Charles Sanders Peirce

Charles Sanders Peirce est un sémiologue et philosophe américain. Il est reconnu comme le fondateur du courant pragmatiste avec William James et, avec Ferdinand de Saussure, un des deux pères de la sémiologie moderne.



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Charles Sanders Peirce
Philosophe américain
XIXe siècle-XXe siècle
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Naissance : 10 septembre 1839 (Cambridge, Massachusetts)
Décès : 19 avril 1914 (Milford, Pennsylvanie)
École/tradition : Pragmaticisme (pragmatisme différent de celui de James)
Principaux intérêts : Sciences, Logique, Épistémologie, Sémiotique
Idées remarquables : phanéroscopie, abduction, théorie du signe
Influencé par : Jean Duns Scot, Guillaume d'Ockham, George Berkeley, Thomas Reid, William James
A influencé : William James, John Dewey, Willard van Orman Quine, Hilary Putnam, Umberto Eco, John Deely

Charles Sanders Peirce (10 septembre 1839 - 19 avril 1914) est un sémiologue et philosophe américain. Il est reconnu comme le fondateur du courant pragmatiste avec William James et , avec Ferdinand de Saussure, un des deux pères de la sémiologie (ou sémiotique) moderne. Ces dernières décennies, sa pensée a été l'objet d'un regain d'intérêt. Il est désormais reconnu comme un innovateur dans de nombreux domaines, surtout dans la méthodologie de la recherche et dans la philosophie des sciences.

Biographie

Charles Sanders Peirce est né à Cambridge, Massachusetts en 1839. Il est le fils de Sarah et Benjamin Peirce. Son père est professeur d'astronomie et de mathématiques à l'université Harvard. Quoique le jeune Peirce obtînt son diplôme en chimie à Harvard, il ne réussit jamais à obtenir une position académique titularisée. Les ambitions académiques de Peirce furent freinées par sa personnalité complexe (probablement un maniaco-dépressif) et par le scandale qui a entouré son divorce d'avec Harriet Melusina Fay, immédiatement suivi d'un mariage avec Juliette Froissy. Il fit carrière comme scientifique pour le «United States Coast Survey» (1859-1891), œuvrant surtout sur les thèmes de déterminations pendulaires et la géodésie. De 1879 à 1884, il fut aussi conférencier à temps partiel en logique, à l'université Johns Hopkins. En 1887, Peirce déménage avec sa seconde épouse à Milford (en Pennsylvanie) où il décèdera en 1914 d'un cancer après 26 années d'écriture prolifique. Il n'eut aucun enfant.

Peirce a publié un ouvrage, Recherches photométriques (1878) et dirigé un recueil d'études, Études en logique (1883), ainsi qu'la plupart d'études dans des journaux couvrant différents champs de recherche. Ses manuscrits, dont une grande partie est restée non publiée, forment un ensemble de plus de 80 000 pages. De 1931 à 1958, une sélection de ses écrits a été ordonnée thématiquement et publiée dans huit volumes sous le titre Collected Papers of Charles Sanders Peirce. Depuis 1982, d'autres volumes sont publiés dans le cadre d'une édition chronologique qui atteindra probablement les trente volumes (6 volumes parus).

William James, qui introduisit le terme en philosophie (Philosophical conceptions and practical results, 1898), attribue à Charles Peirce la fondation du pragmatisme. Au contraire de d'autres pragmatistes plus récents comme James et John Dewey, Peirce conçoit initialement le pragmatisme comme une méthode pour la clarification d'idées s'appuyant sur l'utilisation de méthodes scientifiques pour résoudre des problèmes philosophiques.

