Guillaume d'Ockham

Guillaume d'Ockham ou Guillaume d'Occam, dit le «Docteur invincible» et le «Vénérable initiateur», était un philosophe, logicien...



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Papauté d'Avignon - Franciscain - Théologien britannique - Théologien catholique - Philosophe du XIVe siècle - Scolastique - Logicien - Philosophe du langage - Philosophe politique - Naissance en 1285 - Décès en 1347

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  • Guillaume d'Ockham serait né en Angleterre à Ockham dans le Surrey vers 1290.... et il défend son ordre contre le Pape d'Avignon Jean XXII qui reproche à cet ordre son... Guillaume d'Ockham est un disciple de Jean Duns Scott.... (source : denistouret)
Guillaume d'Ockham
Philosophe britannique
Moyen Âge tardif
Guillaume d'Ockham d'après le manuscrit de Summa Logicae, 1341
Guillaume d'Ockham
d'après le manuscrit de Summa Logicæ, 1341
Naissance : 1285 (Ockham, en Angleterre)
Décès : 9 avril 1347
École/tradition : Scolastique et nominalisme
Principaux intérêts : Arts libéraux, logique, métaphysique, physique, théologie, éthique et politique
Idées remarquables : Connaissance intuitive/abstractive, Théorie du signe (signum) et de la supposition (suppositio), Omnipotence divine (potentia Dei absoluta)
Œuvres principales : Commentaire des Sentences ;
Somme de logique
Influencé par : Aristote, Augustin, Boèce, Roscelin, Abélard, Guillaume de Champeaux, Averroès, Duns Scot, École franciscaine
A influencé : Jean Buridan, Nicolas d'Autrecourt, Grégoire de Rimini, Luther, Peirce, Frege, Russell et Wittgenstein (via le rasoir d'Ockham)

Guillaume d'Ockham ou Guillaume d'Occam[1] (v. 1285 - 9 avril 1347), dit le «Docteur invincible» et le «Vénérable initiateur» (Venerabilis inceptor), était un philosophe, logicien et théologien anglais, membre de l'ordre franciscain, reconnu comme le plus éminent représentant de l'école scolastique nominaliste (ou «terministe», selon la terminologie ockhamienne), principale concurrente des écoles thomiste et scotiste.

Sa doctrine fut soupçonnée d'hérésie par les autorités ecclésiastiques parce qu'elle remettait en cause bon nombre de postulats de la théologie respectant les traditions, surtout ses prémisses «scientifiques» (subordination thomiste ou déduction scotiste), et parce qu'elle critiquait la possibilité d'une démonstration de l'existence divine. Ockham s'en est aussi pris aux fondements de l'autorité temporelle du pape dans ses écrits politiques, rejoignant de facto l'empereur Louis IV de Bavière en lutte contre le Saint-Siège.

La philosophie d'Ockham annonce la science moderne, l'empirisme anglais mais aussi la philosophie analytique contemporaine, car elle insiste en particulier sur les faits et sur le type de raisonnement utilisé dans le discours rationnel, au détriment d'une spéculation métaphysique sur les essences.

Vie et travaux

Jusqu'en 1324

Guillaume d'Ockham fait de brillantes études au couvent universitaire d'Oxford, puis à Paris. Au contraire de ce qu'affirmait Trithème, il ne semble pas qu'il ait été l'élève de Duns Scot[2]. Il enseigne quelques années à Oxford et aurait dû devenir docteur (études couronnées par l'inceptio), mais ayant commencé ses études vers 1315, la convocation papale l'en a certainement empêché. Ceci explique certainement son surnom de venerabilis inceptor. En 1324, suite à la dénonciation de John Lutterell, chancelier thomiste de l'Université, il est accusé d'hérésie du fait de ses positions métaphysiques radicales. Guillaume d'Ockham est convoqué pour s'expliquer en Avignon, où siège le pape Jean XXII, et y croise Maître Eckhart, lui aussi convoqué pour un procès en hérésie. Guillaume d'Ockham ne sera néanmoins jamais condamné, pour des raisons toujours inconnues, au contraire de Maître Eckhart qui sera condamné en 1329, après sa mort. 1324 est aussi l'année de révolte de Michel de Césène contre la papauté.

