Edward Said

Edward Wadie Saïd, est un théoricien littéraire, un critique et un intellectuel palestinien de citoyenneté américaine.



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Écrivain américain du XXe siècle - Écrivain américain du XXIe siècle - Écrivain palestinien - Écrivain de langue anglaise - Orientalisme - Universitaire palestinien - Naissance en 1935 - Naissance à Jérusalem - Décès en 2003 - Théoriciens du post-colonialisme - Critical theory - Courant philosophique - Personnalité américaine d'origine arabe

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  • La famille d'Edward Saïd est issue de Jérusalem, où il est né. Profondément marqué par l'exil qu'il a vécu à l'âge de douze ans, il est l'un de ces huit... (source : peripheries)
  • Edward Said est né dans une famille chrétienne protestante en Palestine, et ceci ne l'a pas empêché d'être à l'avant garde du combat contre la diabolisation... (source : oumma)
Edward Saïd

Edward Wadie Saïd (arabe : ?????? ???? ????), (Jérusalem, 1er novembre 1935 - New York, 25 septembre 2003) est un théoricien littéraire, un critique et un intellectuel palestinien de citoyenneté américaine.

Il a enseigné de 1963 jusqu'à sa mort en 2003 la littérature anglaise et la littérature comparée à l'université Columbia de New York, et est l'auteur de nombreux livres de critique littéraire et musicale, mais aussi sur le conflit israélo-palestinien.

Son ouvrage le plus célèbre est L'Orientalisme, publié en 1978, et traduit en français aux Éditions du Seuil en 1980. L'ouvrage a été traduit en 36 langues et est reconnu comme un des textes fondateurs des études postcoloniales[1].

Biographie

Saïd est né à Jérusalem (en cette époque, dans la Palestine mandataire) le 1er novembre 1935. Son père était un homme d'affaire palestinien chrétien riche et un citoyen américain alors que sa mère est née à Nazareth dans une famille libanaise chrétienne [2]. L'historienne et écrivain Rosemarie Said Zahlan était sa sœur. Selon l'autobiographie de Saïd, il a vécu entre Le Caire et Jérusalem jusqu'à 12 ans. En 1947, il a été étudiant à St. George Academy (une école anglicane) lorsqu'il était à Jérusalem. Habitant un quartier riche de Talbiya dans la partie occidentale de Jérusalem, qui a été annexée par Israël, sa famille élargie est devenue réfugiée au cours de la guerre israélo-arabe de 1948. Il a été allégué par le chercheur israélien et ancien militaire de Tsahal, Julius Weiner, dans la revue de l'American Jewish Committee, qu'en réalité Edward Said n'aurait jamais vécu à Jérusalem, ni été expulsé avec sa famille, d'une maison qui appartenait en réalité à sa tante, et où il avait l'habitude de passer ses vacances. Les affaires prospères de son père auraient été nationalisées en 1952 par le gouvernement égyptien. Les accusations de Weiner ont été démenties par Said[3], et infirmées par le quotidien britannique The Guardian, dont les journalistes ont visité l'école de Said à Jérusalem et retrouvé son dossier scolaire, mais aussi les titres de propriété. Le journal The New Republic, néenmoins politiquement hostile à Said, a trouvé les accusations de Weiner non convaincantes. [4]. Selon les intellectuels Christopher Hitchens[5] et Alexander Cockburn[6], proches de Said, les attaques de Weiner contre Said visaient, à travers un symbole, à attaquer le narratif palestinien de la guerre de 1948. [7]

En 1998, Saïd faisait le récit de ses années de formation :

«I was born in Jerusalem and had spent most of my formative years there and, after 1948, when my entire family became refugees, in Egypt. All my early education had, however, been in élite colonial schools, English public schools designed by the British to bring up a generation of Arabs with natural ties to Britain. The last one I went to before I left the Middle East to go to the United States was Victoria College in Cairo, a school in effect created to educate those ruling-class Arabs and Levantines who were going to take over after the British left. My contemporaries and classmates included King Hussein of Jordan, several Jordanian, Egyptian, Syrian and Saudi boys who were to become ministers, prime ministers and leading businessmen, as well as such glamorous figures as Michel Shalhoub, head prefect of the school and chief tormentor when I was a relatively junior boy, whom everyone has seen on screen as Omar Sharif. [8]»

