Daseinsanalyse

La Daseinsanalyse est une forme de psychothérapie d'inspiration psychanalytique, philosophique et phénoménologique née en Suisse.



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Daseinsanalyse - Phénoménologie - Courant philosophique

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La Daseinsanalyse est une forme de psychothérapie d'inspiration psychanalytique, philosophique et phénoménologique née en Suisse. La Daseinsanalyse puise sa source dans l'ouvrage du philosophe allemand Martin Heidegger Être et Temps en 1927. Dans cette œuvre majeure, Heidegger reprend la question de (l') être, laissée dans l'oubli. Méthodologiquement cependant, le philosophe s'emploie dans un premier temps à déterminer l'essence du Dasein (l'être humain ou existence), seul étant disposant d'une ouverture à son propre être. C'est en ce sens que Heidegger posera les fondements d'une analytique existentiale du Dasein ou'Daseinsanalytik', permettant à la Daseinsanalyse de disposer d'un modèle de compréhension de l'être humain (Menschenverständnis) - anthropologique par conséquent - unique dans le champ des psychothérapies. La Daseinsanalyse s'appuie aussi sur la praxis psychanalytique et sur l'expérience psychanalytique de la cure. De cette dernière, elle reprendra l'intuition freudienne de la psychopathologie, à savoir que les symptômes psychiques peuvent être motivés et avoir un sens caché. La Daseinsanalyse reste fermement phénoménologique dans la mesure où elle procède par une méthode d'explicitation (Auslegung) plutôt que par un procédé interprétatif (Bedeutung).

Elle a été fondée par Ludwig Binswanger et Medard Boss, tous deux psychiatres exerçants en suisse alémanique. L. Binswanger concevait la Daseinsalyse davantage comme une méthode de recherche sur l'être humain. Il n'était pas directement intéressé par sa dimension psychothérapeutique, raison pour laquelle il ne fonda pas d'école pour l'enseigner. Par contre, Medard Boss développa dans les années 1960 à Zürich une formation en Daseinsanalyse (Daseinsanalytisches Institut für Psychotherapie und Psychosomatik) pour les psychiatres et les psychothérapeutes. À Zürich, la Daseinsanalyse est essentiellement représentée et enseignée actuellement par le Dr. Alice Holzhey-Kunz au Daseinsanalytisches Seminar (DaS).

Une méthode de psychothérapie d'inspiration psychanalytique

L'ouvrage du philosophe Paul Ricœur De l'interprétation. Essai sur Freud (1965) a marqué les analyses principales traitant de la psychanalyse freudienne. L'un des chapitres traite surtout d'une "énergétique sans herméneutique", faisant ainsi référence aux théories des pulsions, à la libido et au principe dit "économique", auxquels on pourrait rajouter les théories structuralistes (structures névrotique et psychotique ; organisation borderline, etc. ) et psychogénétiques (stades oral, anal, phallique ; œdipe).

Dans l'article paru dans la Revue des sciences humaines - "La psychanalyse comme anti-herméneutique" 240, 1995, pp. 13-24 - Jean Laplanche critique la prétention d'une dimension herméneutique dans la psychanalyse en appuyant sa réflexion surtout sur le principe de fonctionnement des associations libres (freie Einfälle) menant à l'Inconscient. Or, le propre de l'approche herméneutique en psychopathologie n'est pas d'emblée de "décoder" un Inconscient (symbolisme, représentation ou discours) dont la dimension de construct obère l'entreprise phénoménologique, mais de mettre le comportement ou le symptôme du sujet en lumière (Aufklärung), de mettre en relief le motif (Zweck) du symptôme et d'en interpréter (Auslegen) la visée (Absicht). L'herméneutique implicite utilisée par Sigmund Freud trouvait le "sens" du symptôme dans une référence, tout à la fois circulaire, énergétique et régressive, aux "souhaits (Wünsche) infantiles refoulés" - au sens psycho-sexuel du terme - de l'enfant, eux-mêmes pris dans la nasse des investissements libidinaux et narcissiques, mais aussi dans les premiers arrangements structuraux de la psyché auxquels ils concourraient. La théorie de la séduction et le fantasme venaient finalement mettre un terme à tout processus qui ne trouverait pas sa source dans l'intra-psychique.

