Affect

L'affect correspond à tout état affectif, pénible ou agréable, vague ou qualifié, qu'il se présente sous la forme d'une décharge massive ou d'un état général.



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L'affect correspond à tout état affectif, pénible ou agréable, vague ou qualifié, qu'il se présente sous la forme d'une décharge massive ou d'un état général. L'affect sert à désigner par conséquent un ensemble de mécanismes psychologique qui influencent le comportement. On l'oppose fréquemment à l'intellect.

En philosophie

Article détaillé : philosophie.

En grec pathos, sert à désigner ici les perceptions et les sentiments, seules réalités crédibles selon le scepticisme : Le sceptique donne son assentiment aux affects qui s'imposent à lui à travers une impression ; par exemple, il ne dira pas, tandis qu'il a chaud ou qu'il a froid, «il me semble que je n'ai pas chaud ou que je n'ai pas froid» (Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes - I, 13).

En latin, affectus sert à désigner habituellement un état de l'âme, un sentiment. Selon Spinoza, (Éthique III, définition III), il s'agit plus exactement d'une modification ou un changement ayant lieu dans le corps en même temps que dans le mental (mens), modification par laquelle ma puissance d'agir est augmentée ou diminuée. Ainsi une modification ou affection (affectio) me laissant indifférent n'est par conséquent pas un affect au sens de affectus.

En sciences cognitives

A l'origine des sciences cognitives et surtout en psychologie, le domaine de l'affectivité a fréquemment été opposé à la cognition entendue comme les capacités de raisonnement rationnel. Mais les progrès dans l'étude des comportements humain et animaux ont remis en cause cette dichotomie trop simpliste. Il est en effet apparu que dans bien des cas, les processus affectifs contribuaient de façon positive à l'adaptation de l'individu à son milieu et faisaient par conséquent partie intégrante de sa cognition. On est par conséquent venu à parler d'une cognition chaude qui repose à la fois sur la pensée rationnelle et sur les processus émotionnels en l'opposant à la cognition froide qui inspira les premiers travaux en intelligence artificielle, basées sur la métaphore du cerveau-ordinateur qui cherchait à modéliser la pensée humaine comme le résultat d'un pur calcul rationnel, l'affect n'étant vu que comme un dysfonctionnement de ce dispositif.

Article détaillé : cognition.

A la fin du XXe siècle, au sein des sciences cognitives, on a vu émerger un nouveau champ scientifique baptisé les sciences affectives dont l'objectif affiché est de comprendre à la fois les mécanismes sous-jacents à l'affect mais également comment l'affect et les émotions contribuent au comportement ainsi qu'à la pensée.

En psychanalyse

Article détaillé : psychanalyse.

Pour Sigmund Freud, la pulsion se divise en affect et en représentation :

Plus exactement, l'affect et la représentation sont deux représentants psychiques de la pulsion : cette dernière, tout autant somatique, s'exprime dans les deux domaines de l'affect et de la représentation. La pulsion ne saurait par conséquent être réduite à l'affect, de même que l'affect ne peut en tout état de cause être compris comme synonyme d'émotion.

Quant aux destins de l'affect, lié à une représentation, mentionnons simplement la possibilité d'une isolation et d'un déplacement, mécanismes défensifs révélateurs du fonctionnement psychique normal.

Freud introduit aussi la notion de quantum d'affect (Affektbetrag) comme une notion énergétique permettant à l'affect de s'exprimer à nous de manière sensible. Il y a d'un côté l'énergie psychique, s'écoulant en respectant des lois, et d'autre l'affect, qui est expression qualitative de cette quantité. Les principes énergétiques dépassent cet article (voir principe de plaisir).

Il est cependant important de noter ici l'idée d'une traduction : si la pulsion est aussi inscrite dans le corps, l'affect la traduit. Il exprime une certaine poussée, et l'affect aura en commun d'exprimer un manque, ou encore un sentiment d'étrangeté.

Le cas de la culpabilité inconsciente amène Freud à se poser la question d'un affect inconscient. La théorie voudrait que la culpabilité soit l'expression consciente, qualitative, d'une poussée, pulsion de mort visant le sujet, le punissant. Néenmoins il existe une culpabilité ignorée du sujet, et Freud doit se résoudre à ne pas trancher le problème.

Il est dit que André Green soit l'homme de l'affect à partir du traumatisme à deux temps de la Théorie de la séduction découverte et abandonnée par Freud pour être occultée pendant bien 70 ans.

Voir aussi

Bibliographie

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"Selon Freud, " la pulsion"

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