Le pragmatisme a été reconnu comme une philosophie américaine. Peirce est aussi reconnu comme le père de la sémiotique (c'est-à-dire l'étude des signes) moderne. Qui plus est , ses travaux, qui furent fréquemment spécifiquement novateurs, sont aussi valables et pertinents dans de nombreuses autres disciplines comme l'astronomie, la métrologie, la géodésie, les mathématiques (algèbre de la logique), la philosophie, la théorie et l'histoire des sciences, la linguistique, l'économétrie et la psychologie. Ses travaux et ses idées sur ces thèmes sont devenus le sujet d'un intérêt nouveau et de fortes louanges. Ce renouveau est inspiré non seulement par les anticipations intelligentes de Peirce sur les développements scientifiques récents, mais également, et en particulier, par ses démonstrations sur la façon dont la philosophie peut être appliquée de manière intelligente aux problèmes humains. Bertrand Russell et Karl Popper admirèrent et louèrent Peirce, le considérant comme un des plus grands philosophes ayant jamais existé.

D'une certaine façon, Peirce était un philosophe systématique dans le sens respectant les traditions du mot. Mais ses travaux s'intéressaient aussi aux problèmes modernes de la science, de la vérité et du savoir, partant de sa propre expérience comme logicien et chercheur expérimental œuvrant en collaboration avec une communauté internationale de scientifiques et de penseurs. Peirce a fait des contributions importantes dans le domaine de la logique déductive, mais était à l'origine intéressé par la logique en sciences, et surtout dans ce qu'il appelait l'abduction (ce qui diffère de la déduction et de l'induction). L'abduction est un processus pendant lequel une hypothèse est générée telle que des faits étonnants puissent être expliqués. «There is a more familiar name for it than abduction» a rédigé Peirce, «for it is neither more nor less than guessing» (Il y a un nom plus familier pour cela que l'abduction (... ) ce n'est ni plus ni moins que deviner). En effet, Peirce considérait l'abduction comme le cœur non seulement de toute recherche scientifique, mais également de l'ensemble des activités humaines ordinaires. Son pragmatisme peut être compris comme une méthode de tri des confusions conceptuelles en établissant un rapport entre le sens des concepts et leurs conséquences pratiques. Cette théorie n'a par conséquent totalement aucune ressemblance avec la notion vulgaire de pragmatisme qui est associée par exemple avec la recherche sans égards de profits.

Charles S. Peirce est actuellement reconnu comme un philosophe important. Ce n'était néenmoins pas le cas de son vivant, dans la mesure où il mena une vie d'exclu et n'obtint jamais de poste d'enseignant dans une université. Initialement logicien, évidemment philosophe, mais également chimiste et géologue, Peirce est le créateur de la philosophie pragmatiste et un innovateur reconnu en logique où il inventa la logique des relations et de la quantification (indépendamment de Frege). Comment peut-on alors expliquer son infortune sociale ?

Il faut en premier lieu dire que Peirce est un génie précoce : conscient de son talent, il traite de haut ses collègues moins doués et mène une vie farouchement indépendante qui ne convient guère à la morale prude de cette époque. Sa passion pour le vin (il ira en France pour étudier l'œnologie), son comportement sexuel libertin, ses sautes d'humeur légendaires, sa paranoïa (en partie justifiée) et ses croyances religieuses non orthodoxes font de lui un indésirable dans l'univers universitaire du XIXe siècle américain. Malgré l'amitié et le support indéfectible de William James, et malgré ses immenses talents, il survécut difficilement en œuvrant comme laborantin et comme technicien au Service géodésique des États-Unis pendant 30 ans ; il fut aussi maître de conférence à Harvard pendant 6 ans (de 1879 à 1884) mais n'y obtint jamais le poste convoité, à cause de sa réputation morale et de la grande difficulté de ses cours. Il vécut les 26 dernières années de sa vie dans la pauvreté, en reclus avec sa seconde femme, une Française excentrique, ne disposant pour survivre sur sa ferme du Nord-Est de la Pennsylvanie, que de maigres redevances pour quelques articles et de rares conférences publiques organisées par James.