1324-1328 à Avignon

L'archevêque Simone Saltarelli, sur la fresque de la Chapelle des Espagnols, est représentée aux pieds d'Innocent VI, en train d'admonester Guillaume d'Ockham et Michel de Césène, général des franciscains. À gauche ainsi qu'à droite du pape se trouvent le cardinal Albornoz et Charles IV de Luxembourg

Ockham vit en semi-liberté dans un couvent de son ordre. «On comprend les impatiences, les rancœurs du jeune moine, conscient de sa valeur et arrêté dans sa carrière»[3]. Cette période est marquée par l'opposition du pape aux franciscains. Jean XXII souhaite que les frères reconnaissent être dépositaires d'un droit d'usage sur les biens dont ils disposent (surtout de leurs églises). Mais ces derniers refusent, revendiquant un «usage sans droit» [4]. Les frères les plus radicaux s'unissent au sein du courant des spirituels. La querelle de la pauvreté commence. Ockham ne s'intéresse vraiment à cette querelle (qu'il croyait réglée) qu'avec la venue de Michel de Césène en son couvent d'Avignon à l'automne 1327. Persuadé que le pape est tombé dans l'hérésie, il rejoint alors les spirituels.

Les thèses des spirituels sont sujettes à débat. Certains pensent actuellement qu'ils prêchaient la pauvreté intégrale pour l'Église telle que souhaitée par saint François d'Assise, d'autres qu'ils ne défendaient que le droit des moines franciscains à vivre hors du régime de la propriété. Ils prennent en tout cas le parti de Louis de Bavière. Ockham s'enfuit à Munich dans la nuit du 25 mai 1328. Il aurait alors prononcé à l'empereur ces mots célèbres : «O Imperator, defende me gladio et ego defendam te verbo», «défends moi par l'épée, et je te défendrai par le verbe».

Après 1328

Louis de Bavière proclame la primauté du pouvoir temporel sur le pouvoir spirituel. Il trouve par conséquent de formidables alliés dans le courant des Spirituels. Le pape excommunie Michel de Césène le 20 avril 1329. Il excommunie aussi Ockham mais la date n'est pas certaine. Ce dernier consacre alors le reste de sa vie à son œuvre théologique, philosophique, ainsi qu'à des pamphlets politico-religieux contre l'autorité pontificale. Guillaume d'Ockham meurt en 1347, peut-être lors de l'épidémie de peste noire, mais ce n'est pas avéré.

Thèses métaphysiques et politiques

On associe fréquemment Guillaume d'Ockham au nominalisme médiéval. En réalité, le terme nominalisme n'est apparu qu'à la fin du XVe siècle. Le franciscain philosophe et logicien, quant à lui, se considère comme un terministe, c'est-à-dire pratiquant la logique qui analyse le sens des termes.

Guillaume d'Ockham va plus loin que saint Thomas d'Aquin dans l'affirmation de la séparation de la raison et de la foi, en posant qu'il n'y a pas d'hiérarchie entre la philosophie et la théologie, que la première ne peut devenir la servante de la seconde, car il n'y a aucun rapport entre elles. De même que la science et Dieu ne se rencontrent pas, Guillaume d'Ockham considère que le pouvoir temporel est d'un autre ordre que le pouvoir spirituel. Il accuse à son tour le pape d'Avignon Jean XXII d'hérésie et de se mêler de ce qui ne le regarde pas pour l'élection de l'empereur du Saint Empire. Six siècles avant que ne commence à prendre une certaine ampleur le principe de la séparation de l'Église et de l'État, Guillaume d'Ockham aura été un précurseur de la sécularisation. En cela, il se place en continuateur et en modérateur de l'œuvre de Marsile de Padoue.

Guillaume d'Ockham défend une philosophie nominaliste pour laquelle les Universaux (concepts universels et abstraits comme humanité, animal, beauté…), ne sont que des mots, des termes conventionnels, des représentations dont il récuse le réalisme, la réalité substantielle. Pour lui, la connaissance s'appuie sur les choses sensibles et singulières, l'utilisation des universaux de la métaphysique est indispensable en sémiologie, mais aucunement en ontologie. Les universaux sont de simples mots pour permettre à la pensée de se former.