L'herméneutique proposée par Alice Holzeh-Kunz autorise la Daseinsanalyse, ainsi qu'aux psychothérapies psychanalytiques, de redéployer la possibilité d'une compréhension de ce fameux "souhait" oublié, en mal de sa propre réalisation. Davantage, ce Wunsch n'est pas obligatoirement à rechercher dans un passé refoulé, mais à auslegen (interpréter) depuis la position de souffrance ou la position problématique du sujet, pour y repérer les existentiaux impliqués.

La spécificité de la Daseinsanalyse : une herméneutique existentiale

La spécificité de l'approche Daseinsanalytique comparé aux autres approches existentielles réside dans une compréhension ontologique de la situation du Dasein (existant humain ou être humain) nommée Condition Humaine. Ce fut le mérite d'A. Holzhey-Kunz d'arriver à déployer dans toute son originalité les relations entre la conception philosophique de l'herméneutique existentiale de Heidegger avec la psychopathologie psychanalytique (Ouvrage : Leiden am Dasein, 1994). En effet, Heidegger décrit le Dasein dans sa double dimension ('zweideutigkeit') ontique et ontologique, autrement nommée la'différence ontologique'. Ainsi, dans toute situation concrète - ou ontique - le Dasein est confronté à une dimension - ontologique - qui concerne ou relève de son être. Dans une telle perspective, la souffrance de l'être humain n'est pas simplement à identifier de manière concrète, comme étant due par exemple à un trouble psychique ou à une maladie psychique (raisonnement tautologique par excellence), mais au rapport qu'entretien le Dasein avec, par exemple et entre autres dimensions ontologiques, sa corporéité (Leiblichkeit, Cf. Merleau-Ponty) et sa mienneté (Jemeinigkeit) pour l'anorexie mentale, sa faillibilité (Brüchigkeit) et l'imprévisibilité (Unvorhersagbarkeit) de son corps pour les hypocondriaques, son indéléguable devoir-exister ("Dass ich bin und zu sein habe" - trad. française : "que je suis et que j'ai à être") pour les dépressifs, sa rassurante - mais ô combien riche en angoisses... - illusion de contrôle pour les troubles anxieux etc.

Ainsi, les tentatives répétées pour contrôler une situation, comme par exemple d'éteindre la lumière, de contrôler que les plaques du four sont éteintes, de se laver les mains maintes fois, n'ont pas à être comprises dans leur fonction concrète de contrôle et de maîtrise, mais dans leur dimension atmosphérique (stimmungsmässig) d'une tentative - la Daseinsanalyse parle ici de "souhait ontologique" (ontologische Wunsch) - d'éliminer les impressions mêmes d'une impuissance et d'une perte de maîtrise.

Par ces quelques exemples, il est souligné l'importance du sens des phénomènes psychopathologiques en rapport et en regard (Verweisungszusammenhänge) avec les dimensions existentiales concernées (Hellhörigkeit'sensibilité aiguë'- et Betroffenheit'être-touché-par').