En septembre 1951, lorsqu'il avait 15 ans, ses parents (qui partent immédiatement au Moyen-Orient) l'ont «déposé» à Mount Hermon School, un lycée préparatoire privé au Massachusetts, où il évoque une année misérable dans laquelle il ne se sent pas à sa place [8]. Il a reçu sa licence à l'université Princeton et sa maîtrise et son doctorat à l'université Harvard, où il a gagné le Prix Bowdoin. Il a rejoint la faculté de l'université Columbia en 1963 et a travaillé comme un professeur de littérature anglaise et comparée pendant plusieurs décennies. Saïd est devenu le Parr Professor of English and Comparative Literature, en 1977, et après l'«Old Dominion Foundation Professor in the Humanities». En 1992, Saïd a atteint le statut de University Professor, la position la plus prestigieuse à Columbia. Il a enseigné aussi à l'université Harvard, l'université Johns Hopkins, et l'université Yale. Il parlait arabe, anglais et français fréquemment et lisait l'espagnol, l'allemand, l'italien et le latin.

Saïd s'est vu attribuer de nombreux doctorats honoraires par des universités autour du monde et a reçu le prix Trilling de Columbia et le prix Wellek de l'Association américaine de la littérature comparée. En 1999, ses mémoires Out of Place ont gagné le prix de New Yorker pour les œuvres qui ne sont pas fictives. Il était aussi un membre de l'American Academy of Arts and Sciences, l'American Academy of Arts and Letters, la Société royale de la littérature et l'American Philosophical Society.

Les essais de Saïd ont été publiés dans The Nation, the London Review of Books, Counterpunch , Al Ahram et le quotidien panarabe al-Hayat. Lui et son collègue et ami, le militant politique Noam Chomsky, ont accordé ensemble de nombreuses interviews sur le thème de la politique étrangère des États-Unis pour diverses radios indépendantes.

En 1973, il publie son ouvrage le plus connu, Orientalism. Bernard Lewis lui répond dans un article intitulé «La question de l'orientalisme» (New York Review of Books, 24 juin 1982). B. Lewis reproche à E. Said[9] :


En janvier 2006, l'anthropologue David Price a obtenu 147 pages du dossier du FBI sur Saïd par une demande du Freedom of Information Act. Le dossier montre que Saïd était sous surveillance depuis 1971. La majorité du dossier porte la marque «IS Middle East» («IS» veut dire Israël), et des parties énormes sont toujours classifiées.

En 2003, Saïd est mort à New York après une lutte de dix ans contre la leucémie, à l'âge de 67 ans.

En novembre 2004, l'université Birzeit a rebaptisé son école de musique comme le Conservatoire de musique national en l'honneur de Saïd.

Musique

Orchestre Divan occidental-oriental

Il a fondé avec son ami le chef d'orchestre argentin et israélien Daniel Barenboïm une fondation visant à promouvoir la paix au Proche-Orient par le biais de la musique classique, grâce à la formation d'un orchestre symphonique composé d'Israéliens et d'Arabes : l'Orchestre Divan occidental-oriental. Edward Saïd et Daniel Barenboïm ont cosigné un ouvrage d'entretien sous le titre Parallèles et Paradoxes (Le Serpent à Plumes, 2002). Ils ont obtenu le prix du Prince des Asturies pour la Paix. Saïd a aussi contribué à The Nation comme critique de musique pendant plusieurs années.

Publications

Ouvrages traduits en français

Ouvrages en anglais

Notes et références

  1. Robert Young, White Mythologies : Writing History and the West (New York et Londres, Routledge, 1990), ISBN 0-415-05372-2.
  2. Amritjit Singh, Interviews With Edward W. Saïd (Oxford : UP of Mississippi, 2004) 19 & 219. ISBN 1-57806-366-3.
  3. http ://weekly. ahram. org. eg/1999/444/op2. htm
  4. http ://www. slate. com/id/35696/sidebar/35699/
  5. http ://www. salon. com/news/feature/1999/09/07/said/
  6. http ://www. counterpunch. org/said1. html
  7. http ://articles. latimes. com/1999/aug/29/opinion/op-4668
  8. Edward Said, "Between Worlds, " London Review of Books 7 mai 1998, accessed 1er mars 2006.
  9. Islam, Paris, Gallimard, 2005, pp. 1062-1068

Annexes

Liens externes

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