Ockham fait partie des premiers à avoir fondé une philosophie du langage à partir de l'idée d'un discours mental ou lingua mentalis , reprise au XXe siècle par Jerry Fodor [5]. S'appuyant sur Boèce et son commentaire de De l'interprétation d'Aristote, mais aussi sur St Augustin et le livre XV De la Trinité, il affirme ainsi qu'il y a trois sortes de phrases et de termes, écrites, parlées et conçues [6]. Il considère les mots comme des signes conventionnels, dont la signification est arbitraire, et qui se rapportent aux idées ou concepts mentaux. Ceux-là, par contre, sont des signes naturels, qui se rapportent aux choses et objets extérieurs. Ainsi, les mots se rapportent de façon secondaire aux choses, par l'intermédiaire des concepts mentaux [6]. Ce rapport du mot au concept mental est dupliqué par le rapport du mot écrit à la parole [6].

Il en découle le fameux principe, dit du rasoir d'Ockham. Ce principe de parcimonie de la pensée, de l'élégance des solutions, est un des principes de la logique et de la science moderne ; il fait de Guillaume d'Ockham un précurseur de l'empirisme anglais. «Le rasoir d'Ockham» stipule qu'«il ne faut pas multiplier les êtres sans obligation (entia non sunt multiplicanda prater necessitatem)». C'est un principe logique mais également ontologique, repris par exemple par Quine au XXe siècle [7].

La formule, en fait, ne se trouve pas chez lui ; il reprend un adage scolaire dérivé d'Aristote : «C'est en vain qu'on fait avec plusieurs ce qu'on peut faire avec un petit nombre. (Frustra fit per plura quod potest fieri per pauciora)» (Summa totius logicæ, I, 12) (1323). En physique, il rejette les entités non nécessaires (la quantité, le lieu, le temps, etc. ) comme réalités différentes de la substance corporelle.

Guillaume d'Ockham s'est aussi intéressé à la science. Ainsi, c'est lui qui a introduit, en 1323, la différence entre ce qu'on nomme le mouvement dynamique (que nous génèrons) et le mouvement cinétique (engendré par des interactions, dont des collisions) .

Influence sur la Réforme

Luther, au couvent et lors de ses études, a suivi les cours de Gabriel Biel, tributaire de la pensée d'Ockham. Il s'éleva contre elle , car elle était pour lui un retour au Pélagianisme, qui justifiait les hommes par leurs œuvres. Selon Joseph Lortz, le futur Réformateur serait tombé sur de mauvais maîtres : au lieu de rencontrer la scolastique classique représentée par Thomas d'Aquin, il aurait été marqué par l'occamisme et conduit ainsi à devenir hérétique.

Dans son Introduction à la philosophie médiévale, Kurt Flasch signale l'influence de Guillaume d'Ockham sur Luther via Grégoire de Rimini. Cette influence concerne essentiellement la séparation entre la foi et la raison, par conséquent entre la théologie et la philosophie, ainsi qu'un augustinisme moral austère.

Référence à Guillaume d'Ockham dans Le Nom de la rose

L'un des personnages du Nom de la rose d'Umberto Eco, le moine franciscain Guillaume de Baskerville est , de l'aveu même d'Eco, un clin d'œil à Guillaume d'Ockham. Premier jour, vêpres : «il ne faut pas multiplier les explications et les causes sans qu'on en ait une stricte obligation.» (Entia non sunt multiplicanda præter necessitatem).

Grandes dates

Date Événement
1182-1226 Francesco Bernardore (Saint François)
1219 Saint François part en Égypte convertir les musulmans

les franciscains s'approprient des églises et obtiennent des privilèges du Saint-Siège.