Efficacité de la confrontation existentielle

Confrontation ontique : une fausse évidence

Il est admis depuis les années 1970 que dans le cas des troubles anxieux, les psychothérapies basées sur des méthodes de confrontation - en imagination ou in vivo - avec les stimuli anxiogènes sont "efficaces", c'est-à-dire font sensiblement baisser l'anxiété. Par contre, les spécialistes n'ont pas d'explications crédibles servant à comprendre cette amélioration. Dans la grande majorité des troubles anxieux et dépressifs, les approches comportementalistes et cognitivistes ne sont pas en mesure de démontrer un effet d'apprentissage pour expliquer la souffrance des patients. Les théories phylogénétiques renvoyant cette anxiété humaine à des situations de danger vécus - durant des millions d'années - par les premiers mammifères devant des reptiles ou des insectes plus dangereux ne tiennent pas la route. Outre l'aspect hautement spéculatif de ces théories, les autres mammifères ne manifestent pas ce genre de phobie. D'autre part, il n'est toujours pas expliqué comment une personne adulte peut souffrir d'une phobie de souris, d'araignée ou de chat, sans avoir jamais été sauvagement agressé par ces animaux jusque là. C'est le propre de la psychopathologie psychanalytique que d'avoir proposé un modèle de l'angoisse qui renvoie le danger apparemment réel (Realangst) à une menace pulsionnelle, elle-même conçue comme un afflux d'excitation non maîtrisable, comme par exemple dans le cas du danger de la castration (phobie du petit Hans).

Et néenmoins, la confrontation avec le danger réel apporte un progrès de l'état anxieux qui n'est plus à démontrer. Le perfectionnement repose cependant sur une fausse évidence : «la confrontation avec le stimulus fait baisser l'angoisse» nous apprend-t-on dans les manuels de psychologie. Or, la confrontation est loin d'être efficace à l'ensemble des coups, sans qu'on en connaisse non plus la raison. Le paradoxe de ce succès thérapeutique est que le patient ne veut, au fond, pas savoir ce qui l'angoisse. On lui fait croire qu'il s'agit d'une souris... Le principe de la fuite et de l'évitement sont principalement ancrés en lui. Une psychothérapie pouvant lui apporter un progrès sans qu'il ait à se soucier de ce qui se passe en lui répond à son dispositif défensif, lorsque ce n'est pas à celui de son psychothérapeute. En fin de compte, le sens de cette amélioration doit rester impensée pour le patient et demeure fréquemment impensable pour le psychothérapeute.

Le terme qui nécessite ici un approfondissement est celui de réel. La psychanalyse freudienne emploie le concept de réalité dans une acception naturaliste commune, comme chose géographique ou comme situation évènementielle. Du point de vue existentiel, le concept de "réel" fait place au concept de "Monde" (Welt, sans guillemets ; "Welt" étant le concept naturaliste), cet horizon ouvert (Offenheitspielraum) de compréhension dans lequel le Dasein se tient (aussteht). C'est par conséquent dans un rapport de sens - au sens de l'être-touché atmosphérique - que le Dasein se tient, et non devant des objets ou des choses dont les significations seraient sémantiquement ou symboliquement déterminées. La confrontation avec un stimulus devient alors une confrontation, une attitude de supporter (aushalten) - mieux, un se-supporter - dans un réseau de renvois de sens (Verweisungszusammenhänge) au sein de cet horizon de compréhension. Ainsi, ce n'est pas une souris que le patient supporte dans une confrontation, mais ce à quoi cette souris lui renvoie dans son horizon de compréhension : l'incontrôlabilité, la différence, le sentiment d'impuissance etc. Les phobies multiples ne sont pas à comprendre comme des troubles psychiques causés par des objets différents, mais comme une souffrance ontologique sensible et aiguë (Hellhörigkeit ; Cf. M. Boss) attisée par des situations ontiques problématiques.