Son œuvre immense (des centaines de milliers de pages manuscrites) fut peu éditée de son vivant et resta longtemps méconnue. Il ne réussit jamais à compléter la synthèse de sa philosophie qu'il voulait rédiger. Il mourut dans l'indifférence presque générale à Milford, en 1914.

Travaux

Le pragmatisme

La maxime pragmatiste se formule ainsi : «Considérer quels sont les effets pratiques que nous pensons pouvoir être produits par l'objet de notre conception. La conception de tous ces effets est la conception complète de l'objet». ("Comment rendre nos idées claires", #15) Le pragmatisme est en premier lieu une philosophie de la signification. Une conception quelconque se définit par la totalité de ses effets pratiques. Si deux conceptions aux noms différents comportent les mêmes effets pratiques, alors elles ne forment qu'une seule et même conception. Par contre, si deux conceptions partagent un même nom, mais impliquent des effets différents, nous avons deux conceptions différentes.

Une conception découle d'une croyance. Une croyance est une habitude mentale qui guide l'action. Il explicite cette position dans son texte «Comment se fixe la croyance».

Si je crois qu'une chose est dure, je crois que dans un certain arrangement de faits, cette chose se comportera de telle et telle manière. Une conception est une croyance qui indique à propos d'un certain objet, quel sera son comportement dans l'ensemble des circonstances envisageables. C'est la même règle qui s'applique pour définir des termes abstraits ou métaphysiques. L'ensemble des significations se ramènent à des effets pratiques dans telles ou telles circonstances. Il considère cette maxime comme une part principale de sa méthodologie philosophique.

On voit clairement l'influence de la formation scientifique de Peirce sur sa philosophie. Ce dernier est toujours empreint de l'esprit de laboratoire. Il refuse les distinctions byzantines de la métaphysique respectant les traditions et croit pouvoir montrer que de nombreux problèmes philosophiques sont en fait de faux problèmes, en les analysant en termes de conséquences pratiques. On remarque aussi l'influence des philosophes du sens commun. Peirce appelle parfois sa position philosophique un «sens commun critique».

D'autre part, la maxime pragmatiste peut servir à définir la vérité d'une proposition. Pour Peirce, la vérité est une affaire de convergence à long terme des recherches scientifiques. L'opinion qui survit aux tests et qui rejoint l'accord de la communauté des chercheurs après avoir été discutée beaucoup et passée au crible de la critique, cette opinion peut être reconnue comme vraie et réelle.

Quand William James popularisera sa propre philosophie pragmatiste, pour bien s'en distinguer Peirce renommera sa conception le «pragmaticisme ».

La métaphysique

Peirce refuse la métaphysique ontologique du passé, qui prétend décrire le monde indépendamment de toute expérience et de toute intelligence empirique. Il conserve néenmoins une place pour une métaphysique scientifique, principalement descriptive et généralisatrice. Cette discipline sert à décrire les trois aspects de toute réalité quotidienne : sa pure possibilité (ou priméité, firstness) ; sa réalisation effective (ou sécondéité, secondness) ; et la règle qui la gouverne (ou tiercéité, thirdness). Toute existence est duale, car elle implique action et réaction. Mais elle présuppose sa possibilité formelle : la priméité est par conséquent inaccessible en elle-même, elle ne peut être saisie qu'à travers des existants. Pourtant, l'existence n'explique pas complètement un objet, car tout objet n'existe qu'en fonction d'une série à laquelle il appartient : cette montre n'existe qu'en vertu du principe de la mesure de la durée, incarné dans l'ensemble des montres. Une loi, une règle, un principe abstrait, un symbole, une idée générale ou, bref, une tiercéité doit toujours être reconnue quand il s'agit de décrire ou d'expliquer ce qu'est un objet quelconque.