1226 Frère Élie fait ériger un luxueux centre de pèlerinage
Les différentes bulles attribuent la propriété en premier lieu à des bienfaiteurs laïcs («amis spirituels»), puis à la papauté elle-même.
1230 bulle Quo elongati de Grégoire IX : les Franciscains ont l'usage, non la propriété des biens dont ils jouissent.
1245 Bulle Ordinem Vestrum d'Innocent IV

les franciscains ont l'usage (usus) de biens qui, théoriquement, sont «in jus et proprietatem Bæti Petri» (proprietas, dominium)

1258 Bulle Virtute conspicuos d'Alexandre IV (surnommée par les frères Mare magnum tant elle contient de privilèges)
1279 Bulle Exiit qui seminat de Nicolas III : les franciscains n'ont que le simplex usus facti, l'Église romaine la proprietas ; à noter que le sens des termes n'est pas alors fixé.
1290 Le Roman de la Rose raille l'Ordre franciscain et son vœu de pauvreté : «Si qu'on croie par le monde / Que vertu toute en nous abonde / Et toujours pôvres nous feignons / Nous sommes, ce vous fait sçavoir, Cil qui tout ont sans rien avoir.»
1312 Clement V, Exivi de paradiso
1316 Jean XXII devient pape
années 1320 développement du courant franciscain rigoriste des «spirituels» :
  • culte intransigeant de la pauvreté
  • pauvreté du Christ (n'a jamais rien possédé, il ne vivait pas dans le droit)
  • la propriété est une vie moralement inférieure

Ils se révoltent contre le pape et jettent la dissension dans l'Ordre.

1322 bulle de Jean XXII (pape de 1316-1334)
  • décrétale Quia nonnunquam, 26/03/1322 remet en cause le dogme de la propriété de Nicolas III.
  • Ad conditorem canonum (2.12.1322 : démonstration que le pape peut établir du droit positif ; exposition de ses thèses relatives à la propriété des choses consumptibles)

Le Saint-Siège dénonce la fiction juridique protégeant les Franciscains de la propriété.

1323 bulle Cum inter nonnullos (12.11.1323)  ; les moines sont acculés et doivent réagir
1324
  • Ockham à Avignon pour 51 des thèses de ses Sentences.
  • Le pape poursuit cette «doctrine pestilentielle» franciscaine de la propriété (lettre au roi d'Angleterre, 26/08/1324).
  • bulle Quia quorundam (10.11.1324)  : les papes qui ont précédé n'ont pas scindé propriété et usage de fait, leur intention étaient d'attribuer à l'Ordre sa part juste de biens ; individuellement, les moines sont propriétaires. Affirmer que le Christ n'avait aucun droit est une proposition hérétique.
1329 Bulle Quia vir reprobus ("Cet homme que nous réprouvons", directement adressée contre Michel de Césène (16.11.1329)
1330 Réponse de Césène à la papauté Ad perpetuam rei memoriam innotescat quod ego, Fr. Michæl (25/11/1330) et dans Christianæ fidei fundamentum.
vers 1332 Opus nonaginta dierum
1334 4 déc. 1334 : mort de Jean XXII ; Benoît XII tente de sauvegarder sa mémoire → la lutte continue pour les Spirituels (Bonagratia, Henri de Talheim, François d'Ascoli, Ockham)
1338 16 juillet 1338 : Union électorale de Rense ; par les princes allemands : «celui qui est élu par la majorité des électeurs est roi par le fait, sans qu'il soit besoin de la confirmation du pape» → élément de laïcité
1339 25 sept.  : les livres nominalistes sont rendus inaccessibles, leur enseignement condamné. Les bacheliers doivent jurer qu'ils ignorent la doctrine d'Ockham.
1340 Décret de l'Université contre le nominalisme : tentative d'organiser les règles d'argumentation logique «Que nul ne prétende enfermer la science dans les propositions et les termes [ce que font les logiciens nominalistes]; la science atteint la réalité»
1342 Clément VI remplace Benoît XII ; mort de Michel de Césène
1346
  • 13/04/1346 : Louis de Bavière voit son excommunication confirmée.
  • Lettre papale du 20-05-1346 : condamnation de Nicolas d'Autrecourt. Clément VI, qui avait étudié à l'université de Paris, veut la préserver des doctrines étrangères (dont le nominalisme fait partie).
1347 Mort de Guillaume d'Ockham, peut-être de la peste noire.