Confrontation ontologique

L'approche herméneutique existentiale propose une lecture phénoménologique des manières d'être (seinsweisen ou existenzialen) impliquées dans une situation réelle, puis une interprétation (Auslegung) des existentiaux impliqués. Chaque manière d'être étant affectivement ou atmosphériquement disposée - c'est-à-dire touchée ou concernée -, cette disposition (ou Stimmung) donne une première indication sur le "comment-je-suis-touché", sur la structure du "comment il en va de mon être, comment il en va de mon existence", c'est-à-dire sur la structure du souci (Cf. Heidegger : Sorge). A titre d'exemple, face à une souris ou une araignée, c'est en règle générale le mouvement soudain de l'animal qui déclenche de l'effroi, en particulier s'il on ne sait pas où il se cache, et non l'animal en lui-même. Le mouvement tout à coup ou l'absence de repérage visuel renvoient à l'incontrôlabilité, la non-maîtrisabilité de la situation, ainsi qu'à l'étrangeté, la différence face à un être vivant dont on ne peut lire ou anticiper les réactions. Ce sont la totalité de ces ambiances (Stimmungen) ou dimensions atmosphériques qui, pour chaque être humain, s'organisent en une constellation d'angoisse spécifique, mais néanmoins remarquablement redondante. Une fois ces dimensions découvertes, il va s'agir de relever si, en général, le patient souffre, dans d'autres domaines concrets de sa vie ou pire au cœur même de son existence, des mêmes angoisses ou des mêmes adaptations défensives susceptibles de lui permettre de s'illusionner de pouvoir maîtriser ces situations. C'est la confrontation avec les ambiances relatives aux existentiaux ainsi qu'avec le sens de ces existentiaux auxquelles les ambiances renvoient, et non avec tel chat ou telle araignée, qui "perfectionne" en fin de compte la capacité à supporter (aushalten) une situation donnée.

Développement de la Daseinsanalyse en Suisse

Au sein même du mouvement daseinsanalytique, plusieurs tendances se sont affirmées durant le 20ème siècle. Alors que tout d'abord, Ludwig Binswanger considérait la Daseinsanalyse davantage comme une voie de recherche anthropologique que comme une méthode psychothérapeutique, Medard Boss, en étroit contact avec M. Heidegger (1889-1976) et après sa "Kehre" (tournant philosophique) - (Les fameux "Zollikoner Seminare", 1987) - fondait à Zürich dans les années 1960 un institut de formation pour les médecins psychiatres et les psychothérapeutes. Toujours à Zürich, la Daseinsanalyse connaissait au milieu des années 80'une scission ayant comme motif, pour une partie des élèves de Prof. Dr. med. Médard Boss (1903-1990) et de Prof. Dr. med. et Dr. phil. Gion Condrau (1919-2006) (Daseinsanalytische Institut & SFDP), un "retour" à Être et temps de 1927. Même si l'œuvre de L. Binswanger fut principale à l'essor de la Daseinsanalyse, il n'y eut pas en Suisse de formation de daseinsanalystes d'orientation Binswangerienne. La psychothérapie en Daseinsanalyse est aujourd'hui enseignée en Suisse au Daseinsanalytischer Seminar (DaS) dont la représentante principale est Alice Holzhey-Kunz (1943-*) (Présidente de la Gesellschaft für hermeneutische Anthropologie und Daseinsanalyse - GAD).

En Suisse alémanique, les psychothérapeutes principaux de la Daseinsanalyse (GaD & DaS) sont : Dr. phil. A. Holzhey-Kunz, Dr. med. Uta. Jænicke, Dr. phil. Peter Müller-Locher, Dr. med. Perikles Kastrinidis, Dr. med. Hanspeter Padrutt, Dr. med. Hansjörg Reck, Dr. phil. Daniela Sichel, Dr. phil. Esther Oriesek, Dr. phil. Franz Brander.
En Suisse romande : lic. phil. Frédéric Soum.

L'interprétation des rêves du point de vue daseinsanalytique

Malgré les trouvailles récentes de la recherche et les avancées des connaissances sur la neurophysiologie du sommeil, l'interprétation des rêves n'est toujours pas superflue. S'il est en effet actuellement démontré que l'adage ancestral «la nuit porte conseil» est bien exact, c'est en partie parce qu'on sait depuis peu que le sommeil permet non seulement une consolidation de la mémoire à long terme, mais sélectionne les contenus dits "pertinents" ou "importants" qui seront "retravaillés" durant l'activité onirique, surtout par des "échanges d'informations" entre les sous-systèmes corticaux. Ainsi, la recherche découvre des preuves concernant des évidences depuis longtemps relevées et analysées en phénoménologie. Le discours de la science moderne est spécifiquement confus quand il utilise l'expression "evidence based medecine" (EBM) pour signifier que seules les méthodologies basées sur des preuves scientifiques peuvent s'acquitter du label "scientifique". On savait avant Newton que les pommes tombaient des arbres; ce savoir, quoique non méthodologique et non statistique n'enlève en rien les qualités d'appréhension, de vision et de compréhension du phénomène.