Peirce défend aussi une cosmologie évolutionnaire, généralisant la leçon de Darwin, où son réalisme apparaît compatible avec un certain idéalisme. De fait, pour lui, tout processus est le résultat simultané d'une pensée régulatrice et d'une matière. La matière représente l'existence, mais la pensée du «quasi-esprit» du monde représente la finalité et la signification des processus. Ainsi l'univers est-il un immense continuum, où les séparations ne sont que des abstractions temporaires. Cependant les lois qui régissent l'univers ne sont pas déterministes. Le hasard est réel et se reflète dans l'utilisation des probabilités en science. L'univers est un processus indéterminé, quoique régi par des lois. L'univers est évolutionnaire. Il appelle cette conception, le tychisme.

La sémiotique ou théorie du sens

Toute pensée s'effectue avec signes. Un signe est une triade : un représentamen (signe matériel) dénote un objet (un objet de pensée) grâce à un interprétant (une représentation mentale de la relation entre le représentamen et l'objet). Le représentamen est premier (une pure possibilité de signifier), l'objet est second (ce qui existe et dont on parle), mais ce processus s'effectue en vertu d'un interprétant (un troisième qui dynamise la relation de signification). L'interprétant est aussi un signe susceptible d'être à nouveau interprété, ainsi indéfiniment. Je vous parle d'un chien. Le mot «chien» est le représentamen, l'objet est ce qui est désigné par ce mot, et le premier interprétant est la définition que nous partageons de ce mot : le concept de chien. Ce premier rapport, Peirce l'appelle le fondement (ground) du signe. Mais le processus sémiotique continue, car à partir de ce signe il est envisageable que je me représente mentalement un certain chien, dont je vous parle ensuite, faisant naître en votre esprit d'autres interprétants et ce jusqu'à l'épuisement réel du processus d'échange (ou de la pensée, qui est un dialogue avec soi-même). Penser et signifier sont par conséquent le même processus vu sous deux angles différents. Ce processus s'appelle la sémiosis.

Les signes se distinguent en premier lieu en qualisigne (la pure possibilité du signe), sinsigne (ce signe-là) et légisigne (la loi qui régit la grammaire du signe). Puis, au plan de la signification on aura l'icône (un signe par ressemblance avec l'objet), l'indice (un signe relié comme un symptôme à son objet) et le symbole (un signe pourvu d'une signification abstraite). Enfin, au plan pratique, on aura le rhème (un nom, un verbe, un adjectif), le dicisigne (une proposition verbale ou visuelle, par exemple) et l'argument (une règle d'inférence). Toute pensée ou signification aboutit par conséquent à une inférence, à un raisonnement élémentaire.

Revenant à la théorie logique, Peirce distingue les abductions (abduction : inférence qui mène à la découverte d'une hypothèse plausible), les inductions (induction : raisonnement statistique) et les déductions (déduction : raisonnement idéalement logique où de prémisses vraies on tire une conclusion certaine). Les trois formes de l'inférence jouent un rôle important dans la découverte et la justification scientifique. C'est par l'inférence que le symbole prend sa pleine force en menant à un jugement.

Les énoncés du premier type n'établissent que l'existence d'un sujet de relation : «x» existe (priméité). Les énoncés du deuxième type établissent une relation à deux termes : «Claude aime Louis» ("x" entretient la relation «aimer» avec «y»; secondéité). Mais il faut aussi considérer les relations à trois termes, comme dans «Julie donne un verre de vin à Claudine» ("x" entretient la relation «donner...» «z» «à...» «y»; tiercéité). Ainsi, Peirce reproche-t-il à Kant de s'être arrêté aux seules catégories et d'avoir négligé l'élément principal de la pensée : l'établissement du jugement à travers les inférences.