Bibliographie

Par Guillaume d'Ockham

  1. Commentaire des Sentences de Pierre Lombard (I)  : Ordinatio sive Scriptum in librum primum Sententiarum, (G. Gál, S. Brown, G. I. Etzkorn, F. E. Kelley, quatre vol., 1967, 1970, 1977 et 1979).
  2. Commentaire des Sentences de Pierre Lombard (II, III et IV)  : Reportatio sive Quæstiones in secundum tertium et quartum librum Sententiarum, (G. Gál, G. I. Etzkorn, F. E. Kelley, R. Wood, trois vol., 1981, 1982 et 1983).
  1. Quodlibeta Septem, (J. C. Wey, 1980).

Sur Guillaume d'Ockham

Ouvrages de philosophie médiévale incluant une étude d'Ockham

Pour débuter

Les ouvrages cités ci-dessus sont tous d'une grande qualité. Néanmoins, même s'il est toujours problématique, le conseil au sein d'une liste peut être utile pour les lecteurs souhaitant une première approche des thèses ockhamiennes.

Biographie et bibliographie (synthèse)

Naissance (≈ 1285)  ; études en philosophie et théologie à Oxford, au couvent des frères mineurs, puis à l'université.

1318-9 : le Commentaire des Sentences (de Pierre Lombard).

1321-22 : - Expositio aurea : commentaires de l'Isagogè de Porphyre et des Catégories et du De l'interprétation de Aristote. - Le Centiloquium theologicum.

1323 : Summa totius logicæ.

1321-23 : La Prédestination, la préscience divine et les futurs contingents (œuvrant à développer des problèmes logiques à partir des problèmes théologiques).

1323-24 : Summulæ in libros Physicorum (Exposition sur les livres de la physique d'Aristote).

Disputes en Avignon (1324-28)

1324-25 : les Quodlibetales (Questions sur divers sujets)

Fuite d'Avignon. Ockham se met au service de Louis de Bavière.

1332-33 : Opus nonaginta dierum (théorie droit subjectif).

Combat d'Ockham contre la papauté

1333-34 : Tractatus de dogmatibus papæ Johannis XXII. 1334 : Epistola ad fratres minores apud Assisium congregatos (où Ockham explique de sa rupture avec la papauté pour les écrits du Saint-Siège sur la pauvreté du Christ). 1335 : Contra Johannem XXII. 1335-37 : Compendium errorum Johannis XXII. 1335-39 : Defensorium contra errores Johannis XXII, papæ. 1337 : Tractatus ostendens quod Benedictus XII nonnullas Johannis XXII hereses amplexus est. 1338 : Allegationes de potestate imperiali (écrit avec plusieurs maîtres en théologie). 1338-40 : An rex Angliæ pro succursu guerræ possit recipere bona Ecclesiarum.

1338-43 : Dialogus inter magistrum et discipulum d'imperatorum et pontificum potestate (Dialogue entre un maître et son disciple). La clef de voûte de la foi chrétienne est la liberté.

1339-40 : Breviloquium de principatu tyrannico (Court traité du pouvoir tyrannique).

1339-1342 : Super Potestate somni pontificis octo quæstionum decisiones

Mort de Guillaume (9 avril 1347)

Œuvres

Notes et références

  1. Ockham est le nom de sa ville d'origine au sud-ouest de Londres, quelquefois francisée Occam. Les deux écritures sont par conséquent correctes, la forme Ockham étant cependant préférée par la BnF.
  2. E. Amann
  3. E. Amann, p. 869
  4. Voir Giorgio Agamben, Une biopolitique mineure, Vacarme n°10, hiver 2000.
  5. Voir Claude Panaccio, Les Mots, les concepts et les choses. La sémantique de Guillaume d'Occam et le nominalisme actuellement, Montréal, Bellarmin, et Paris, Vrin, 1991, pour les rapprochements entre Fodor et Ockham.
  6. Somme de logique, Ire partie, 1
  7. Voir Quine, «On what there is», in From a Logical Point of View, Cambridge, Harvard University Press, 2e ed. 1980, p. 1-9

Voir aussi

Liens externes

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