Lettre à Ménécée

La Lettre à Ménécée est une lettre écrite par Épicure, à propos de l'éthique et du bonheur. Dans cette courte lettre, Épicure donne à Ménécée un mode d'emploi vers la vie bienheureuse.



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Œuvre d'Épicure - Épicurisme - Courant philosophique - Philosophie morale

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  • La lettre à Ménécée est abondamment citée et diversement interprétée... La mort n'est pas à craindre, car étant absence de sensation elle ne pourra pas nous faire mal.... Désormais il faut parvenir à penser que, parmi les désirs, ... (source : agora.qc)
  • ... La Lettre à Ménécée est une lettre écrite par Épicure, ... Celui qui déclare craindre la mort non pas parce qu'une fois venue elle est redoutable, ... solution toujours facile à prendre, si on la désire si violemment.... (source : scribd)
  • La mort veut dire l'absence de sensibilité : il n'y a par conséquent rien à craindre en elle . La théorie de l'organisme, enfin, nous montre que les désirs naturels... (source : lyc-sevres.ac-versailles)

La Lettre à Ménécée est une lettre écrite par Épicure, à propos de l'éthique et du bonheur. Dans cette courte lettre, Épicure donne à Ménécée un mode d'emploi vers la vie bienheureuse. Pour cela, il s'appuie sur la figure du sage et sur les notions du plaisir et du désir.

Epicure lui annonce que la philosophie est la medecine de l'âme, et qu'on peut la pratiquer à tout age. Il propose aussi 4 remedes pour se soigner du mal de la condition humaine, liés a la philosophie, nommés aussi le Tetrapharmakos :

Considérer les Dieux à leur juste valeur

On devrait plutôt dire mieux considérer les dieux. En effet, Épicure ne considère pas que les Grecs maltraitent les divinités. Il affirme uniquement que la croyance populaire est fausse. Il va plus loin en affirmant qu'elle est impie. L'impiété concerne ceux qui sont persuadés que les dieux interviennent dans leur vie mais également ceux qui utilise Dieu avec des intentions fallacieuses. Selon l'auteur, cela ne peut pas se produire dans la mesure où les dieux ne laissent rien au hasard. Or, seule la contingence introduit des événements dans notre vie. Les dieux vivent dans l'éternité, c'est-à-dire hors du temps, et ne se préoccupent pas de ce qu'il se passe sur Terre.

Ne pas craindre la mort

La mort joue à cache-cache avec nous. C'est pour cette raison que nous ne devons pas la craindre. Il est presque absurde de la craindre, dans la mesure où on ne la rencontre jamais. L'auteur part du principe suivant :

En suivant cette réflexion, il est envisageable de comprendre que nous ne rencontrons jamais la mort. Or, comment craindre quelque chose qu'on ne rencontrera jamais ? Comment et en particulier pourquoi ?

Il faut rajouter l'idée que la mort est l'absence de sensation. Or, les sensations englobent la douleur, douleur qui est l'absence de bonheur par conséquent une mauvaise vie. La mort représente par conséquent pour Epicure la cessation de la douleur. Donc, il n'y a rien à craindre de la mort.

Savoir maîtriser ses désirs

Épicure établit une distinction entre les différents types de désirs :

Satisfaire ses désirs ne veut pas dire non plus devenir ascète mais bel et bien savoir éviter une situation de dépendance envers les plaisirs ou les désirs. Afin d'expliquer ce point, Épicure parle de "calcul des plaisirs". C'est un principe selon lequel il faut savoir résister à un plaisir pour prévenir un plus grand mal qui pourrait survenir plus tard. Le sage est capable de suivre cette direction et il évite ainsi le manque qui viendrait entraver sa vie. L'objectif du sage et par conséquent du philosophe est d'atteindre l'ataraxie, c'est-à-dire le repos de l'âme, et l'aponie, qui concerne le corps. Il y a, et surtout dans la lettre à Ménécée, une hiérarchie des douleurs, celle de l'âme étant plus dure à supporter que celle du corps. L'âme doit aussi permettre d'oublier la douleur somatique. Dans une lettre qu'il a rédigée le jour de sa mort à Idoménée, tandis qu'il était atteint d'une maladie particulièrement douloureuse, Epicure précise qu'il surmonte ses douleurs physiques en se remémorant les conversations qu'ils ont eues ensemble. C'est ainsi qu'il est envisageable d'affirmer que le corps semble moindre que la santé de l'âme.

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