Ce formalisme sert à penser une grande variété de phénomènes de pensée et de signification, de l'expression artistique à la démonstration d'un théorème, de l'analyse d'un circuit informatique à la communication quotidienne, de l'établissement d'un diagnostic médical à l'expérience esthétique ou éthique. Son formalisme logique est le garant de sa généralité. La position de médiateur de l'interprétant sert à dépasser les conceptions statiques et dualistes de l'empirisme, mais la place de l'objet ancre résolument son concept dans l'expérience pratique, dans l'habitude de pensée et en particulier dans le processus de changement des croyances, qui ne sont rien d'autre que des habitudes de pensée.

La philosophie de Peirce trouve son plus grand achèvement dans sa sémiotique, car «l'homme est un signe» écrit-il à la fin de sa vie. Étant donné qu'il n'y a pas de pensée sans signe, étant donné que «l'intelligence est une action finalisée», la théorie sémiotique sert à répondre à la grande question kantienne, ou du moins d'indiquer une direction pour la réponse à cette question : «qu'est-ce que l'homme ?» Pour Peirce, avant énormément d'autres, l'être humain est un animal symbolique. Sa caractéristique propre est l'intelligence, c'est-à-dire l'action réfléchie, où il fait œuvre de lui-même en signifiant. En donnant un sens à sa vie à travers différents univers symboliques, l'être humain accomplit et dépasse sa forme de sujet en devenant créateur et interprète de ses signes et des signes qu'il découvre dans le monde. Il ne peut faire cela que étant donné qu'il est congénitalement un être social et historique. Car la pensée comme la signification sont des processus communautaires et non des processus que le prétendu penseur accomplirait seul «dans sa tête».

Œuvre logique

Peirce a apporté une importante contribution à l'avancement de la logique. Les philosophes H. Putnam et Quine ont reconnu cette importance à de multiples reprises. On considère Peirce comme l'un des pionniers de la logique des relations, à égalité avec Frege. On lui doit aussi une tentative originale de logique graphique, dont l'idée est liée à sa philosophie sémiotique. Son fondement était de poser des règles graphiques qui, même si elles alourdissaient la construction du graphique, favoriseraient par contre l'inférence. Ses travaux ont été repris par différents logiciens (Shin aujourd'hui).

Influences et critiques

On a vu en Peirce un précurseur de Karl Popper. Il a directement inspiré les œuvres de William James et de John Dewey. Plus près de nous, son influence est marquante sur Quine et en particulier sur Hilary Putnam. En sémiotique, son influence est énorme, surtout sur des penseurs comme Umberto Eco et John Deely. Par contre, le pragmatiste relativiste, Richard Rorty, rejette sa métaphysique et son scientisme.

Peirce n'a été reconnu que bien après sa mort. Ses œuvres ne sont facilement accessibles que depuis quelques décennies, et pas en totalité. Son langage parfois obscur, ses nombreux néologismes et ses raccourcis sur diverses questions de logique rendent sa pensée complexe d'accès. L'absence d'œuvre intégratrice et le dynamisme de sa démarche (du nominalisme de sa jeunesse au réalisme communautaire de sa maturité) rendent la compréhension de sa pensée particulièrement ardue. Uniquement un très petite partie de ses écrits a été traduite en français.

Celui qu'on nomme parfois le «Aristote américain» à cause de sa démarche analytique et de son encyclopédisme, n'a pas fini de nous surprendre. Certains manuscrits longtemps ignorés nous permettent désormais de mieux comprendre sa philosophie novatrice, qui restera la première grande contribution, après celles de Ralph Waldo Emerson (1803-1882) et Henry David Thoreau (1817-1862), à l'histoire de la philosophie enracinée, dans sa lettre et dans son esprit, sur le continent américain.

Sources

La version originale de cet article a été rédigée par Raymond Robert Tremblay et publiée dans Encéphi : [1]

Voir aussi

Liens externes

Textes de Peirce en français disponibles en ligne

Bibliographie

Ouvrages de Peirce

  1. Pragmatisme et pragmaticisme, 2002.
  2. Pragmatismes et sciences normatives, 2003.
  3. Écrits logiques, 2006.

Ouvrages et articles sur Peirce



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