zum Prozeß gegen Meister Eckhart», dans Heinrich Stirnimann, Ruedi Imbach, Eckhardus Theutonicus homo doctus et sanctus. (Nachweise und Berichte zum Prozess gegen Meister Eckhart), Dokimion n°11, Nouveaux suppléments à Freiburger Zeitschrift für Philosophie und Theologie, Universität Verlag, Fribourg, 1992, p. 1-6,
    Gabriel Théry, «Édition critique des Pièces relatives au procès d'Eckhart contenues dans le manuscrit 33 b de la bibliothèque de Sœst», Archives d'Histoire Doctrinale et Littéraire du Moyen-Age, 1, 1926-1927, p. 129-268
  11. Ces intentions sont données par Eckhart dans son Prologue à l'œuvre tripartite contenu au début de son commentaire de la Genèse, édité et traduit en français Commentaire de la Genèse précédée des Prologues, Fernand Brunner, Alain De Libera, Édouard Henri Weber, Émilie Zum Brunn, intro, trad., Cerf, L'œuvre latine de Maître Eckhart, 1, 1989, Paris. La mise au point la plus accessible, est donnée par Kurt Ruh, Initiation À Maître Eckhart - Théologien, Prédicateur, Mystique, Cerf, 1997
  12. Vladimir Lossky, Théologie négative et connaissance de Dieu chez Maître Eckhart, Vrin, Paris, p. 311.
  13. Maître Eckhart, éditions Entrelacs, p. 67
  14. 'Louise Gnædinger, Johannes Tauler, Lebenswelt und mystische Lehre, H. Beck, Munich, 1993 (en allemand) ; Jean Tauler, Sermons, E. Hugueny, G.. Théry, M. A. L. Corin trad., Cerf, Sagesses Chrétiennes, Paris, 1991
  15. 'Voir le site de la Bibliothèque nationale Universitaire de Strasbourg, [1], le manuscrit fortement illustré de l'Exemplar d'Henri Suso; Meister Eckhart und seine Jünger. Ungedruckte Texte zur Geschichte der Deutschen Mystik., Jostes Franz éd., Ruh Kurt postface, W. de Gruyter, 1972, New-York Berlin; Henri Suso, Œuvres complètes, Ancelet-Hustache Jeanne trad., intro. et notes, Seuil, 1977, Paris,
  16. Alain de Libera, Eckhart, Suso, Tauler ou la divinisation de l'homme, Paris, Editions Bayard, 1996, p. 199
  17. Benz Ernst, Les sources de la philosophie romantique allemande, Jean Vrin, Paris, 1968. DIERKENS, Alain / BEYER DE RYKE, Benoît Maître Eckhart et Jan van Ruusbrœc. Etudes sur la mystique "rhéno-flamande" (XIIIe-XIVe siècle) / éd. par Alain DIERKENS et Benoît BEYER DE RYKE. - Bruxelles : Editions de l'Université de Bruxelles, 2004
  18. Luther avait une grand admiration pour Jean Tauler, "le plus correct des mystiques", et pour Eckhart. leurs œuvres furent partiellement édités dans "Theologia Teütsch. das ist ain edels und kostlichs büchlin von rechten verstand, was Adam und Christus sey, und wie Adam in uns sterben, und Christus ersteen soll, Jean Knobloch", 1519, Strasbourg, édition préfacée par Luther. Voir aussi Kraatz Martin, Luther und Shinran - Eckhart und Zen, Brill, Beihefte der Zeitschrift für Religions- und Geistesgeschichte, 31, 1931, Cologne,
  19. Franz von Baader (1765-1841) fera découvrir Eckhart à Hegel : «J'étais à Berlin fréquemment en compagnie de Hegel. Un jour, en 1824, je lui lus des textes de Maître Eckhart, dont il ne connaissait jusque-là que le nom. Il fut si enthousiasmé qu'il donna l'autre jour toute une conférence sur Maître Eckhart devant moi, et qu'il finit par ces paroles : Voilà précisément ce que nous voulons.» Franz von Baader, Sämtliche Werke, Bd., 15, p. 159
  20. Raymond Klibansky, The continuity of the Platonic tradition during the middle ages. Outline of a Corpus plato nicum medii ævi. London 1939.58 S
  21. Friedlander Albert H., «Eckhart et la tradition juive : Maïmonide et Paul Celan», dans Zum Brunn Émilie dir., Voici Maître Ekhart, éd. Jérôme Millon, Grenoble, 1994, p. 385-400, Moïse
  22. sidoro Flaumbaum, Meister Eckhart y Martin Heidegger. Buenos Aires 1944. - Auch : Minerva 1

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