Ba Gua Zhang

Le Ba Gua Zhang ??? est la boxe des huit trigrammes. «huit figures de divination».



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Art martial chinois - Art martial interne - Ba Gua Zhang

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  • Le qi gong renforce l'organisme et lui apporte santé, force et longévité quel... Le Ba Gua Zhang est par conséquent lui aussi élaboré sur des principes internes mais... (source : thierryalibert)
Sun Lu-t'ang
Pinyin : Bāguàzhǎng
Wade-Giles : Pa Kua Chang
Aussi : Bāguà Quán
Pa Kua Ch'üan
Bāguà
Pakua

Le Ba Gua Zhang ??? est la boxe des huit trigrammes. «huit (Bā) figures de divination (guà)».

Définition

Le Bagua Zhang est un art martial interne chinois. (sinogrammes : ???, hànyǔ pīnyīn : Bāguàzhǎng) appartient à la famille des arts ou styles dits "internes", nei jia quan. C'est une boxe venant du nord, liée mythologiquement aux montagnes Wudang. Dans cette famille des arts internes à laquelle appartient le Ba Gua Zhang, on trouve aussi, pour ne citer que les plus connus, le Hsing I Ch'uan et le Taiji quan.

Les Bases

Les bases du Bagua s'illustrent par l'observation des phénomènes astronomiques de révolution, de rotation et de pivot. Dans les mouvements de base du Bagua on marche en tournant autour d'un point, comme la terre tourne autour du soleil. La terre effectue simultanément une révolution autour du soleil et une rotation sur elle même. Pour conserver cette image le changement de la paume en Bagua établit le même rapport qu'entre la terre et le soleil.

Recherchant de la décontraction et la fluidité dans le geste (avec une prédilection manifeste pour l'utilisation de l'énergie et un refus de la force physique) comme énormément d'autres styles chinois, le Bagua zhang (ou Pakua chang) se distingue par l'utilisation marquée de la paume de main (c'est-à-dire de la main ouverte, plutôt au poing) et par des déplacement circulaires, des rotations. Comme les autres arts internes, le Ba Gua Zhang est à la fois un art martial fondé sur une stratégie du combat originale (une stratégie du contournement et de l'enroulement), une gestuelle de santé (une thérapeutique énergétique) et une discipline spirituelle fondée sur la répétition du pas glissé, quelquefois nommé "le pas dans la boue" (ba gua tang ni bu, ?????). Comme le Tai Ji Quan ou le Xing Yi Quan, le Ba Gua Zhang ne sert à désigner pas un style unique, mais plutôt une famille d'écoles qui ont des points communs et des différences autant dans les déplacements que dans le positionnement des mains. Citons : l'école Cheng avec sa main du dragon (long zhang), l'école Yin (avec sa main en langue de bœuf, niu she zhang) qui sont les plus représentées. Et même toujours au sein de ces écoles, les différents maîtres qui transmettent actuellement leur art ont manifestement chacun leur saveur propre. Un certain nombre de principes sont cependant accepté par les différentes écoles; ils sont résumés dans un texte anonyme connu sous le titre de Shi yao ba fa, ????, les Dix ordres et les huit principes. En voici une traduction envisageable :

Les principes du Bagua Zhang

??, Shi yao : Les 10 Commandements

??, Ba Fa : Les Huit Principes

Les 3 DING, Tirer

Les 3 KOU, Verrouiller

Les 3 YUAN, Arrondir

Les 3 MIN, Agilité-Rapidité

Les 3 BAO, Preserver

Les 3 CHUI, Descendre

Les 3 QU, Plier

Les 3 TING, Dresser

Extrait de Ba Gua Zhang, Liu Jingru, p. 62-63 et traduit par J. Ravenet dans Transmission Vivante du Ba Gua Zhang (Guy Trédaniel Editeur, 2007)