Dans le domaine de l'interprétation des rêves, la neurophysiologie corrobore actuellement sur le plan des mécanismes physiologiques, les découvertes métapsychologiques de S. Freud et phénoménologiques de M. Boss d'il y a un siècle. À ceci près que les notions utilisées par les neurophysiologistes du sommeil pour qualifier les contenus des rêves comme étant des contenus "pertinents" ou "importants" ne dépendent plus d'une appréciation scientifique - au sens neurologique, physiologique ou médical du terme - mais d'une méthode d'interprétation, basée surtout sur une méthodologie phénomènologique et une herméneutique existentiale.

Si la phénoménologie classique et la méthodologie scientifique moderne proposent des voies d'accès différentes pour accéder aux phénomènes ou pour mesurer des faits, force est de constater que seule une herméneutique appropriée permet d'interpréter les phénomènes. Sans dispositif d'interprétation, et c'est là le point faible des sciences dites "dures" ou s'autodéfinissant de la sorte, le rêve reste, comme les psychologues cognitivistes l'enseignaient dans les universités dans les années 1980, «un amas aélatoire et sans aucune signification de perceptions endogènes».

Médard Boss : interprétation phénoménologique

En affirmant dès 1953 dans son ouvrage Der Traum und sein Auslegung qu'à la source du rêve, il y a toujours un évènement psychique significatif (Bedeutsam), et que l'essence du rêve réside dans une ambiance principale (Grundstimmung) Medard Boss renvoie le lecteur à la conception heideggerienne de la constitution principale du Dasein comme Souci, comme étant pour lequel il en va de son être en son être même. Si on cherchait dans le phénomène du rêve les éléments que les scientifiques estiment "pertinent" ou "importants", l'analytique ontologique du Dasein en a depuis longtemps établi le lien, le sens et la provenance.

Uta Jænicke et Alice Holzehy-Kunz : interprétation phénoménologique et herméneutique

La Daseinsanalyse au pluriel et les autres approches'existentielles'

La Daseinsanalyse est improprement traduite par "analyse existentielle". LA Daseinsanalyse est fréquemment confondue avec d'autres approches ayant un contenu "existentiel" comme la Gestalt Therapie (Fritz Perls), l'Existenzanalyse (Alfried Längle), la Logotherapie (Viktor Frankle), l'Existenzphilosophie (Karl Jaspers) mais aussi les formes de psychothérapie existentielles issues des philosophes Albert Camus et Jean-Paul Sartre. Cette variété d'approches "existentielles" a obligation le maintien, en langue française, de l'expression "daseinsanalyse", ceci pour garder la filiation philosophique, phénoménologique mais en particulier herméneutique avec la "daseinsanalytik" de 1927 de M. Heidegger. D'autre part, L. Binswanger lui-même évolua progressivement dans sa direction de recherche en intégrant progessivement des éléments des théories szondienne (Léopold Szondi) et en retournant à une conception phénoménologique de type husserlienne (Edmund Husserl), le maître de Heidegger.

Roland Kuhn psychiatre dans les années 1940, Ludwig Giesz, Emil Staiger, Eugen Drewermann et récemment Till R. Kuhnle en Allemagne et en Autriche, mais aussi Ronald D. Laing en Angleterre et Joseph Gabel en France ont contribué par leurs travaux à faire valoir l'analyse existentielle dans plusieurs domaines des sciences humaines – à savoir dans l'esthétique (l'analyse du kitsch) et dans la critique littéraire (théâtre de l'absurde, littérature existentialiste et nouveau roman). En France, le Prof. Dr. Françoise Dastur, philosophe, est une personnalité centrale de la Daseinsanalyse dans le monde académique.

Voir aussi

Bibliographie

L'analyse existentielle en sciences humaines (esthétique et littérature) - exemples par ordre chronologique de la parution.

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