Léo Taxil

Marie Joseph Gabriel Antoine Jogand-Pagès, dit Léo Taxil, né à Marseille le 21 mars 1854 et mort à Sceaux le 31 mars 1907, est un écrivain français, auteur d'un canular célèbre auquel furent pris le pape et les évêques de France.



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  • Léo Taxil est l'écrivain antimaçonnique le plus célèbre.... Taxil s'est amusé à mystifier la France catholique de 1895 en utilisant l'ensemble des préjugés... (source : alnr.chez-alice)
  • Le canular de Taxil (Léo Taxil) est probablement le plus célèbre des canulars antimaçonniques français. Son auteur, Léo Taxil, souhaitait se... (source : frenchconspiracy.xooit)
Léo Taxil
Leo taxil.jpg
Nom de naissance Marie Joseph Gabriel Antoine Jogand-Pagès
Autres noms Paul de Regis, Adolphe Ricoux, Prosper Manin, Miss Diana Vaughan, Jeanne Savarin, Carlo Sebastiano Volpi, Dr Bataille
Naissance 21 mars 1854
Marseille
Décès 31 mars 1907,
Sceaux
Langue d'écriture Français
Genre (s) Romans, Essais
Œuvres principales
  • Les Mystères de la franc-maçonnerie, Essai

Marie Joseph Gabriel Antoine Jogand-Pagès, dit Léo Taxil, né à Marseille le 21 mars 1854 et mort à Sceaux le 31 mars 1907, est un écrivain français, auteur d'un canular célèbre auquel furent pris le pape et les évêques de France.

Biographie

Né dans une famille bourgeoise aux opinions plutôt royalistes et particulièrement cléricales, il est envoyé, après une fugue dans une institution de correction tenue par les jésuites, qui lui inspirent une aversion profonde et un anticléricalisme violent. Devenu journaliste et républicain, il doit quitter Marseille, pour des raisons obscures et fait un bref séjour en Suisse, avant de rejoindre Paris. À partir de 1875, il s'engage dans la lutte anticléricale, fondant la Librairie anticléricale puis des journaux comme La République anticléricale, et adopte le pseudonyme de «Léo Taxil» (Léo pour Léonidas, le prénom d'un aïeul maternel, et Taxil en référence à un seigneur hindou allié d'Alexandre le Grand). Se réclamant dans ses écrits de Voltaire, il tourne en dérision l'enseignement du dogme et la morale catholique, ridiculise les «calotins» et accuse le clergé de l'ensemble des vices, en premier lieu Mgr Dupanloup, plutôt qu'il ne à pour but de mettre en évidence les conflits entre science et théologie. Il participe aussi à des banquets républicains et organise de nombreuses conférences qui, la notoriété venant, attire un public enthousiaste[1].

En 1879, il passe devant la cour d'assises de la Seine pour avoir écrit À bas la Calotte, qui lui vaut d'être poursuivi pour avoir injurié une religion reconnue par l'État et outragé la morale publique, mais il est acquitté.

En 1881, il rédige La Marseillaise anticléricale.

Le public, lassé, boudant les dernières parutions de la Librairie anticléricale, Léo Taxil conçoit une nouvelle mystification. En 1886, il annonce sa conversion, fait un pèlerinage à Rome et reçoit l'absolution de Léon XIII, désavouant ses travaux antérieurs[1]. Il débute alors une campagne contre les Francs-maçons, dont il a été exclu dès le 1er degré pour «fraude littéraire». Selon ses dires, il faisait partie de la loge Le temple des amis de l'honneur français[2].

En 1887, il est reçu en audience par le pape Léon XIII, qui blâme l'évêque de Charleston pour avoir dénoncé les confessions antimaçonniques comme une fraude. En 1892, Taxil commence à publier un journal La France chrétienne anti-maçonnique.

Entre le 20 novembre 1892 et le 20 mars 1895, il fait paraître avec Carl Hacks, sous le pseudonyme du Docteur Bataille, Le Diable au XIXe siècle, un ouvrage prétendant dresser l'état de l'occultisme, accusant les loges d'adorer le démon et dénonçant une vaste conspiration maçonnique mondiale, qui fait un grand bruit. À côté de figures bien réelles de la maçonnerie comme Albert Pike, il met en scène des personnages de fiction, comme Sophie Walder, Grande Maîtresse du Lotus de France, Suisse et Belgique, et Diana de Vaughan, haute dignitaire luciférienne, qui aurait écrit pour lui ses confessions, où elle parle du culte satanique nommé «palladisme». Ces assertions sont confirmées, à la même époque, par l'installation à Paris d'une Américaine du nom de Diana Vaughan qui attire aussitôt l'attention et que Taxil présente aux journalistes catholiques influents. Devant les prétendues révélations de Diana Vaughan, une polémique naît. Un Congrès antimaçonnique, réuni à Trente avec la bénédiction de Taxil en 1896, tente en vain de trancher la question de leur véridicité[1], [3].

Article principal : Canular de Taxil.

Pressé de montrer Diana aux incrédules, qui doutent de la véracité des affirmations de Diana Vaughan, et de son existence même, Taxil décide finalement de révéler la mystification[1], lors d'une conférence le 19 avril 1897 dans la grande salle de la Société de géographie de Paris. À la stupeur de l'auditoire, qui compte un certain nombre d'ecclésiastiques, il fait savoir que cette Diana n'était qu'un canular parmi toute une série, il s'agit une simple dactylographe employée par une maison américaine qui vend des machines à écrire[1] et qui lui avait permis d'utiliser son nom. Il avait commencé, dit-il, douze ans plus tôt, en persuadant le commandant de Marseille que le port était infesté de requins et qu'un navire avait été envoyé pour les détruire. Il avait ensuite découvert une ville sous-marine dans le Lac Léman et attiré des touristes et des archéologues pour la retrouver. Il remercie les évêques et les journaux catholiques d'avoir si bien contribué à son canular final, à savoir sa conversion.

L'assistance reçoit ces révélations avec indignation. Quand Taxil veut s'en aller, il est malmené au point que des agents de police doivent l'accompagner jusqu'à un café voisin. Il quitte alors Paris.

Il finit sa carrière comme correcteur à l'imprimerie de Sceaux[1].

Publications

Les Mystères de la franc-maçonnerie
Le Diable au XIXe siècle, écrit sous le pseudonyme collectif de Dr Bataille avec Charles Hacks

Léo Taxil a fait paraître certains de ses ouvrages sous divers pseudonymes : Paul de Regis, Adolphe Ricoux[4], Prosper Manin, Miss Diana Vaughan, Jeanne Savarin, Carlo Sebastiano Volpi[5].

Ouvrages anticléricaux

Ouvrages antimaçonniques

Romans

Essais

Livres d'illustrations

Léo Taxil

Notes et références

  1. Élisabeth Ripoll, «Léo Taxil ou le feuilleton de l'anticléricalisme», dans Antoine Court (dir. ), Le populaire à l'ombre des clochers, Université de Saint-Étienne, 1997, 185 pages, p. 55-66 (ISBN 2862721093) .
  2. Léo Taxil, La France maçonnique, liste alphabétique des franc-maçons, 16 000 noms dévoilés, 1888, avant-propos, p. V, Texte en ligne
  3. William Vogt (pamphlétaire) , La Grande duperie du siècle, Paris, 1904, p. 136-137.
  4. Quelques erreurs des anti-maçons.
  5. Bibliothèque nationale de France

Bibliographie

Voir aussi

Lien externe


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