Généalogies

On considère Dong Hai Chuan, né dans le Hebei (1793-1883), comme le fondateur de ce style, quoiqu'en Chine même, il y a toujours des discussions pour savoir si Dong Hai Chuan employait bien le terme Ba Gua Zhang pour désigner sa gestuelle et ce qu'il enseignait à ses élèves. À tout le moins semble-t-il avoir été le premier à formuler et/ou à répandre les principes d'une gestuelle qui se déclina différemment avec ses disciples. La propagation du Ba Gua Zhang tient manifestement à la personnalité charismatique et mystérieuse d'un homme qui fut en premier lieu un redresseur de torts, puis un repris de justice (il a été émasculé, par punition) avant de rentrer en grâce, finissant par servir à Pékin dans l'armée officielle. Ses principaux élèves n'ont pas non plus manqué de personnalité - pour ne citer que Yin Fu, un homme de cour, et Cheng Ting Hua qui devait mourir héroïquement sous les balles d'un allemand au début du XX°. Actuellement, le grand maître Liu Jing Ru, 8° duan (Dragon d'argent) de la fédération chinoise de Wushu semble bien être la personnalité la plus en vue de ce style (héritier de Luo Xing Wu lui-même élève de Liu Feng Chun qui était à son tour l'un des principaux élèves de Cheng Ting Hua (1848-1900) )  : ancien champion de Chine, ancien entraineur national et auteur d'un ouvrage de référence "Ba Gua Zhang" (Beijing Tiyu Chu ban she, 1999) - traduit en français et commenté par Jérôme Ravenet.

Ces questions de généalogies sont d'une importance principale dans le monde respectant les traditions chinois, comparable à ce que sont pour d'autres les diplômes ou les titres sportifs.

Les généalogies du Wushu sont principalement chinoises jusqu'au dernier tiers du XX° siècle, mais elles s'enrichissent depuis peu de pratiquants non-chinois qui traduisent, enseignent dans leur pays d'origine et affrontent désormais les chinois lors de championnats du monde organisés par l'Iwuf (International Wushu Federation, affiliée au CIO). Un français a même battu le représentant de l'équipe de Chine, Wang De Ming en Octobre 2006 aux deuxièmes World Championships de Zhengzhou - ce qui montre, comme le veut un slogan de l'Iwuf elle-même, que "le Wushu est né en Chine, (mais qu') il appartient au monde entier". Les publications régulières en France ces dernières années, surtout chez Guy Trédaniel éditeur (J. Carmona, Won Tung Ken ou Jérôme Ravenet) montrent la vitalité d'un style de plus en plus représenté dans les compétitions nationales et internationales, recherché par le grand public pour sa dimension à la fois esthétique et thérapeutique. Autre question de généalogie : on avance quelquefois que le créateur de l'Aikido, Maître Morihei Ueshiba aurait étudié le Pakua lors de son périple en Chine et s'en serait inspiré pour le développement ultérieur de sa discipline (une telle affirmation n'enlève cependant rien à son génie créatif propre). L'expert français Georges Charles indique surtout, dans son ouvrage "Hsing I Chuan" (Xingyi quan), que des experts chinois auraient enseigné le Pakua à Maître Ueshiba. Il cite les noms de ces experts fameux et évoque les similitudes entre les deux disciplines. L'argument est-il convaincant ? Quoique l'analyse des gestuelles puisse conforter cette hypothèse, les preuves matérielles (photos, ou même documents écrits) semblent assez maigres; la question a cependant le mérite d'être posée.

Stratégie du combat

L'art du Ba Gua Zhang est fondé sur une stratégie du contournement. Les déplacements circulaires visent à éviter l'affrontement, le face-à-face, c'est-à-dire à esquiver les pièges d'un rapport de force qui jouerait à mon détriment. Il s'agit de se dérober au face-à-face et de passer sur les côtés ou dans le dos de l'adversaire. Les esquives du corps fondés sur ces déplacements se font par frottements des membres supérieurs, plutôt que par chocs. Ce style inclut aussi un travail de frappe, et un travail de projection - en particulier dans la lignée Cheng, puisque Cheng Ting Hua était un spécialiste de Shuai Jiao, la lutte chinoise. Quant au travail de frappe, il est rendu complexe par l'inertie de la force centrifuge. C'est pourquoi le Ba Gua Zhang est fréquemment étudié en synergie avec des styles qui compensent cet inconvénient. Le plus fréquemment, il est étudié en même temps que le Xing Yi Quan, la Boxe de la Forme et de l'Intention. L'un des grands derniers maîtres vivants, Liu Jing Ru, le pratique aussi en synergie avec le Liu He Tang Lang Quan, la Mante Religieuse des Six Harmonies. Ces deux derniers styles appartiennent aussi à la famille interne : mais ce sont des styles linéaires qui permmettent au contraire de travailler en ligne droite, dans l'axe de l'adversaire.

Voir aussi

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