Cyrénaïsme

Le cyrénaïsme est une école de philosophie grecque fondée par Aristippe de Cyrène, un des «Socratiques», les disciples de Socrate.



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Courant philosophique - Philosophie de la Grèce antique

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  • Philosophe grec, fondateur de l'école cyrénaïque partisan de l'hédonisme.... il est le fondateur de l'école dite du Cyrénaïsme, dont la doctrine... Ils se différencient de la définition d'Epicure en prenant le plaisir comme un... (source : memo)
  • Il fonde son école à Cyrène à la mort de Socrate, ... La philosophie cyrénaïque est en premier lieu un hédonisme (doctrine du plaisir) lié à un sensualisme... un cyrénaïsme adouci plus proche d'Épicure.... (source : sos.philosophie.free)
  • Aristippe de Cyrène 435 - 356 Av. JC.  : Philosophe grec. Disciple de Socrate à Athènes. Fondateur de l'école du cyrénaïsme : mise en application de l'hédonisme qui est une philosophie dont le plaisir devient l'objectif de toute existence.... (source : fourmirieuse.over-blog)
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Le cyrénaïsme est une école de philosophie grecque fondée par Aristippe de Cyrène, un des «Socratiques», les disciples de Socrate. L'école est en particulier associée à l'hédonisme en éthique. L'école demeura en particulier dans la cité de Cyrène, en Libye, ce qui explique qu'on les nomme Cyrénaïques (ou Cyrénéens).

Ils se fondirent avec les Épicuriens.

Histoire

Aristippe de Cyrène fut le fondateur de cette école. La seconde génération, selon Diogène Laërce, fut sa fille Arété de Cyrène, Ptolémée d'Éthiopie et Antipatros de Cyrène. Puis la troisième génération comprend Aristippe le Jeune (dit aussi le Métrodidacte, car sa mère Arété l'éduqua), Théodore, surnommé en premier lieu l'Athée, puis le Divin, et des disciples d'Antipatros qui furent Épiménide de Cyrène, Parébate, Hégésias de Cyrène, qui conseillait le suicide, et Annicéris (à ne pas confondre avec Annicéris, ami et "libérateur" de Platon).

Certains historiens pensent que c'est en fait Aristippe le Jeune qui formula la majorité des thèses attribuées habituellement à son aïeul, peut-être en réaction aux doctrines d'Épicure (341-270) qui fut peut-être contemporain de cette troisième génération. D'autres pensent au contraire que certains hédonistes modérés comme Annicéris ou Théodore l'Athée inspirèrent les idées d'Épicure, qui fit la synthèse de l'atomisme abdéritain et des Cyrénéens.

Il ne nous reste aucun document des Cyrénaïques et nous n'avons accès qu'à des citations indirectes.

Doctrine

Éthique

Selon les Cyrénaïques (ou les témoignages que nous avons sur eux), le plaisir est le souverain bien, la fin de la vie humaine.

Ils définissent ce bien suprême comme «un mouvement doux accompagné de sensation».

Le plaisir est un mouvement doux, tandis que la douleur est un mouvement rude. Cette définition s'oppose par conséquent à la version modérée d'Épicure pour qui la fin est une ataraxie, une privation de douleur et une sorte de repos.

Ce repos serait insuffisant pour les Cyrénaïques, comparable à un sommeil, une apathie s'il n'y a pas de sensation, et non un vrai bonheur. Il est particulièrement original dans la pensée grecque de faire d'un mouvement (un mouvement doux) l'objectif de la vie tandis que le repos est d'habitude conçu comme la fin et l'objectif de tout mouvement (par exemple chez Aristote).

La fin est ce qui est recherché pour soi-même, ce qui a ce que la morale nomme une valeur intrinsèque. La vraie fin est par conséquent le plaisir et c'est toujours un bien.

On ne peut ressentir le plaisir d'autrui et son plaisir personnel seul est un bien. C'est par conséquent un hédonisme et un égoïsme (voir aussi Hégésias pour une forme extrême de cette critique de l'amitié).

Ils admettent une distinction entre plaisirs du corps et plaisirs de l'âme mais renversent la hiérarchie platonicienne en accordant plus d'importance aux premiers (même si certains textes semblent dire qu'ils sont tous égaux).

Ils vont jusqu'à dire que la fin de la vie est le plaisir et non pas le bonheur (tandis que l'eudémonisme est une constante de la majorité des éthiques grecques chez Aristote ou les Epicuriens). Pour eux, un bonheur n'est rien d'autre qu'une somme de plaisirs spécifiques et on ne peut par conséquent pas mettre un bonheur futur au-dessus d'un plaisir actuel.

Canonique

Leur sensualisme et leur relativisme (inspiré d'arguments de Protagoras) ont influencé le Scepticisme et sont quelquefois cités dans les textes pyrrhoniens.

Bibliographie

Sources

Fragments et témoignages

Etudes

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